Le BNP Paribas Masters fait sa révolution

BNP Paribas Masters

Le tournoi BNP Paribas Masters qui se déroule du 28 octobre au 4 novembre 2007 au Palais Omnisports de Paris-Bercy a mis en place un certain nombre d’innovations destinées à faire de ce rendez-vous des amateurs de tennis un véritable show accessible à tous.

Afin de corriger les carences de la précendente édition (voir l’article Le Masters de Paris-Bercy met en évidence les carences marketing de l’ATP, 7 novembre 2006), tous les acteurs ont été sollicités : instance digireante mondiale, Fédération Française de tennis, organisateurs du tournoi et parrain du tournoi.

Un contexte tendu impliquant un repositionnement du tournoi

La réflexion sur l’évolution de ce tournoi s’est inscrite dans un contexte de réforme. Pour Christian Bîmes, Président de la FFT : “Le BNP Paribas Masters est à l’aube d’une transformation générale qui découle de l’évolution même du circuit professionnel.” Anticipant ces réformes qui interviendront en 2009, le tournoi veut donc confirmer son statut de tournoi “Masters” qui lui assure la présence des meilleurs mondiaux.

Pourtant, le tournoi possède un handicap de taille. Mal placé dans le calendrier car en fin de saison, il est souvent délaissé par les joueurs du Top 5 qui préfèrent finaliser leur préparation pour la Masters Cup. Placé pendant les vacances de la Toussaint, il est également boudé par les spectateurs. Si les chiffres annoncés sont de l’ordre de 100.000 spectateurs sur la semaine lors des précédentes éditions, la distribution d’invitations a permis de gonfler artificiellement la fréquentation.

Enfin, dans ce contexte de “révolution” du tournoi, le partenaire-titre BNP Paribas, parrain mondial du tennis sous toutes ses formes (professionnel, associatif, caritatif) a également joué un rôle important de par ses exigences marketing.

De l’événement sportif au sport spectacle…

Pour cette 22è édition, les organisateurs ont mis un point d’honneur à satisfaire les desiderata des joueurs. La surface a été revue et correspond notamment à celle de la Masters Cup. L’aspect financier n’a pas été oublié : un “super bonus” de 3 millions de dollars sera réparti en les quatre premiers de la Race en fin de saison à condition d’avoir participer à huit Masters Séries sur les neuf au total, dont Madrid et Paris. Cette année, l’intérêt sportif est plus que présent avec Federer, Nadal et Djokovic au coude à coude dans la Race. La plupart des joueurs devraient donc être présents à Paris-Bercy.

Pour le public, l’organisation et les partenaires innovent en écrant le “Sunday Start”. Animé par BNP Paribas, cet événement est l’occasion d’animations inédites. Ainsi, les deux matches du jour seront suivis d’un set du DJ David Guetta sur le Central. A l’instar d’un concert des Rolling Stones à la mi-temps du Superbowl ou d’animations spectaculaires lors de matches NBA. Faisant de l’aspect sportif un élément parmi d’autres, le tournoi se positionne désormais comme un produit de divertissement. Ce qui lui permet notamment de toucher une nouvelle cible, plus jeune et pas forcément pratiquante. Avec le Sunday Start et David Guetta, BNP Paribas a l’assurance de proposer un spectacle pertinent à sa cible. Le groupe bancaire a donc monté une opérations spéciale offrant plusieurs milliers d’invitations aux 18-25 ans. Pour la Fédération, cette opération est également un bon moyen de réconcilier les jeunes avec le tennis en club.
Il est à noter que le concept de Sunday Start n’est pas nouveau. Progressivement mis en place dans les tournois du Grand Chelem, il permet d’ajouter un jour à la durée traditionnelle de 14 jours. Ce qui signifie des recettes supplémentaires — droits TV, billetterie et merchandising –, a fortiori un dimanche. En ce qui la billetterie, le BNP Paribas Masters a musclé son offre en proposant plusieurs packages et différents niveaux de prix, ainsi qu’un nouveau canal de vente avec Tennis Billet. Les entreprises, notamment les PME, ont été démarchées par des commerciaux pour leurs opérations de relations publiques. Côté diffusion, Canal + retransmettra l’événement en quasi-intégralité sur ses chaînes.

