Le Masters de Paris-Bercy met en évidence les carences marketing de l’ATP

Davydendo, vainqueur du Masters de Paris Bercy

Ce devait être le rendez-vous du tennis mondial, ce fut un anniversaire raté. Le Masters Series de Paris-Bercy dont l’édition, qui se déroulait du 28 octobre au 5 novembre, fêtait ses 20 ans n’a pas tenu ses promesses pourtant permises de par son statut. Les faits sont flagrants : cinq des six meilleurs joueurs du monde dont Roger Federer et Rafael Nadal sont absents ou forfaits. Quant aux Français, notamment Gasquet et Grosjean, ils n’arrivent pas à dépasser les huitièmes de finale. Résultat des courses : une fréquentation en forte baisse (-26% par rapport à 2005) et une audience TV en berne.

Au banc des accusés, le calendrier surchargé et la place du tournoi dans la saison sont pointés du doigt. Trop de tournois tue le produit tennis. Le problème – récurrent – fait arriver les joueurs blessés ou forfaits en fin de saison. Sur ce point, la Fédération française de tennis (FFT) prône un avancement de l’épreuve et une obligation de présence du Top 5, ainsi qu’une suspension éventuelle en cas de non-participation. Si cela n’évitera pas les blessures “diplomatiques”, il est vrai qu’avancer le tournoi dans le calendrier serait une bonne chose.

Clairement, le Masters de Paris-Bercy qui se déroule trop tard dans l’année doit se contenter de ceux qui ne disputeront pas la Masters Cup de Shanghaï (12-19 novembre 2006), les tout-meilleurs joueurs du circuit se préservant pour l’événement. Cette année, le spectacle fut certes au rendez-vous au POPB, avec notamment un impressionnant Nikolaï Davydenko mais le public comme les téléspectateurs ont besoin d’une affiche, d’un produit d’appel pour s’intéresser.

L’on en vient alors à un facteur plus profond, à mettre en exergue. L’Open de Paris-Bercy aura au moins eu le mérite de révéler les carences du système ATP, pas assez focalisé sur l’aspect marketing. Le spectacle ne suffit pas, il faut des stars pour valoriser les événements ! Ce qui implique une réorganisation du calendrier et une mise en valeur des quatorze compétitions-phare – quatre tournois du Grand Chelem, neuf Masters et une Masters Cup.

Le nouveau président de l’ATP et ancien de Walt Disney, Etienne de Villiers, a une approche radicalement orientée vers le consommateur : “Ce que nous n’avons jamais fait en tennis, c’est donner aux fans ce qu’ils veulent vraiment: voir plus de tennis à la télévision et voir leur stars jouer. On vit ou on meurt en fonction de ce que fait le consommateur.”

Pour conclure, je vous propose un petit mot sur le sponsoring. Depuis quatre ans, le partenaire-titre, tente en vain d’imposer la dénomination officielle de l’épreuve aux journalistes… Regardez comment les médias ont traité et diffusé l’information : la plupart sinon tous ont couvert l’événement en parlant d’Open de Paris-Bercy en lieu et place du BNP Paribas Masters Series. Pas si facile d’imposer une appellation…

Question : quel est votre avis sur le fiasco du Master de Paris-Bercy ?

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NB : à visiter, l’espace “Nouveaux médias” de l’ATP avec la TV en live comme produit premium.

A quand BlogDrink 2.0 ?

BlogDrinkDéjà ma 3è soirée blog et toujours autant d’intérêt ! Après la Vlog Party organisée par TVnomics et la DanceFlower par Fred de Mai, j’étais hier à la soirée BlogDrink organisée par quatre G.O. blogueurs marketers. Au menu : du blog, du journalisme, du marketing sportif, du business, etc.

J’ai revu avec plaisir : Raphaël Gilmas (GO) — qui va d’ici peu écrire une note sur mon blog –, les futurs alpinistes l-tz et Fred de Mai, Alex le Buzznessman, Olivier Cambournac, Benito, Charles Liebert, la dream team de Moovement (Jacques Froissant, Bertrand Duperrin), Julien Cherrier, Nawal ; Blonde Attitude et Princesse BV (qui nous préparent un concept…). J’ai également croisé quelques VIP of the blogosphere dont Vinvin et Mry.

