Double D, licencié officiel adidas pour les arts martiaux

adidas et double dA quatre mois des Jeux Olympiques de Pékin, la société Double D présentait à la presse les équipements « sports de combat » avec lesquels les sportifs disputeront les compétitions en août prochain. C’est dans un lieu symbolique que se déroulait cette journée puisqu’il s’agissait de l’Institut National du Sport et de l’Education Physique. Situé dans le Bois de Vincennes, l’INSEP accompagne les athlètes vers l’excellence sportive : 550 sportifs de haut niveau sont répartis dans 26 pôles. Chiffre évocateur, 60% des médaillés aux JO d’Athènes 2004 sont passés par le centre…

Si c’est bien la société Double D – fondée par trois anciens athlètes dont David Douillet – qui présentait les produits, c’est en revanche la marque adidas qui était apposée sur les produits. En fait, Double D détient la licence adidas pour les arts martiaux (judo, karaté, jiu jitsu, aikido, boxe) au niveau mondial. Concrètement, l’équipementier allemand fournit son cahier des charges à Double D. A elle d’investir en recherche et développement, de sélectionner ses fournisseurs, de vérifier la qualité et de fabriquer ces équipements. Dans ce contexte, Double D a développé nombre d’innovations (I-Protect, 2 kimonos en 1…) mais aussi intégré celles d’adidas telles que la technologie ClimaCool. Finalement, ce travail de R&D semble porter ses fruits : en France, adidas a renouvelé ses partenariats avec les Fédérations Françaises de Judo et de Karaté et a signé un contrat avec la Fédération Française de Boxe. Au niveau international, adidas sera notamment le fournisseur officiel pour la boxe aux JO de Pékin 2008.

Repères
Fondée en 1994, la société Double D réalise un chiffre d’affaires de 15,8 millions d’euros sur le marché du fitness et de l’outdoor.
Avec un demi-million de licenciés en France, le judo est le troisième sport le plus pratiqué en association, devant le football et le tennis, les jeunes représentant les trois-quarts des licenciés. Le karaté et la boxe anglaise comptent respectivement 200.000 et 30.000 licenciés

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On parle tous football (Coca-Cola) - Euro 2008

coca cola et l\'euro 2008Jeudi 20 mars 2008, Coca-Cola France présentait la stratégie de la marque pendant l’événement football de l’année, à savoir l’Euro 2008. Le claim « On parle tous football » lancé il y a deux ans à l’occasion du Mondial allemand est exploité de nouveau. L’idée de partage, de proximité est conservée. Pour symboliser cela, la communication a été basée sur le « hug » et déclinée en spots TV.

La stratégie digitale intègre la diffusion d’une série de vidéos virales, une plate-forme de vidéos contributives associée à un jeu concours et un partenariat avec le portail MSN.fr, site puissant à forte affinité et avec un cœur de cible sur les 18-25 ans.
Le dispositif web mis en place ressemble étrangement à celui mis en place pendant la Coupe du Monde de Football en 2006. Quant au concept de « hug », il semble épuisé pour avoir été largement exploité ces derniers mois. Petit regret, Coca-Cola aurait pu proposer un advergame comme l’entreprise a su le faire avec sa marque Sprite. Ou s’inspirer des groupes de grandes consommations proposant des passerelles entre les lieux de vente et le site web : création de trafic en magasin grâce à des réductions en ligne, création de trafic online avec des animations, des jeux concours. Ou bien encore, déceler les best pratices de l’opération Joga Bonito lancée par Nike et Google lors du Mondial 2006. Ce mini-site fortement communautaire a rassemblé, avec succès, les passionnés du beau jeu en intégrant la dimension vidéo et la création de profil.

Concernant le packaging, la marque va sortir une série de canettes collector aux couleurs des joueurs de l’Equipe de France, ainsi que des mini-maillots isothermes.

