Sportweek : la nouvelle marque unique des supports papiers et numériques de Sport & Myfreesport

SportweekLancé à l’automne 2003 en version mensuelle, puis en version hebdomadaire au printemps 2004, le magazine gratuit Sport a fêté son numéro 200 en janvier 2009. Concurrent de l’Equipe Magazine – vendu avec le journal l’Equipe (Groupe Amaury) paraissant le samedi – le titre continue de proposer un contrat de lecture original avec non seulement un contenu “événement” couvrant l’ensemble des sports “classiques” et médiatisés tels que le football, le rugby, le tennis, le basket, etc. mais également un contenu “lifestyle” avec une couverture des sports extrêmes (surf, snow, skate, freestyle…) et sous-médiatisés (équitation, athlétisme, escalade…). Par ailleurs, la place forte accordée à la pédagogie et à l’iconographie favorise la rupture avec l’idée préconçue d’un journal gratuit forcément low cost et donc de mauvaise qualité graphique et éditoriale (lire l’article sur la presse sportive). Distribué en 2009 à hauteur de 500 000 exemplaires dans 11 villes de France (après quelques mois à 1 million dans une cinquantaine de villes en 2007), le magazine a été exporté en Angleterre dans le grand Londres (350 000 exemplaires) à partir de septembre 2006 où il s’est imposé en moins d’un an dans un marché de la presse masculine relativement mature.

Sur Internet, la concurrence est plus rude avec de nombreux pure players. A l’occasion de la Coupe du Monde de Football en 2006, le magazine dépasse le stade du site compagnon – qui proposait aux internautes le titre en version PDF, ainsi que les points de distribution) – avec un site événementiel baptisé freesport.fr. A partir de septembre 2006, le site dévoile une identité graphique web 2.0 et s’enrichit éditorialement avec une couverture de l’outdoor et du freestyle. Les axes vidéo et communautaire sont également développés. Baptisé myfreesport.fr, le site franchit la barre du million de visiteurs uniques en l’espace de 12 mois. D’après les chiffres de Médiamétrie / Nielsen NetRatings de décembre 2008, la version en ligne de l’hebdomadaire pointe au troisième rang (hors portails) de l’univers “Sport” avec 1,4 million de visiteurs uniques. Lequipe.fr caracole en tête du classement avec 4,2 millions de VU, suivi par Eurosport.fr et 2,5 millions de VU.
Il est à noter que, depuis son lancement, le site Internet ne bénéficie que partiellement de la puissance de la marque du magazine pour générer un rebond print/web. En effet, deux marques différentes co-existent pour un même titre : Sport et Myfreesport. A l’occasion du 200ème numéro, ces deux marques disparaissent. Les supports papiers et numériques disposent désormais d’une seule et même marque : Sportweek.

La société opère un virage stratégique sur le web avec la mise en place, à l’instar du Groupe Sporever, de “verticales” thématiques à fort potentiel (chiffre d’affaires et/ou audience) : naissent ainsi myfreefoot.fr et myfreestyle.fr à l’automne 2008, récemment renommées sportweekfoot.fr et sportweekxtreme.fr. Il est intéressant de noter l’idée de verticales sera également déclinée sur le support papier au cours de l’année 2009. En effet, Sportweek devrait lancer des trimestriels thématiques (aventure, freestyle, running et digital) diffusés à 50 000 exemplaires et un semestriel à 150 000 ; la distribution sera assurée par les magasins de sport et sur des événements.

Toujours indépendante, la société Sports Médias et Stratégie qui édite Sportweek et compte parmi ses actionnaires les fonds Galileo Partners et Iris Capital détonne le milieu concentré des médias. Annoncée comme proche de l’équilibre financier, l’entreprise a été approchée par quelques grands groupes tels que Lagardère et Bolloré dans le cadre de la fourniture de contenus, respectivement pour le cahier “sport” du Journal du Dimanche et le journal événementiel “Direct Sport” pendant l’Euro 2008 de football. Ces partenariats n’ont pas a priori pas été suivis d’actions plus stratégiques. Le contexte actuel de crise et d´explosion du marché du crédit sera-t-il un frein pour des géants à compléter leur offre média en termes de thématique ou de périodicité ? Ou bien une opportunité pour Sportweek à démontrer sa capacité à dégager des bénéfices et conserver son indépendance ?

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