J’ai découvert qui se cache derrière le blog : Patrick Amiel (GO), Patrice Thiriez (GO), Emmanuel Fraysse (merci pour la promo), Cyrille Chaudoit (Monsieur 4 blogs en 1), Nicolas Clairembault, Aziz, Damien de Blignières (GO), BorisBlog, ppC, Sharky (aka Chemise Bleue…), Gilles Klein et Bruno Salgues A la clé, de belles rencontres et des discussions intéressantes, tout cela dans un cadre informel. Dans la série “Je les ai encore ratés”, je citerais PRland, DarkPlanneur et Benoît Dausse. En passant, un p’tit clin d’oeil à Marion, blogueuse en herbe, qui a participé à sa 1ère soirée blog…

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Qui veut bloguer chez moi ?

Qu’est-ce que le Blog Crossing ? C’est une idée à la fois simple et sympathique : vous laissez les clés de votre blog à un autre blogueur qui choisira de traiter un thème qui lui tient à coeur. Pour les détails, rendez-vous sur le blog d’Aziz.

L’idée est particulièrement intéressante : d’une part, elle permet d’apporter un point de vue et un style différents par rapport à l’auteur habituel. D’autre part, elle permet de (faire) découvrir d’autres horizons, d’autres communautés de blogueurs.

En fin de semaine, j’aurai donc un invité. Petit indice, il est l’un des organisateurs du BlogDrink. S’agit-il de Patrick Amiel, Raphaël Gilmas, Damien de Blignières ou de Patrice Thiriez ? Suite au prochain épisode…

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Et vous, ça vlog?

Qui donc se cache derrière les blogs ? La question me taraudait depuis quelques mois de blogging actif. Et bien, c’est hier soir à la Vlog Party que j’ai pu (enfin) mettre des visages sur les blogs. Au passage, un grand bravo à Jérôme aka TVnomics pour l’organisation. La soirée a réuni plus de 150 blogueurs/vlogeurs : j’ai notamment revu mon “parrain”Jacques Froissant (je suis son “Candidat du Mois”chez Altaïde ). J’ai également pu échanger quelques mots avec Vinvin, Mry et Rodrigo. Pour ma première soirée de blogueurs, j’ai été à la fois podcasté et vidéocasté (Cf. opération “Couvrons-nous”) par le sympathique Fred de Mai. J’ai eu l’occasion de bien discuter avec Eric l-tz, Alex le Buzznessman, Bertrand Duperrin, Charles Liebert, de faire la connaissance de Raphaël de la Gazette, d’Olivier de Vie Marketing, de Blonde Attitude, d’Olivier de Moovement, d’Arnaud, Yvan, Noël, Julien… et tout ceux que j’ai oublié.
Cadre informel, ambiance décontractée, blogueurs dynamiques et ouverts… Voilà, vous l’avez deviné. J’ai passé une excellente soirée. A quand la prochaine ?

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Je te défie sur widiwici !

Chers lecteurs, je vous propose aujourd’hui un focus sur un projet innovant dans la mouvance du web 2.0, widiwici. En offrant à ses membres la possibilité de se lancer des défis sportifs, ce site Internet se veut “un lieu de partage de toutes les passions sportives et de loisirs.”
Interview avec Benoît Mouren, l’un des fondateurs de widiwici.