D’une manière plus générale, il est bon de rappeler que l’opération « On parle tous football » n’est pas qu’une simple campagne de sponsoring sportif. En effet, Coca-Cola s’investit avec ses partenaires fédéraux et locaux dans le football amateur. Par exemple, la marque incite les jeunes joueurs à ne pas commettre d’incivilités lors des matches. Et implique des professionnels tels que Sébastien Squillaci, joueur de l’Olympique Lyonnais, dans son programme.

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Pour rappel : spot TV Coca-Cola diffusé à l’occasion de la Coupe du Monde 2006

Après le football, le tennis victime de matches truqués ?

Nikolay DavydenkoAlors que le tennis semble, pour l’heure, relativement épargné par le fléau du dopage (malgré quelques cas révélés), les matchs truqués sont aujourd’hui au cÅ“ur de toutes les discussions, tant entre les joueurs du circuit professionnel masculin (ATP), qu’entre les dirigeants des institutions sportives. En effet, cette suspicion s’est installée après l’étonnante et douteuse défaite du Russe Nikolay Davydenko contre l’Argentin Martin Vassallo Arguello, en juillet dernier à Sopot (Pologne) alors que le score était de 2-6, 6-3, 2-1 ; le Russe ayant invoqué une blessure au pied. La société de paris privée Betfair avait suspendu les paris après avoir constaté que les sommes misées étaient dix fois plus importantes que la normale pour un match de ce type (7 millions de dollars misés sur la victoire de Vassallo-Arguello, loin d’être favori).

Depuis, le tennis découvre une triste réalité et un « mal » qui l’afflige peut-être depuis plus longtemps. En effet, d’Andy Murray à Michael Llodra, en passant par Arnaud Clément, de nombreux joueurs sortent aujourd’hui de l’ombre et reconnaissent avoir été sollicités par des corrupteurs afin d’accepter de perdre un match contre d’importantes sommes d’argent. A l’occasion du dernier BNP Paribas Masters Séries de Paris Bercy, Arnaud Clément a amorcé le débat en affirmant avoir été approché pour perdre volontairement un match sur le circuit ATP :

« Ca m’est déjà arrivé, je ne dirai pas où, ni la somme que l’on m’a proposée car ce n’est pas le plus important, mais on m’a déjà demandé de perdre un match. »

Ces joueurs sont restés, jusqu’à présent discrets devant ces propositions « malhonnêtes » dans la mesure où elles restaient, semble t-il, exceptionnelles. Le joueur français confirme : « Cela fait dix ans que je joue au tennis, cela m’est arrivé une fois. »

Ces tentatives de corruption sont-elles vraiment ponctuelles ou fréquentes ?
Pourtant, à en juger les témoignages des joueurs, chaque jour plus nombreux, les langues se « délient » et une réelle polémique est en train de naître…

Une dérive pouvant conduire à l’amalgame…

Si le sujet est au centre de toutes les discussions, les polémiques n’en sont peut-être qu’à leur début. Cependant, il convient de ne pas faire l’amalgame avec tous les matchs dont le résultat s’avère étonnant. Il serait dommageable de suspecter un match « arrangé » à chaque résultat « surprise », au risque de dévaloriser la performance du vainqueur et de nuire à la philosophie même du sport. La beauté du sport est justement qu’aucun résultat « n’est écrit » d’avance, malgré les prévisions, et qu’une surprise reste toujours possible.

Pourtant, dernièrement, lors du récent tournoi de Saint-Petersbourg, Davydenko a reçu une amende de 2.000 dollars de l’ATP pour avoir « manqué de combativité » lors de son match perdu 1-6, 7-5, 6-1 face à Marian Cilic. Surpris, il a alors fondu en larmes, invoquant une injustice. Critère objectif ou subjectif ? Reste que le joueur Russe est pour l’heure au centre d’une « tempête médiatique ».

