Le e-marketing sportif (par Raphaël)

Joga BonitoMerci à Julien de me laisser écrire une note sur le blog du marketing sportif, un blog de référence à voir les citations !
Ancien sportif de haut niveau aujourd’hui reconverti dans le webmarketing, j’ai souhaité présenter la place du sport et des investisseurs dans la communication sur Internet.

L’approche d’un des plus grands événements - la Coupe du Monde de Football en Allemagne - me permet d’essayer de décrypter l’intérêt des équipementiers pour le média Internet et les canaux offline.

Nous pouvons remarquer les investissements croissants des marques de sport comme Adidas, Nike, Puma et consorts pour Internet, média qui permet de bien toucher les cibles comme les jeunes principalement. Le plan média est désormais bien connu : la communication multi-canal s’organise entre des passages en e-pub sur des sites spécialisés (avec toujours son relais vers le site dédié à l’opération), le clip visible en entier à la télévision, les passages en presse dans les magazines spécialisés, l’affichage en 4 par 3 et désormais les blogs (notamment la vidéo). Cet ensemble “alimente” le marketing interactif en créant une relation et une continuité entre la marque et son public acheteur ou non (du moment qu’on parle d’elle, c’est le principal).

Les derniers exemples en date sont frappants : Coca-Cola avait souhaité communiquer en avant-première auprès de bloggeurs triés sur le volet pour diffuser un spot court sur le football mettant en scène la scène du golden goal de l’Euro 2000 et le rapprochement de gens durant ce moment. L’objectif, avant de communiquer classiquement en e-pub, était de susciter la sympathie de bloggueurs influenceurs en surfant sur l’idée que Coca-Cola a un défaut d’image sur Internet (buzz & marketing viral à la clé).
Plus récemment, Joga.com a été lancé conjointement par Google et Nike, sorte de communauté mondiale des fans de football où chacun peut rentrer en conctact avec ses amis en les invitant (adresse Google mail) pour un prétexte (fan de tel joueur ou telle équipe) mais toujours sous contrat Nike…

Que nous réservent les prochains mois ? Une déferlante de e-spots en rich média avec les clips des stars de football conçus comme des films, des campagnes de marketing interactif (buzz et viral marketing) alliées à du off-line (street marketing, marketing direct, événements privés, …), les Nike et Adidas vont rivaliser d’ingéniosité pour vous vendre la meilleure chaussure de foot à défaut d’un tee-shirt de l’Equipe de France, d’un porte-clé… d’un ballon !

Je ne concluerai pas cette note sur l’aspect commercial mais en plutôt en vous demandant si vous serez d’autant plus sensible à la richesse de la communication online ou si, au contraire, vous pensez que les marques de sport arrivent à un point de saturation avec les internautes ??

Au plaisir de vous lire et merci à Julien…

Raphaël

Le Figaro se met au vert !

Le Figaro SportDans un précédent article consacré à l’Information sportive sur Internet, j’avais déjà évoqué le rachat du site sportif Sport24.com par Le Figaro, ainsi que la récente sortie d’un supplément Sport chaque lundi. J’en reparle ici pour souligner la complémentarité entre les médias et les supports.

Dans le cadre de sa communication pour son supplément Sport, Le Figaro met en place une campagne online chaque lundi : les sites Sport24.com et Lefigaro.fr prennent alors la couleur dominante du supplément — le vert. De plus, deux espaces publicitaires (une bannière, un skyscraper) font connaître le produit aux internautes et les incitent à découvrir le nouveau cahier sport du Figaro via : le téléchargement gratuit de la version PDF, la vente au numéro au prix de 1€ avec le journal, l’offre “découverte” avec 50% de réduction pour les abonnements.

La presse étant un marché mature et fortement concurrentiel, Le Figaro — comme les autres titres de presse et a fortiori les quotidiens –, est confronté à l’érosion et au vieillissement de son lectorat. Les concurrents sont nombreux et concernent à la fois les supports papier payants et gratuits, et les journaux online. Finalement, le lancement de la nouvelle maquette et des suppléments, ainsi que la complémentarité avec Internet, devraient répondre à la demande ; le journal ayant pour objectif de rajeunir son lectorat.