Comment estimer et mesurer la réussite du BNPPM ? Le Directeur du Tournoi, Jean-François Caujolle, explique : “Nous nous attacherons moins au chiffre de fréquentation qu’au retour que nous aurons des joueurs, des fans et des partenaires à l’issue de cette édition.”

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Le rôle et l’avenir des fédérations remis en question : le cas du tennis

 

Fédération Française de Tennis

Sur fond de polémiques et autres anecdotes, la Fédération Française de Tennis est à ce jour l’objet de nombreuses critiques et remarques remettant en cause son fonctionnement et sa méthode. Comment cette institution, si longuement perçue comme la meilleure école pour former les champions de demain, se retrouve sur le banc des accusés au point d’en perdre peu à peu sa crédibilité ? Doit-on y voir la fin d’une « école » et un lien avec le départ de certains champions ou cadres fédéraux vers d’autres structures ?

Bref, autant de questions qui poussent au débat et à l’analyse….

Le système fédéral français est, depuis de très nombreuses années, reconnu comme l’un des meilleurs systèmes de formation au monde. Et pour cause, depuis Yannick Noah en 1983, la France n’est effectivement pas en reste avec de très bons résultats, démontrant ainsi sa capacité à accompagner joueurs et joueuses dans leurs évolutions et notamment dans la délicate transition « juniors - pro ». De Sébastien Grosjean, champion de France minimes en 1995 puis Champion du monde Juniors à Richard Gasquet, aujourd’hui installé (et pour longtemps) parmi l’Elite du tennis mondial, en passant par Paul-Henri Matthieu ou Amélie Mauresmo, Championne du monde en 1996 et numéro 1 mondiale l’année passée, la FFT n’a pas gâchée ses « petits diamants ». De plus, en comparaison avec d’autres fédérations nationales où l’organisation est jugée complexe, les installations inadaptées… la France apparaît bien lotie. Dés lors, la voie fédérale a longtemps été perçue comme le (seul) chemin menant à la réussite, grâce à un encadrement de professionnels, de structures sans équivalence à l’époque…Mais celle-ci semble remise en question peu à peu…

L’avènement des structures privées…

En effet, d’une part on aperçoit l’avènement de structures privées, telles que Team Lagardère ou l’Academy éponyme de Patrick Mouratoglou, dotées de moyens impressionnants (staff, infrastructures de pointe) et invoquant une nouvelle « façon de pensée », de « travailler ». Outre le fonctionnement, chacune développe à sa manière une philosophie et un positionnement différent qui petit à petit semble faire de l’ombre au système fédéral, jugé si exemplaire dans le passé…A ce jour, cette mise en concurrence est vue différemment selon les regards…et certaines questions subsistent. Doit-on y voir une complémentarité ou à l’inverse une concurrence mettant en péril un monopole trop longtemps esseulé ?

Cette concurrence s’accompagne également du départ progressif mais massif, d’un grand nombre de joueurs ou cadres phares de la FFT vers des structures privées. Il y est tentant de trouver dans ce mouvement un lien avec le développement des structures privées mais les raisons restent multiples….et contestées.

Une autre approche….

D’autre part, la FFT se heurte de plus en plus à la méfiance des joueurs ou joueuses et de leur environnement. Autrement dit, le système fédéral apparaît comme une école de formation au fonctionnement « stéréotypé », incapable de sortir de ses principes, méthodes de formation ou critères de sélection. Tout d’abord, les joueurs bénéficiant d’aides fédérales ou de bourses ne sont plus « légions » par rapport aux années passées. De plus, ils semblent être retenus sur des critères établis et fixes tels que les résultats ou le classement Français…autrement dit, rien de tel pour apposer un peu plus de pression sur les jeunes joueurs.

« Mon fils n’est plus à ce jour retenu à la ligue régionale et ne bénéficie de plus aucune aide. Ayant été blessé durant quelques mois l’année passée, il n’a pu jouer en tournois. Son nouveau classement n’a donc pas évolué et dés lors, la ligue n’a pas souhaité poursuivre…. ».