Est-il vraiment possible de déceler d’éventuelles corruptions de joueurs ? Pas simple à évaluer tant il semble difficile de punir les fraudeurs sans réels aveux.

Sans réelles preuves, on ne pourra émettre que des hypothèses et il sera difficile de condamner qui que ce soit. En effet, un passage à vide physique ou mental d’un sportif de haut niveau est tout à fait possible durant sa carrière, tout comme un exploit d’un joueur face à un « mieux classé » que lui, d’où la beauté du sport…>

Quelles initiatives à mettre en place ?

Même si ce phénomène reste pour l’heure peu fréquent, cette situation est jugée très préoccupante, tant dans la démarche que dans les conséquences sur le tennis et son image. En effet, ces affaires mettent la lumière sur un phénomène nouveau et cette menace est à prendre très au sérieux par les organisations internationales, afin d’éviter que la situation devienne incontrôlable dans le monde entier.

Dès lors, des mesures préventives combinées à de réelles sanctions paraissent indispensables afin de préserver l’intégrité et les valeurs mêmes du sport. « Il n’y a rien de plus grave pour notre sport » considère Arnaud Clément qui prône l’exclusion à vie des tricheurs : « J’espère qu’aucun joueur n’a accepté ce genre de choses. S’il y a des preuves qu’un joueur a truqué un match, les sanctions doivent être très violentes, il faut aller jusqu’à exclure ce joueur du circuit à vie. »

Les réactions n’ont donc pas tardé et la Fédération française de tennis (FFT) a depuis pris les devants. Après avoir été victime du forfait répété des meilleurs joueurs mondiaux lors des dernières éditions, ternissant ainsi son image et sa popularité, le BNP Paribas Masters Séries ne voulait, en aucun cas, être le théâtre d’autres incidents et de celui des matches truqués. Outre des sanctions à prendre, la priorité actuelle reste d’être dans la prévention, l’information et être très attentif et présent sur le « terrain », afin de veiller au bon déroulement de la compétition. Une réactivité indispensable combinée à une efficacité immédiate semble en marche. Le système fédéral a donc déployé les moyens nécessaires, à plusieurs niveaux.

D’une part, la FFT à mis en place une veille informatique visant à enregistrer et analyser la majorité des matchs. A ceci, s’ajoute les informations collectées (volumes de paris, cotations…) grâce au partenariat conclu entre l’ATP et le réseau des loteries européennes.

D’autre part, la FFT a accompagnée cette initiative d’une collaboration sur le terrain, en faisant appel aux services officiels de police et aux renseignements généraux (RG), les seuls capables de mettre en Å“uvre les dispositifs d’investigation adaptés. Cette coopération a donc pris forme sur le tournoi parisien et pourrait même être reconduite, dès l’année prochaine lors des internationaux de France de Roland Garros, comme l’a stipulé Jean-François Vilotte, directeur général de la Fédération française de Tennis.

De son coté, l’instance internationale du circuit professionnel masculin, l’ATP, par l’intermédiaire de son président, Etienne de Villiers, est affirmative : « Pour nous c’est clair, les joueurs qui seront impliqués dans ces affaires seront exclus du circuit ». Dernier exemple en date : lors du tournoi parisien, certains joueurs jouant en ligne pendant les matchs, par l’intermédiaire de leur portable, ont été ramenés à la sortie, pour avoir violé les règles instaurées à l’occasion de l’évènement.

Pour l’heure, en attendant de démasquer les premiers coupables règne le soupçon, mais une vérité semble toutefois se vérifier : La majorité des sports sont aujourd’hui victime de dérives diverses telles que le dopage, les matchs truqués…. Pourtant, le sport a longtemps véhiculé des valeurs fortes et essentielles, auprès de tous et notamment des jeunes. Face à ce phénomène, il semble donc urgent de prendre les mesures nécessaires pour préserver son intégrité.

