18 Jul, 2006
par Julien Hermetet

Après un mois de juin difficile – pour ne pas dire morose – en termes d’audience, France Télévisions commence à se refaire une santé avec le Tour de France qui se déroule du 1er au 23 juillet 2006. Le groupe a en effet subi de plein fouet la désertion de ses chaînes pour cause de Coupe du Monde de football. Il a ensuite été en concurrence frontale avec les chaînes privées couvrant l’événement – TF1/Eurosport, M6 et Canal Plus – lors de la première semaine du Tour. L’audience s’en est ressentie puisqu’elle était en retrait de près de 14% par rapport à 2005. La semaine suivante, les téléspectateurs ont retrouvé le chemin de France Télévisions puisqu’ils étaient quotidiennement plus de 3,8 M (41,8 % de part de marché). Le 13 juillet, 5,8 M de téléspectateurs (49% de PDM) étaient devant leur poste pour suivre la prestigieuse étape de montagne des Pyrénées.
Globalement, les audiences devraient être en deçà des chiffres prévus, et ce pour plusieurs raisons. La pénurie de coureurs “stars” du peloton pour cause de retraite tel que Armstrong ou de présomption de dopage – Ullrich et Basso, pour ne citer qu’eux – joue clairement un rôle dans l’attrait moindre que revêt le Tour cette année. Ce moindre intérêt se fait notamment sentir pour les chaînes étrangères, notamment allemandes et américaines, qui enregistrent des scores moitié moindres. Pour s’intéresser au spectacle sportif, il est vrai qu’une grande partie des téléspectateurs a besoin de cyclistes déjà reconnus et médiatisés, autrement dit de “produits d’appel”.
Et vous, que pensez-vous de ce Tour de France avec une course plutôt « ouverte » ? En termes d’audience, est-ce plutôt une opportunité ou un handicap ?
Le Blog du marketing sportif
Et bientôt : Tour de France, épisode 2 : le web s’échappe
24 Jun, 2006
par Julien Hermetet
Les deux chaînes hertziennes qui possèdent les droits du Mondial allemand – TF1 et M6 – enchaînent depuis quelques jours les records d’audience. TF1, qui retransmet les 24 meilleurs matches de la compétition, a recueilli les meilleures audiences : plus de 14 millions de téléspectateurs (73% de part d’audience) pour le premier match des Bleus, France-Suisse. Pour France-Togo, match décisif pour les huitièmes de finale, plus de 18 millions de téléspectateurs (70% de part d’audience) étaient devant leur poste. Avec Angleterre-Trinité et Tobago et Brésil-Croatie, M6 a respectivement rassemblé 4,1 (PDA : 31,1 %) et 6,3 millions de téléspectateurs (PDA : 26,2%).
La rentabilité de l’événement
La Coupe du Monde permet aux deux chaînes privées de réaliser leurs meilleurs scores de l’année. Au niveau de la rentabilité, l’opération « Coupe du Monde » sera de toute manière déficitaire pour TF1. En effet, les recettes publicitaires maximales (75 M €) ne combleront pas le montant des droits de diffusion. Cependant, le groupe se doit d’être présent sur ce type d’événement populaire et correspondant parfaitement à sa cible large et familiale. Au premier abord, M6 dispose d’un avantage par rapport à TF1. La chaîne n’est pas dépendante du parcours de l’Equipe de France. Mais à bien y regarder, tous les programmes sont plus ou moins tributaires des Bleus car ces derniers apportent un intérêt certain à l’ensemble de la compétition.
Et vous, quel est votre avis ?
Le Blog du marketing sportif
7 Apr, 2006
par Julien Hermetet
La Fédération Française de Football (FFF) a annoncé hier les résultats des appels d’offre portant sur l’attribution des droits TV pour l’Equipe de France et la Coupe de France pour la période 2006-2010. A raison de 45 M€ par saison, le groupe TF1 conserve les droits de retransmission des matches des Bleus, c’est à dire les matches amicaux et les matches de qualification — les matches de Coupe du Monde et du Championnat d’Europe étant respectivement gérés par la FIFA et l’UEFA. Les droits télévisés pour la Coupe de France ont, quant à eux, été remportés par le groupement France Télévisions/Eurosport France pour 15 M€ par an.
Souhaitant devenir une chaîne véritablement généraliste, M6 doit proposer une offre sportive à ses téléspectateurs. En témoigne la diffusion de 31 matches de la prochaine Coupe du Monde de Football en Allemagne (voir article : M6 construit sa crédibilité dans le football). Candidate à l’obtention des droits de l’Equipe de France, la chaîne a certes reçu la meilleure note qualitative mais n’a pu lutté face à l’offre financière de TF1. Pour la première chaîne française, les Bleus sont un formidable produit d’appel qui lui permet d’attirer un public large et familial. De plus, le football est l’un des seuls sports composant l’offre sportive de TF1 avec les sports mécaniques et la voile. En fait, l’Equipe de France est à TF1 ce qu’est la Ligue 1 à Canal+ : un produit qu’il faut à tout prix en vitrine. De là en découlent des enchères qui profitent aux ligues et aux clubs. A ce sujet, le Président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, souligne que “le montant des droits (…) augmentera d’environ 50% par rapport à ceux qu’elle reçoit aujourd’hui : 60 M€ au lieu de 40″.
A l’heure où la Ligue 1 perd en crédibilité et cherche à devenir plus attractive, peut-on considérer cette hausse des droits TV comme un “signal encourageant pour le football national” ?
Le Blog du marketing sportif
27 Feb, 2006
par Julien Hermetet
D’après une étude de l’institut Nielsen/NetRatings, le site Internet NBCOlympics.com a dominé celui d’American Idol, IdolOnFox.com en termes de traffic début février : 2,3 million de visiteurs uniques contre 509.000.
Aux Etats-Unis, American Idol — version américaine de la Nouvelle Star diffusée sur M6 — est le show numéro 1 en termes d’audience TV et distribué par la chaîne Fox. Le réseau NBC a, quant à lui, acheté les droits des Jeux Olympiques de Turin 2006.
Pour Jon Gibs, Manager Medias de l’institut, “NBCOlympics.com a joué intelligemment en offrant à ses internautes la possibilité de préparer leur expérience télévisuelle à travers des options interactives et des résumés vidéos qu’ils peuvent consulter en fonction de leur temps.”
Alors que les JO de Turin ont déjà fait l’objet d’un article sur la bataille des (nouveaux) médias, on voit bien que, Outre-Atlantique, les deux médias — la télévision et Internet — sont largement complémentaires en termes d’audience. La concurrence frontale de ces médias ne fait a priori pas partie du débat. En revanche, il s’agit d’anticiper le nouvel arbitrage TV/nouveaux médias, de voir quelles complémentarités sont possibles avec la téléphonie mobile, la TV interactive, le Broadband… et de définir les nouveaux usages. Vaste programme…
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