Il semble donc que outre la prise en compte des résultats ou classement, la Fédération n’attache pas l’importance qu’elle mérite, à la personnalité du joueur telle que sa confiance en soi, sa maturité, son environnement familial. En effet, combien de joueurs, parmi les meilleurs de leurs catégories d’âge et encadrés par la fédération n’ont pas donné suite ou ont arrêté totalement le tennis (certains devant la pression devenue trop forte) ?

Ensuite, la sélection des meilleur(e)s est établie selon une méthode et des principes qui s’ils ont fait leurs preuves par le passé, semblent caduques aujourd’hui Un nombre maximum de joueurs est soumis au même entraînement, très difficile a supporter tant sur le plan physique que mental et seul les plus résistants survivent. Ce sont souvent les plus forts les plus talentueux, les caractères les plus forts et les plus durs qui s’en sortent. Cette sélection naturelle semble aujourd’hui contestée, de part son absence de méthode. En effet, chaque enfant est différent, de par ses motivations, sa personnalité, ses objectifs, d’où la nécessité d’établir auprès de chacun un projet personnalisé, intégrant toutes les parties prenantes à l’environnement de l’enfant

Par exemple, Patrick Mouratoglou développe, au sein de son Academy une méthode très personnelle, s’appuyant sur des fondements et une philosophie précise. A contrario du système fédéral, celle-ci ne vise qu’à sélectionner qu’un nombre très restreint de joueurs talentueux (jugés sur des critères précis) et faire du « sur mesure » pour chacun, garantissant ainsi un taux d’échec infiniment faible. Marcos Baghdatis en est le premier ambassadeur….

Enfin et autre facteur non négligeable : l’environnement familial. La fédération tend à laisser les parents sur « le banc » lors de la formation du joueur, là ou l’environnement est primordial à son bon équilibre et au bon cheminement de son évolution. Un manque d’ouverture liée à un esprit trop fermé? Le projet d’intégrer l’élite professionnelle s’inscrit sur le long terme et nécessite l’implication de la famille, au même titre que celle des entraîneurs et autres spécialistes, mais à des niveaux différents. Dés lors, le joueur et avant tout enfant ou adolescent bénéficiera de l’environnement et des conditions optimales à la réussite. L’exemple de Richard Williams, père de Venus et Serena est probant tant il reste la seule personne ayant amené ses deux filles à la place de numéro 1 et numéro 2 mondiales. Un résultat exceptionnel mais qui à pris naissance très tôt….Autre exemple, trop longtemps contesté : Marion Bartoli et son père Walter….

« Le problème c’est que la Fédération française est une fédération qui ne veut pas que les parents soient entraîneurs de leurs enfants. C’est ça qui les gêne en partie. Et Patrick Mouratoglou est quelqu’un qui trouve au contraire très bien que les parents soient au bord du terrain à encourager leurs enfants. Elle est là la différence. C’est que Patrick ne te met pas des bâtons dans les roues. Il t’accueille, il respecte d’où tu viens, il respecte ce que tu as déjà fait pour en arriver là. La Fédé, elle va te dire « Pousse-toi de là. Tu ne fais pas partie de notre clan » Aravane Rezai

Quelle issue possible pour l’avenir…..?

Restons positif et ne dressons pas un tableau noir aussi facilement. Aujourd’hui, la FFT semble démontrer ses limites qui remettent en cause son fonctionnement sans pour autant la décrédibiliser. Si la fédération reste à ce jour une institution appréciée et reconnue de tous, il semble primordial, pour son avenir, qu’elle puisse faire preuve d’ouverture d’esprit dans sa politique de formation et de recrutement. Dès lors, l’idéal d’une complémentarité avec les structures sera envisageable….