Question : et vous, le supplément sport du Figaro est-il susceptible de vous intéresser ? pourquoi ?

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Information sportive et Internet

Certaines caractéristiques du média Internet telles que l’interactivité et l’instantanéité sont à la fois flagrantes et indispensables si on l’applique au domaine du sport. De par sa dimension émotionnelle, le sport doit se vivre en direct ; la couverture live des événements et des rencontres par les sites sportifs est donc essentielle. Certains sports comme le football, le rugby ou encore le tennis se prêtent bien au direct sur Internet car, même sans images, on peut suivre facilement une rencontre en lisant les commentaires et observant l’évolution du score. Pour les autres sports — moins pratiques à couvrir ou moins médiatiques –, le recours aux dépêches s’impose à la fois pour connaître les événements marquants et les résultats. Le direct et les fils d’actualité mis à part, l’usage principal des sites sportifs reste le contenu éditorial, privilégiant ainsi l’analyse.

Quels acteurs pour quels usages ?

D’une quinzaine d’acteurs en 2000 à une poignée aujourd’hui, le marché de l’information sportive est dominé par des sites généralistes ou spécialisés, “pure players” ou non :

- Le leader du secteur est L’Equipe.fr qui jouit de la notoriété et de la crédibilité du quotidien éponyme également leader dans son secteur (voir focus L’Equipe 24/24).
- Sporever, avec Football365.fr — 1er site sur le football — s’appuie notamment sur ses “directs live” plébiscités pour leur ton.
- En plus de l’information sportive classique, NewSports propose une large palette de lives sur son site Sports.fr. Le groupe se diversifie notamment dans les jeux avec Sport4fun.com, un site de paris sportifs gratuits.
- Sport24.com fait également partie des challengers. Racheté par Le Figaro — qui a récemment adopté une nouvelle maquette et sort un supplément Sport chaque lundi –, le site nourrit en marque blanche la rubrique sport du Figaro online.
- Eurosport.fr qui a refondu son site Internet en début d’année (voir article) met notamment l’accent sur le direct multisport, la vidéo et l’aspect communautaire via les blogs et les jeux (World Cup Game).
- Racing-Live.com, portail spécialisé dans les sports mécaniques (F1, Rallye, moto…) et leader mondial sur son créneau, propose des services premium (photos, vidéos…) à ses abonnés. Précisons ici que les sites sportifs en général sont gratuits.

La publicité et la vente de contenus

Si les portails n’ont pas été pris en compte dans l’énumération précédente, c’est parce qu’ils utilisent justement chez ces sites-là pour informer leurs internautes. Par exemple, Yahoo! s’appuie sur différents fournisseurs pour sa chaîne Yahoo! Sport : L’Equipe, mais également Sporever (Football365.fr) pour le football et Racing-Live pour la Formule 1. De même, les fournisseurs offrent leurs services à divers portails : L’Equipe pour Yahoo!, Numéricable, AOL, Alice et Lycos. Au même titre que la publicité, la vente de contenus représente une part importante des recettes pour les éditeurs et fournisseurs de contenus. Pour un portail, la puissance de la marque joue incontestablement dans le choix du fournisseur de contenu. En caricaturant, on choisit L’Equipe pour sa qualité éditoriale, Sporever pour ses lives dans le football et la production vidéo, NewSports pour son offre de directs multisports.

Tendances et enjeux

S’il apparaît une certaine concentration du marché — nous avons recencé plus haut six acteurs majeurs –, le nombre d’acteurs généralistes est susceptible de se réduire encore. En revanche, ces acteurs, qui ont su bien imposer leur marque et ont les reins assez solides pour développer d’autres projets, lancent des sites spécialisés : L’Equipe a récemment lancé FranceFootball.fr et RugbyHebdo.fr prolongeant ainsi ses magazines papier ; NewSports quant à lui, a lancé Football.fr en développant le concept de “blog reporter”.