1. Comment l’idée vous est-elle venue ?
“Nous sommes deux à l’origine de ce projet. Arnaud Latourrette, développeur de plateformes web m’a parlé de plusieurs projets de création d’activité qu’il avait depuis un moment sans avoir sauté le pas. Parmi ses idées, une a particulièrement retenu mon attention, celle d’un site web de défis sportifs. Je me passionne pour la nouvelle vague du web, communément appelée web2.0 qui donne le pouvoir aux gens. Le web1.0 c’était l’e-commerce, le web 2.0 c’est les gens. On est en train d’assister à l’émergence d’une culture de la participation. Le meilleur exemple c’est les blogs qui sont en train d’exploser, du podcasting dont l’usage se développe de manière exponentielle aux Etats-Unis en ce moment. Les logiciels sociaux dont le principe est de mettre en ligne son réseau relationnel ont suscité un intérêt très fort en 2003/2004. Le soufflé retombe un peu en ce moment. Un site comme friendster, un des pionniers, connaît de grandes difficultés. Linked-in a réorienté son business model vers le recrutement. La raison ? Elle est simple : mettre en ligne son réseau n’a aucun intérêt en soit si on n’explique ce qui unit les 2 personnes. Comme l’explique très bien Jyri Engeström, sociologue finlandais, la valeur d’un réseau, c’est le lien et la qualité du lien. Il faut que les 2 personnes partagent quelque chose. Ce quelque chose, c’est “l’objet social”. Cela explique le succès très fort de flickr par exemple, racheté en mars 2005 par Yahoo qui compte plus de 3 millions de membres actuellement. Dans ce cas, l’objet social est la photo sur laquelle les gens entament des conversations et tissent des liens. Dans le cas de widiwici, l’objet social est le sport, activité fortement sociale… Le sport tout seul c’est bien, mais c’est surtout une activité qui se partage.”

2. Quel est votre business model ?
“Notre business model s’appuie sur 3 piliers. Le 1er est que widiwici constitue un outil marketing très puissant. C’est une communauté aux valeurs très fortes, valeurs de partage, de saine émulation, le sport comme source d’équilibre, de découverte de soi et des autres. Les challengers (les membres de widiwici) se connectent notamment lors de la préparation de leur activité sportive pour trouver un partenaire ou juste après pour entrer le résultat du défi. Ce sont des moments privilégiés pour qu’une marque qui a quelque chose de pertinent à leur dire puisse le faire… Nous avons un outil de profiling très puissant. Les challengers ont tout intérêt à bien remplir les sports qu’ils pratiquent, où ils les pratiquent pour tirer le meilleur parti du service. Ainsi, on peut très bien choisir d’adresser un message à une population très précise par exemple les hommes de 30 à 45 ans qui pratiquent le tennis, le golf et la plongée qui résident en région lyonnaise et partent régulièrement en week-end en Savoie en hiver. Le profiling se base sur du réel, du comportemental, pas du déclaratif invérifiable comme cela existe dans les enquêtes marketing où on vous demande si vous aimez le bricolage, le cinéma ou la bourse….
widiwici est entièrement gratuit pour permettre une diffusion rapide. Nous souhaitons néanmoins mettre en place des services “plus” payants sous forme d’un abonnement de 2€ par mois pour les plus gros utilisateurs notamment dans le domaine de la publication des vidéos de défis.
Nous avons aussi une offre de produits et de services comme la vente de vêtements et de goodies, ainsi qu’une offre (pas encore en place) d’assurance. L’idée est de proposer des assurances pour la pratique multisport. D’autres pistes sont également en cours d’évaluation. Nous avons une politique de respect de la vie privée très forte. Les challengers paramètrent les messages que nous leur envoyons (alertes par exemple lorsqu’ils sont défiés) et peuvent choisir de ne recevoir aucun message. Nous ne vendrons ou ne louerons ou cèderons jamais d’aucune manière notre base de données d’adresses à qui se soit sauf si le challenger le demande. Les messages s’affichent de manière contextuelle sur les pages du site que les internautes consultent. Il faut remarquer que le temps moyen de consultation du site est 11 minutes, ce qui est beaucoup pour un site web.”

3. Pouvez-vous détailler votre campagne de communication ?
“Notre modèle de diffusion est viral. Nous contactons des communautés existantes : grandes écoles, universités, fédérations sportives et clubs pour leur offrir nos services. Nous contactons également des “contaminateurs”, sportifs connus ou leaders dans des groupes (teams de skieurs, snowboarders en ce moment). Nous montons des partenariats avec des communautés qui partagent nos valeurs comme allosurf, site de covoiturage spécialisé dans les sports de glisse. Nous organisons également des événements en stations de sports d’hiver (Villard Reculas la semaine dernière, le Grand Bornand début mars) ou ailleurs.”