Avant tout, il convient de ne pas oublier que chacun est différent, de par sa personnalité, ses motivations, ses objectifs et sa progression et que par conséquent aucun système n’est meilleur que celui proposant un projet établi « sur mesure », en collaboration avec chaque partie prenante au projet de l’enfant (coachs, préparateurs physiques, famille, études…). Si ces systèmes de formation poursuivent le même objectif final, à savoir, amener tel joueur ou joueuse au sommet de la hiérarchie mondiale, il va de soi que le plus important reste donc de fournir un environnement optimal autour du joueur. D’où l’importance pour chaque partie (coachs, joueur, parents, préparateurs physiques…) d’être impliquée différemment mais conjointement au service du joueur.

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Tour de France, épisode 1 : les audiences de France Télévisions

Tour de France 2006

Après un mois de juin difficile – pour ne pas dire morose – en termes d’audience, France Télévisions commence à se refaire une santé avec le Tour de France qui se déroule du 1er au 23 juillet 2006. Le groupe a en effet subi de plein fouet la désertion de ses chaînes pour cause de Coupe du Monde de football. Il a ensuite été en concurrence frontale avec les chaînes privées couvrant l’événement – TF1/Eurosport, M6 et Canal Plus – lors de la première semaine du Tour. L’audience s’en est ressentie puisqu’elle était en retrait de près de 14% par rapport à 2005. La semaine suivante, les téléspectateurs ont retrouvé le chemin de France Télévisions puisqu’ils étaient quotidiennement plus de 3,8 M (41,8 % de part de marché). Le 13 juillet, 5,8 M de téléspectateurs (49% de PDM) étaient devant leur poste pour suivre la prestigieuse étape de montagne des Pyrénées.

Globalement, les audiences devraient être en deçà des chiffres prévus, et ce pour plusieurs raisons. La pénurie de coureurs “stars” du peloton pour cause de retraite tel que Armstrong ou de présomption de dopage – Ullrich et Basso, pour ne citer qu’eux – joue clairement un rôle dans l’attrait moindre que revêt le Tour cette année. Ce moindre intérêt se fait notamment sentir pour les chaînes étrangères, notamment allemandes et américaines, qui enregistrent des scores moitié moindres. Pour s’intéresser au spectacle sportif, il est vrai qu’une grande partie des téléspectateurs a besoin de cyclistes déjà reconnus et médiatisés, autrement dit de “produits d’appel”.

Et vous, que pensez-vous de ce Tour de France avec une course plutôt « ouverte » ? En termes d’audience, est-ce plutôt une opportunité ou un handicap ?

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Et bientôt : Tour de France, épisode 2 : le web s’échappe

20 ans pour les Internationaux de Strasbourg !

Affiche 2006 Les Internationaux de Strasbourg, deuxième tournoi WTA en France, fêteront leurs 20 ans cette année, du 20 au 27 mai 2006. A cette occasion, les organisateurs mettront les petits plats dans les grands. Ainsi, en plus de la récompense financière, la gagnante se verra remettre un cabriolet Mazda MX5. Le prize money est de 175.000 dollars pour un budget d’1 million d’euros. Côté spectateurs, un certain nombre d’animations seront mises en place afin de créer une atmosphère encore plus festive.

A un peu plus d’un mois du vingtième anniversaire, faisons le point sur les différents aspects de l’organisation avec Pierre Staller, le Directeur du Tournoi :

Médias et communication

Après la dominante bleue l’an passé, l’affiche vire au rose en 2006. Pourquoi ? Plus de visibilité ?

“C’est une couleur qui accroche l’oeil et qui est tendance.”

Le partenariat avec l’afficheur Viacom se poursuit. Quels développements ? Plus de 4×3 sur Strasbourg que l’an passé ?

“Oui, nous disposerons d’un plus grand nombre de 4×3 sur la grande agglomération de Strasbourg et à Saverne (question de disponibilité des panneaux). Egalement plus de panneaux abribus sur Strasbourg.”

Le tournoi est retransmis en direct sur la chaîne du câble Paris Premiere et en Europe, et en différé à l’international. En termes de retransmission TV au niveau régional, l’évolution du différend avec France 3 Alsace est-il réglé ?

“Non, en revanche, nous aurons une diffusion en direct (1/2 finale et finale) sur la nouvelle chaîne alsatienne Alsatic TV où les IS servent au lancement de la chaîne.”