Le dynamisme des “pure players” — ces entreprises présentes exclusivement sur le canal Internet — peut se heurter à un handicap de taille dont profitent les marques présentes sur différents canaux (presse, télévision) en plus du web. L’Equipe (via son quotidien et ses magazines), Sporever (via le bi-hebdomadaire But!), Eurosport (via ses chaînes) sont clairement des vecteurs de trafic vers leurs sites Internet respectifs. De plus, la force de frappe de groupes solides derrière les structures numériques contribue à atteindre des objectifs élevés. Par exemple, L’Equipe.fr a bénéficié du soutien du groupe Amaury pour s’imposer aujourd’hui comme le leader. Eurosport, dont le groupe TF1 est l’actionnaire majoritaire, a les moyens pour être dans le Top 3 à court terme. De plus, la chaîne N°1 du câble en termes d’audience maîtrise la vidéo, un service à la demande qui devrait se développer en gratuit, puis en premium.

Question : et vous, quel est votre site de sport préféré ? pourquoi ?

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Sport et nouveaux médias : focus sur l’Equipe 24/24

Alors que télévision mobile n’en est qu’à ses prémices, plusieurs idées semblent se confirmer : tout d’abord, il existe un réel intérêt de la part des consommateurs pour les services mobiles, notamment vidéo, en situation de mobilité. On le voit clairement avec les chiffres actuels et les prévisions de mobinautes.
Deuxième point : la télévision mobile de masse devrait être possible avec la norme DVB-H actuellement en phase de test. Aujourd’hui, avec les normes EDGE/UMTS, la saturation des réseaux est largement envisageable pour cause de bande passante limitée ce qui n’arrivera pas avec la DVB-H, laquelle fonctionne sur le mode broadcast (ou diffusion, comme la télévision hertzienne), ce qui autorise un nombre illimité d’utilisateurs.

Dans le domaine du sport, deux types de services mobiles peuvent être mis en avant : les services sous forme de textes, sons et images (SMS, MMS, Vocal, WAP, Smartphone) et ceux sous forme de vidéos. Dans ce cas-là, on peut distinguer les vidéos en direct ou quasi-direct (near live) pour lesquelles les opérateurs payent des droits (exemple : SFR pour la Coupe du Monde de Football) et les vidéos à la demande (VOD). Ce sont alors des résumés, des reportages, ainsi qu’un catalogue de vidéos qui sont proposés au consommateur.

Le sport par l’émotion et l’enthousiasme qu’il procure doit être vécu et donc vu en temps réel. Orange qui possède les droits sportifs de la Ligue 1 note que 80% des connections sont effectuées pendant les matches et seulement 20% pour la VOD, c’est à dire les résumés. Le produit star est donc le direct.
Parmi les enjeux des nouveaux médias dans le sport, on peut noter la question des droits sportifs — quid de l’exclusivité des acquéreurs et du droit à l’info pour les autres (cf. Télévision sans frontières) –, des usages, du modèle économique et donc de la tarification des offres.

Focus sur l’Equipe 24/24

L’Equipe 24/24 est une entité de l’Equipe (groupe Amaury) chargée du développement des activités numériques : web, TV et mobile. J’ai essayé ici de rassembler les différents projets en cours et possibles dans le domaine des nouveaux médias.

1) WEB
- gestion de ses propres sites Internet : l’Equipe..fr — N°1 dans le sport : articles, directs, fils RSS… –, Rugby — version online du nouvel hebdo –, France Football
- édition de contenu pour des portails en marque blanche : AOL Sport
- lancement d’un site de vente en ligne privée de matériel de sport : Born4sports
- vente en ligne : journal, photos, livres et une boutique en partenariat avec Kelkoo (Groupe Yahoo!)
- jeux: concours pour gagner des jeux, des places VIP…
- grands débuts de la vidéo sur le site lequipe.fr via l’Equipe TV Live ou le podcasting (voir plus bas)

2) TV
- chaîne de télévision N°1 sur l’information sportive : journaux TV, magazines, reportages, débats ; a priori pas de concurrence avec les chaînes de retransmission
- production de journaux et de reportages ; vidéos accessibles sur les autres canaux (web et mobile) ?

