Ca roule pour Renault
Avec un an d’avance sur les objectifs, l’équipe de Renault Sport dirigée par Patrick Faure a remporté le Championnat du monde de Formule 1 des constructeurs. Cette victoire fait suite au sacre de Fernando Alonso chez les pilotes. C’est donc un coup double pour la marque au losange. De 1992 à 97, elle avait été le moteur Champion du monde. Aujourd’hui, Renault obtient là son premier succès en tant que team.
Succès sportif, image de marque et bénéfice commercial
Lors du Grand Prix de Magny-Cours, le PDG de Renault Nissan, Carlos Ghosn, avait déclaré : “La F1 a un coût si vous n’avez pas de résultat. C’est un investissement si vous avez des résultats et que vous savez les exploiter”. Il est vrai qu’avec un budget de 300 millions d’euros, le constructeur se doit de rentabiliser son investissement. Quelles sont donc les retombées de la double victoire pour la marque française ?
L’aspect qualitatif semble primer sur l’aspect quantitatif. En d’autres termes, Renaut va gagner en notoriété et disposer d’une image de marque plus favorable. Pour autant, est-ce que cela se traduira par un succès commercial ? Si le succès en F1 n’agit pas a priori directement les ventes, il peut avoir un rôle de facilitateur ou de catalyseur. Dans cette optique, Renault pourrait s’appuyer son partenaire Nissan pour créer et développer son réseau commercial en Asie.
Les enjeux de la Formule 1 : l’internationalisation et l’audience
A l’instar du football, la Formule 1 est un sport suivi sur tous les continents. Dans le cadre de son développement, la FIA et Bernie Ecclestone ont décidé depuis de nombreuses années “d’exporter” le plus médiatisé des sports mécaniques. Il y a également une logique économique derrière cette opération d’internationalisation. Face aux réglementations sévères nationales et européennes — par exemple, la loi Evin en France interdit la publicité chez les cigarettiers; or ceux-ci sont souvent sponsors des écuries — de nouveaux Grands Prix ont été ajoutés à un calendrier déjà très lourd : Malaisie en 1999, Bahrein en 2004. L’Asie ou la manne de nouveaux marchés/débouchés…
Suite aux années Schumacher et à l’hégémonie de Ferrari l’an passé, la Formule 1 semble avoir retrouvé un certain intérêt. Le bras de fer entre Renault et McLaren Mercedes qui s’est joué jusqu’au dernier Grand Prix est là pour en témoigner.
Mieux que Mc Laren Mercedes, Renault a réussi le subtil dosage entre performance et fiabilité. Mais ce fragile équilibre va être remis en cause dès la saison prochaine pour cause de nouvelle réglementation.
Julien Hermetet
Le blog du sponsoring sportif
Crédit photo / En savoir plus : Renault F1 Team
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