L’an dernier, le tournoi avait fait appel à la société RBS pour le Live Score sur le site Internet. Cette année, est-ce Sony Ericsson, le partenaire titre du WTA Tour, qui prendra en charge les opérations ?

“Oui, le Live-Scoring est géré directement au sortir des “palms” (Sony Ericsson) des arbitres et mis en place par l’afficheur électronique Scortenn. Il comprend une fenêtre qui contient le Live Score sur les 3 courts de compétition, les statistiques du court central, les tableaux du tournoi avec leur progression et la programmation des jours et enfin, tout les actualités sportives de l’événement.
En plus, sur le central, l’écran de score sera un écran vidéo qui permettra de passer des clips vidéo de partenaires pendant les changements de côté et des ralentis de matches pendant les jours où Alsatic émet en direct.”

Le sponsoring et les relations publiques : en hausse

Comment se présentent l’évolution des partenariats ? Quelles prestations sont les plus populaires ?

“L’objectif d’un accroissement de quelques 30% en valeur sera certainement atteint, surtout en prestations RP.
L’augmentation des recettes sponsoring se fait par les RP. De nouveaux produits, plus petits, ont été mis sur le marché, surtout autour de l’offre “siège numéroté + open bar + cocktail ou repas”. C’est un produit qui attire les petites entreprises mettant ainsi le pied aux IS, petites entreprises dont leur nombre est susceptible d’être étendu pour le futur.
Une nouvelle demande se fait sentir pour de la visibilité où certaines entreprises (notamment les AGF) ont fait des IS une priorité pour la communication de notoriété et leur image.”

La billetterie : constat et actions

On fait le constat que la vente de billets représente une part minime des recettes (5%). Quelles actions ont été mises en place pour endiguer le phénomène ?

“C’est effectivement un chantier important en 2006 : plusieurs offres ont été faites pour les clubs de tennis (bon retour jusqu’à présent, nous espérons environ 50 clubs); pour les comités d’entreprise, nous utilisons un relationnel existant fort de Fox Event qui connait personnellement les responsables de comités d’entreprise. Pour l’instant, nous avons environ 15 CE qui ont signalé leur demande. En termes de tarif, nous offrons une 2è place gratuite pour tout billet plein tarif acheté.
Nous avons fait des propositions similaires pour les étudiants en utilisant le journal de la MGEL, du cinéma UGC Strasbourg et du fichier de l’UCPA Strasbourg. Nous serons attentifs aux retours.”

Le site officiel du tournoi propose désormais un service de vente en ligne. Quels sont les objectifs en termes de vente ? Quel est le coût de l’infrastructure ?

“Ce sera une nouveauté 2006, je n’ai pas d’objectif, mais, compte tenu du nombre de visiteurs sur le site, il faudrait que nous dépassions la prévente 2005.
Concernant le coût de l’infrastructure, il est de 180 € pour l’installation sur le site et d’une commission sur la valeur de la vente (1,5%).”

La restauration sur place : à redéfinir

En 2005, un espace de restauration rapide dit “châpiteau Météor” (NDLR : Météor est la bière officielle du tournoi) avait été initié. Quels enseignements en ont été tirés ? L’opération est-elle reconduite cette année ?

“Le chapiteau Météor n’a pas fonctionné comme on l’espérait et ne sera pas reconduit. Une restauration rapide est mise en place par un partenaire, donc à voir.”

Les “20 ans” du tournoi

Le Cabriolet Mazda MX5 est un vrai “coup médiatique” à l’instar des tournois allemands et luxembourgeois. Comment l’idée est-elle venue ? Est-ce un avantage décisif vis à vis du concurrent Istanbul ?

“C’est le transporteur qui en a eu l’idée. L’attrait sur les joueuses est assez nul, par contre, pour l’image du 20è anniversaire, c’est très fort.
Non, ce n’est pas un avantage décisif. Istanbul a le soutien de sponsors prêt à “acheter” des joueuses, une philosophie que nous n’avons pas.”

A noter également parmi les animations 2006 le retour du Roland Garros Virtual Tour qui a attiré “plus de 600 jeunes en 2005″, animation mise en place par BNP Paribas et Playstation.

