Sport et internet (épisode 2) : le sport loisir, un marché prometteur ?

 

Le Sport Loisir : un marché prometteur ?

Après une première partie consacrée à l’univers “sport” dans son ensemble et à un focus sur les sites médias, nous nous intéressons ici au “sport loisir”, c’est à dire aux sites liés à la pratique sportive. Nous tenterons de faire le point sur ce marché et d’en dresser les enjeux & perspectives.

Le “sport loisir” faiblement représenté en termes d’audience

La majorité des sites de sport se concentre sur la couverture éditoriale des grands événements, ainsi que de quelques sports surmédiatisés dont le football se taille la part du lion. C’est en effet là que se trouve, jusqu’à présent du moins, l’audience. Pour preuve, le premier site dédié à la pratique sportive émarge seulement à la 32ème place. Il s’agit du site le-sportif.com qui rassemble à peine 300 000 visiteurs uniques. D’une manière générale, il existe une vraie galaxie de sites spécialisés sur le football (Football.fr, Francefootball.fr, Maxifoot.fr, Lephoceen.fr…), le rugby (Itsrugby.fr, Rugbyfederal.fr…), le vélo (Velo101.com, Velovert.com…), la course à pied (courseapied.net, espritrunning.com…) et le surf (viewsurf.com), mais comptant une audience relativement faible. Fait intéressant : parmi ces sites spécialisés, seule une très faible proportion traite de la pratique sportive et non du suivi de compétitions sportives.
Plusieurs sites avec une approche mixant contenus générés par les utilisateurs et réseau social existent déjà (Widiwici.com, Wanasport.com), d’autres se sont lancés récemment (1001sportifs.com, Sportissimo.fr). Pourtant, ces sites ne remontent pas (encore) dans le classement mensuel réalisé par Nielsen.

Le “sport loisir” : un marché prometteur ? un vivier d’audience ?

Plusieurs raisons laissent à penser qu’il existe un réel potentiel d’audience pour les sites répondant aux attentes des sportifs amateurs. Aujourd’hui, près de 30 millions de Français déclarent pratiquer une activité sportive, en club ou en individuel, soit 47% de la population. La cible est donc suffisamment large (1 personne sur 2) pour autoriser des ambitions en termes d’audience web.
Deuxièmement, si l’audience de l’univers “sport” est en partie conjoncturelle avec des franchissements de palier lors de grands événements sportifs, elle est également mécanique avec la progression de l’initialisation (taux d’équipement de l’accès à Internet). Dans le même ordre d’idées, la plateforme Overblog a dépassé en 2009 le leader historique Skyrock dans l’univers des “Blogs”. Un des éléments ayant permis ce renversement est lié au fait que Skyrock cible principalement les adolescents, voire les jeunes adultes (12-24 ans) quand Overblog adresse les plus de 15 ans ; ce dernier bénéficie donc de l’initialisation plus forte sur une cible large.
Enfin, avec la féminisation du profil sur le web français – 51% de femmes en octobre 2009 Vs. 49% en juillet 2008 et surtout une progression en volume de +20% sur 15 mois –, on peut parier sur une poursuite de cette tendance, certes moins forte, sur la thématique sportive qui viendrait nourrir l’audience des sites dédiés à la pratique du sport loisir ; la cible féminine étant notamment friande d’informations, de contenus UGC et d’outils participatifs comme en témoigne le succès de sites tels que Aufeminin et Doctissimo dans les domaines du magazine féminin et de la santé.

Il sera intéressant d’observer dans les mois à venir l’évolution de l’offre “sport loisirs”. Verra-t-on la création ex nihilo de sites généralistes ou spécialisées sur un sport ? Les médias leaders sur la thématique créeront-ils et valoriseront-ils le “sport loisir” pour les pratiquants via une brique dédiée sur leur vaisseau amiral ? En tous les cas, la pertinence des contenus et des services proposés sera cruciale afin de répondre parfaitement aux besoins des internautes et de développer l’audience.

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Lire le premier épisode : les sites médias et la bataille de l’audience

BNP Paribas et le tennis : un partenariat exclusif

BNP ParibasLe Master Series de Monte-Carlo et la Fed Cup. Deux événements majeurs du tennis mondial qui se sont achevés ce week-end et dont la banque BNP Paribas est devenue sponsor il y a moins d’un an. Ces investissements en sponsoring complètent la large panoplie d’événements sportifs que compte le groupe bancaire dans le tennis : les grands tournois professionnels – ATP et WTA, Master Series, Roland Garros, Coupe Davis – et les compétitions internationales chez les juniors. Contrairement à la plupart des multinationales qui investissent dans différents sports afin de toucher différents publics, BNP Paribas fait le choix d’une stratégie exclusive dans le tennis qui d’ailleurs ne se limite pas aux seuls partenariats événementiels. La banque est en effet présente localement à travers la FFT, les clubs, le tennis universitaire. De plus, elle développe le volet social de son action dans le tennis en soutenant des projets tels que « Fête le mur », l’association de Yannick Noah, et le handisport.

Le tennis, élément-clé de la communication

L’engagement de la marque dont la durée (plus de 30 ans) et la puissance (« tous les tennis ») sont inédites dans le secteur du sponsoring, fait qu’aujourd’hui BNP Paribas ne se conçoit pas sans le tennis et que le tennis ne se conçoit pas sans BNP Paribas. Ainsi, en 2000, c’est à Roland Garros que le groupe présentait au monde entier son nouveau logo. Du côté des fédérations et des organisateurs de tournoi, la légitimité et l’impact financier d’un partenaire tel que BNP Paribas constituent un véritable atout.
Pourtant, le tennis pourrait à terme pâtir de l’omniprésence de la banque et d’un manque de renouvellement de ses partenaires majeurs. Mais force est de constater qu’aucun partenaire se semble prêt financièrement et humainement à investir massivement dans le tennis. Pendant ce temps-là, BNP Paribas entend bien démontrer que le tennis est sa « chasse gardée » comme en témoignent ses récentes « acquisitions ».

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