3) MOBILE
- édition et fourniture de contenu chez les 3 opérateurs mobiles : site éditorial pour I-Mode (Bouygues Télécom), contenu pour Orange et SFR
- services mobiles : MMS d’alertes (scores et classements), suivi en direct, commentaires sans oublier le téléchargement defonds d’écran et de sonneries
- service vocal : transferts, résultats, live…
- quelques idées de services mobiles à développer : des espaces communautaires (chat, groupes de discussion…), des programmes courts conçus spécialement pour le format mobile, du vote — cf. “La question du jour” –, etc

= WEB, TV et MOBILE
-> l’Equipe, présent sur les différents médias — presse, web, tv et mobile –, peut faire converger ses différents contenus, même si les formats diffèrent :
- l’Equipe TV est disponible en direct sur Internet — gratuit pour l’audio et 3€ par mois pour la vidéo — et sur le mobile via notamment l’offre Orange Intense avec 50 chaînes TV
- l’Equipe 24/24 lance également des podcasts vidéo : des flashs d’actu et des reportages d’une durée de 2 minutes environ. Des services gratuits pour l’instant histoire de toucher une large cible et de fidéliser les consommateurs
-> au début de l’article, on insistait sur le rôle du direct. On peut également souligner l’importance de l’image. Dans cette optique, l’Equipe a un handicap, celui de ne pas posséder les droits sportifs. Deux options sont possibles : soit produire ses propres images/reportages comme c’est déjà le cas, soit obtenir l’autorisation d’utiliser les images de sport en différé au nom du droit à l’information.

Afin de compléter l’article, je vous recommande d’aller voir l’interview de Xavier Spender, DGa du groupe L’Equipe en charge du développement et des filiales, sur le blog de Laurent .

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Turin 2006 : la bataille des (nouveaux) médias

Dans une optique commerciale, l’événement sportif est une réelle opportunité pour qui veut mettre en place une opération promotionnelle. On l’a vu avec les ventes de téléviseurs lors des précédentes compétitions internationales de football. On le verra avec les ventes d’écrans LCD et plasma lors de la Coupe du Monde en Allemagne début juin.
Mais les produits “bruns” ne sont pas les seuls à être mis en avant. Avec la fiabilité des nouvelles technologies, les services sont également de la partie.

Aux Jeux Olympiques de Turin, j’ai relevé deux campagnes intéressantes dans le domaine de la diffusion et des nouveaux médias, secteur en plein bouleversement. Tout d’abord, France Télécom profite de cette Olympiade pour faire découvrir MaLigne TV (TV numérique par la ligne téléphonique). En partenariat avec France Télévisions, MaLigne TV propose la retransmission de “toutes les épreuves sur 7 chaînes, les évènements en simultané et en qualité numérique” et propose également la Vidéo à la Demande pour les résumés. France Télévisions, via un espace publicitaire sur son site événementiel Turin 2006, renvoie du trafic vers une page expliquant le principe de MaLigne TV. Dans le cadre du lancement de ce service, les Jeux d’Hiver sont clairement un produit d’appel destiné à capter une forte audience ; la gratuité des 7 chaînes, l’intégralité et le direct des retransmissions étant les mots-clé.

Du côté des services mobiles, l’opérateur SFR s’associe au quotidien sportif L’Equipe via son site lequipe.fr, numéro un dans le sport en termes d’audience (1,15 M de visiteurs uniques !). Un sticker sur la page d’accueil nous propose de “vivre la sensation Jeux Olympiques” sur notre téléphone portable. Le propriétaire d’un mobile 3G est alors invité à se rendre sur le portail Vodafone live! où il pourra consulter les dernières news et vidéos de Turin 2006. Fait assez surprenant, il n’y a pas de redirection vers le site Internet de SFR. Cette campagne viserait donc à informer les 500.000 personnes déjà abonnées à la 3G des services disponibles sur leur mobile. SFR, qui possède l’exlusivité des droits mobiles de l’Equipe de France de football, doit insister sur l’information de ses clients. Dans la perspective de la Coupe du Monde 2006, l’enjeu est de taille. Il s’agit de développer l’intérêt des abonnés pour les services mobiles et de conquérir de nouveaux clients.

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