Au final, c’est dans une ambiance très festive que le tournoi fêtera son 20è anniversaire — gage de pérennité — et pourra envisager avec une relative sérennité son développement.

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Le p’tit + : parallèlement à mon stage au sein de l’organisation du tournoi 2005, j’ai réalisé un mémoire de fin d’études intitulé “Marketing relationnel et événementiel sportif : le cas des Internationaux de Strasbourg”.

Droits TV : TF1 conserve les Bleus

tf1La Fédération Française de Football (FFF) a annoncé hier les résultats des appels d’offre portant sur l’attribution des droits TV pour l’Equipe de France et la Coupe de France pour la période 2006-2010. A raison de 45 M€ par saison, le groupe TF1 conserve les droits de retransmission des matches des Bleus, c’est à dire les matches amicaux et les matches de qualification — les matches de Coupe du Monde et du Championnat d’Europe étant respectivement gérés par la FIFA et l’UEFA. Les droits télévisés pour la Coupe de France ont, quant à eux, été remportés par le groupement France Télévisions/Eurosport France pour 15 M€ par an.

Souhaitant devenir une chaîne véritablement généraliste, M6 doit proposer une offre sportive à ses téléspectateurs. En témoigne la diffusion de 31 matches de la prochaine Coupe du Monde de Football en Allemagne (voir article : M6 construit sa crédibilité dans le football). Candidate à l’obtention des droits de l’Equipe de France, la chaîne a certes reçu la meilleure note qualitative mais n’a pu lutté face à l’offre financière de TF1. Pour la première chaîne française, les Bleus sont un formidable produit d’appel qui lui permet d’attirer un public large et familial. De plus, le football est l’un des seuls sports composant l’offre sportive de TF1 avec les sports mécaniques et la voile. En fait, l’Equipe de France est à TF1 ce qu’est la Ligue 1 à Canal+ : un produit qu’il faut à tout prix en vitrine. De là en découlent des enchères qui profitent aux ligues et aux clubs. A ce sujet, le Président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, souligne que “le montant des droits (…) augmentera d’environ 50% par rapport à ceux qu’elle reçoit aujourd’hui : 60 M€ au lieu de 40″.

A l’heure où la Ligue 1 perd en crédibilité et cherche à devenir plus attractive, peut-on considérer cette hausse des droits TV comme un “signal encourageant pour le football national” ?

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Comment rendre la Ligue 1 plus spectaculaire ?

Photo Jacques DemarthonL’ancien sélectionneur national Michel Hidalgo a récemment remis un rapport à la Ligue Professionnelle de Football (LFP) afin de relancer l’attractivité du Championnat. Il faut dire que le constat est relativement inquiétant : la moyenne de buts marqués par rencontre en Ligue 1 est la plus faible des Championnats européens majeurs avec 1,97 but. De plus, notre Championnat manque cruellement de buteurs qui… marquent ! Actuellement, les 5 meilleurs goleadors français totalisent 56 buts alors qu’en Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie, on atteint respectivement 66, 80, 71 et 87 buts. Le buteur serait-elle une espèce en voie de disparition en France ? La départ de joueurs tels que Cissé ou Drogba hors de nos frontières pénalise évidemment les vélléités offensives des clubs et l’intérêt global d’une rencontre. Je ne parlerai pas ici de l’exode des jeunes footballeurs formés dans les clubs français, ni des différences structurelles de moyens financiers entre les clubs français et européens, ni des moyens qui pourraient les gommer — l’option boursière souvent évoquée n’est certainement pas la panacée ; le caractère aléatoire du sport devant être pris en compte, une diversification des revenus doit être mise en place.

Parallèlement à la crise du but, il y a la crise du jeu. On parle généralement de catenaccio pour évoquer la défense italienne. Pourtant, ce jeu assez fermé pourrait plutôt s’appliquer à la Ligue 1 où l’objectif est souvent de défendre et de ne pas prendre de buts. Cette frilosité s’explique à la fois par la pression des dirigeants de clubs mais également par la situation précaire des entraîneurs — engagés en CPE ? — qui préférent ne pas perdre un match à défaut de prendre des risques démesurés pour l’emporter ; l’homogénéité des clubs — favorisant naturellement des matches équilibrés — étant ici un facteur aggravant.