4. Quels sont les résultats jusqu’à présent et vos prévisions ?
“Les résultats sont très prometteurs, le concept rencontre un vif enthousiasme et certains membres sont devenus complètement accros. Mais comme tout nouveau concept et communauté naissante, la phase d’apprentissage peut être longue et certaines personnes ont besoin d’être “prise par la main” avant de devenir autonomes et agent de propagation de widiwici. Nous avons environ 360 membres et 1000 pages vues par jour en 2 mois d’activité “officielle”. Nous cherchons actuellement des annonceurs-partenaires qui comprennent tout le potentiel de ce concept et y voit un intérêt stratégique pour leur marque dans une optique relationnelle et qui sont prêt à s’associer à widiwici avant même que nous ayions atteint la masse critique qui attirera tous les annonceurs.”

Propos recueillis par Julien Hermetet.

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En savoir plus : widiwici - le site, widiwici - le blog

Blogs et sport

La sortie de Netizen, premier magazine papier consacré aux blogs, illustre bien le fait que ceux-ci sont moins un phénomène de mode qu’une tendance lourde. A mon sens, les blogs sont un formidable outil pour deux raisons : bien utilisés, ils permettent à leur auteur de se rapprocher de leur lecteur, et surtout, à ces derniers d’interagir avec l’auteur du blog.
Les entreprises peuvent se servir des blogs comme support de communication auprès de leurs clients, histoire de créer une certaine connivence et d’améliorer leur image. Les blogs peuvent être également être utilisés en interne dans une logique Top/Down & Up. A propos de corporate blogging, les blogs de François Nonnenbacher et de Bertrand Duperrin sont des must.
Dans ces deux types d’approche — blogs de marque et blogs d’entreprise –, le blog doit permettre un rééquilibrage entre l’entreprise et le consommateur/employé à la faveur de ce dernier. Les applications possibles du blog sont à la fois orientées business, ressources humaines, médias… et sport.

L’Association des joueurs de tennis professionnels (ATP) propose aux internautes de suivre chaque semaine la vie quotidienne d’un tennisman lors d’un tournoi. Cette belle initiative, lancée début janvier, nous a ainsi permis de mieux connaître Ivan Ljubicic à Chennai, James Blake à Sydney et Jarko Nieminen à Zagreb, et de vivre l’événement tel qu’ils le vivent.
Au coeur de l’actualité cette semaine, Renault F1 vient de lancer son blog . Si le design est encore sommaire, le blogueur en chef promet de nous faire vivre la course de l’intérieur (vie de l’équipe, anecdotes, etc.) et de répondre à nos questions. Proximité et interactivité.

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Le p’tit + : depuis 5 mois, ce blog me permet de réagir à l’actualité du marketing sportif — dans le cadre de ma recherche d’emploi, mais pas seulement… — et d’aller lire des infos intéressantes, des avis, etc. chez mes amis blogueurs. Ma prochaine étape aura lieu jeudi 9 février où je mettrais (enfin) des visages sur les blogs. Du virtuel au réel…

Service gagnant pour l’Open d’Australie

Si l’Open d’Australie n’a pas le prestige qu’ont les trois autres tournois du Grand Chelem, force est de constater qu’il se porte bien ! Il vient en effet de battre son précédent record de fréquentation qui datait de l’année dernière — l’année du Centenaire du Tournoi — en enregistrant plus de 550.000 spectateurs sur la quinzaine. Côté billetterie, c’est donc une affaire qui marche ; la référence restant l’US Open avec ses 660.000 entrées en 2005 !

Melbourne Park est le seul endroit au monde à posséder deux stades intégrant un toit rétractable. Idéal pour jouer par tous les temps (grosse chaleur, pluie…) ce qui garantit à la fois les recettes de billetterie et les retransmissions télévisuelles. L’Open d’Australie innove également avec les “sessions du soir” qui permettent d’attirer un public qui travaille en journée.

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Le p’tit + : Lors de mon stage aux Internationaux de Strasbourg, 2è tournoi WTA en France, nous avions justement programmé une rencontre en fin d’après-midi pour répondre à la cible professionnelle fan de tennis.
Si vous vous intéressez aux enjeux du tennis mondial, lisez donc l’article “Grand Slam Today’s Challenges”.

En savoir plus : Open d’Australie