Afin d’anticiper une désertion des stades et une baisse des audiences TV, de relancer l’intérêt du Championnat et de favoriser le spectacle, Michel Hidalgo a donc fait 6 propositions en insistant notamment sur l’obligation d’un changement d’état d’esprit : “Condamnons le 0-0″, “Il faut inculquer une vraie culture de la gagne.” Réunis en séminaire, 3 formules ont eu les faveurs des présidents de clubs pour réformer le barème des points. Le point commun de ces formules est de récompenser les clubs qui marquent des buts, fussent-ils gagnants ou perdants, et donc d’améliorer le spectacle.

Le football étant un spectacle comme un autre, les règles du jeu doivent évoluer — comme le font les autres sports — pour favoriser sa médiatisation et son caractère spectaculaire. Pour raccourcir la durée des matches et les rendre plus attractifs, le tennis a ainsi mis en place le tie-break et évolue encore aujourd’hui avec les expérimentations en double (tie-break à 5 jeux partout et suppression de l’avantage après 40 A). En Formule 1, de nouvelles règles sont (trop ?) régulièrement adoptées pour garantir le suspense et l’intérêt pour le Championnat, avec plus ou moins de succès. Plus récemment, le rugby a mis en place un système de bonus avec notamment 1 point de plus pour 4 essais et plus (gagnant et perdant).

Sans remettre en cause le travail de Michel Hidalgo et l’intéressant débat qu’il suscite, il serait intéressant de voir les règles déjà établies respectées sur le terrain. Les tirages de maillot dans la surface de réparation sont rarement sanctionnés par les arbitres, ce qui pénalise les attaquants. De plus, n’y a-t-il pas un certain laxisme dans les sanctions — surtout si l’on compare avec les matches UEFA — ? Enfin, un spectacle d’un certain niveau est possible si certaines conditions sont réunies. La météo actuelle montre à l’évidence qu’il existe un réel problème quant à la qualité des terrains et plus généralement quant à l’organisation d’un calendrier déjà surchargé.

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La Ligue 1 perd en intérêt et en crédibilité

Suite à l’affaire PSG - Marseille et au boycott du match par ce dernier — avec pour conséquences la venue de l’équipe de réserve au Parc des Princes et l’absence des supporters marseillais –, le traditionnel Clasico de la Ligue 1 a viré à la mascarade. Arguant que la sécurité n’était pas assurée pour ses supporters, le président de l’Olympique de Marseille, Pape Diouf, a décidé de ne pas envoyer son équipe première. Pas de Barthez, ni de Ribéry à l’horizon, mais des “minots”, ces jeunes marseillais du centre de formation.

Dans cette situation ubuesque, deux acteurs sont principalement lésés : tout d’abord, le public et les téléspectateurs – français ou étrangers — qui attendaient avec impatience un des matches-phare de la saison. Au lieu de cela, ils ont pu assister à match de Coupe, relativement inintéressant.
Le deuxième acteur pris en otage dans cette affaire est le diffuseur Canal+. Le directeur des sports, Alexandre Bompard, parle de “préjudice majeur pour le groupe Canal+” et veut “obtenir réparation”. Il est vrai que ce non-match dévalorise largement les droits TV acquis au prix fort par le groupe (600 M€ pour 3 saisons).

La Ligue 1, qui, par rapport aux autres championnats européens, est déjà en manque de stars et de buts pour des causes diverses et variées, n’avait pas besoin d’un épisode comme celui-là. Dans un contexte où la Ligue de football professionnel veut rendre son produit plus attractif en favorisant notamment le spectacle et donc le nombre de buts, les propositions de Michel Hidalgo devraient trouver un écho favorable.

Ce mauvais remake PSG/OM est d’autant plus visible que, dans le même temps, la rencontre Stade Français/Biarritz Olympique fêtait le rugby au Stade de France avec un triple succès à la clé : médiatique, sportif et populaire.

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