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Le BNP Paribas Masters fait sa révolution

BNP Paribas Masters

Le tournoi BNP Paribas Masters qui se déroule du 28 octobre au 4 novembre 2007 au Palais Omnisports de Paris-Bercy a mis en place un certain nombre d’innovations destinées à faire de ce rendez-vous des amateurs de tennis un véritable show accessible à tous.

Afin de corriger les carences de la précendente édition (voir l’article Le Masters de Paris-Bercy met en évidence les carences marketing de l’ATP, 7 novembre 2006), tous les acteurs ont été sollicités : instance digireante mondiale, Fédération Française de tennis, organisateurs du tournoi et parrain du tournoi.

Un contexte tendu impliquant un repositionnement du tournoi

La réflexion sur l’évolution de ce tournoi s’est inscrite dans un contexte de réforme. Pour Christian Bîmes, Président de la FFT : “Le BNP Paribas Masters est à l’aube d’une transformation générale qui découle de l’évolution même du circuit professionnel.” Anticipant ces réformes qui interviendront en 2009, le tournoi veut donc confirmer son statut de tournoi “Masters” qui lui assure la présence des meilleurs mondiaux.

Pourtant, le tournoi possède un handicap de taille. Mal placé dans le calendrier car en fin de saison, il est souvent délaissé par les joueurs du Top 5 qui préfèrent finaliser leur préparation pour la Masters Cup. Placé pendant les vacances de la Toussaint, il est également boudé par les spectateurs. Si les chiffres annoncés sont de l’ordre de 100.000 spectateurs sur la semaine lors des précédentes éditions, la distribution d’invitations a permis de gonfler artificiellement la fréquentation.

Enfin, dans ce contexte de “révolution” du tournoi, le partenaire-titre BNP Paribas, parrain mondial du tennis sous toutes ses formes (professionnel, associatif, caritatif) a également joué un rôle important de par ses exigences marketing.

De l’événement sportif au sport spectacle…

Pour cette 22è édition, les organisateurs ont mis un point d’honneur à satisfaire les desiderata des joueurs. La surface a été revue et correspond notamment à celle de la Masters Cup. L’aspect financier n’a pas été oublié : un “super bonus” de 3 millions de dollars sera réparti en les quatre premiers de la Race en fin de saison à condition d’avoir participer à huit Masters Séries sur les neuf au total, dont Madrid et Paris. Cette année, l’intérêt sportif est plus que présent avec Federer, Nadal et Djokovic au coude à coude dans la Race. La plupart des joueurs devraient donc être présents à Paris-Bercy.

Pour le public, l’organisation et les partenaires innovent en écrant le “Sunday Start”. Animé par BNP Paribas, cet événement est l’occasion d’animations inédites. Ainsi, les deux matches du jour seront suivis d’un set du DJ David Guetta sur le Central. A l’instar d’un concert des Rolling Stones à la mi-temps du Superbowl ou d’animations spectaculaires lors de matches NBA. Faisant de l’aspect sportif un élément parmi d’autres, le tournoi se positionne désormais comme un produit de divertissement. Ce qui lui permet notamment de toucher une nouvelle cible, plus jeune et pas forcément pratiquante. Avec le Sunday Start et David Guetta, BNP Paribas a l’assurance de proposer un spectacle pertinent à sa cible. Le groupe bancaire a donc monté une opérations spéciale offrant plusieurs milliers d’invitations aux 18-25 ans. Pour la Fédération, cette opération est également un bon moyen de réconcilier les jeunes avec le tennis en club.
Il est à noter que le concept de Sunday Start n’est pas nouveau. Progressivement mis en place dans les tournois du Grand Chelem, il permet d’ajouter un jour à la durée traditionnelle de 14 jours. Ce qui signifie des recettes supplémentaires — droits TV, billetterie et merchandising –, a fortiori un dimanche. En ce qui la billetterie, le BNP Paribas Masters a musclé son offre en proposant plusieurs packages et différents niveaux de prix, ainsi qu’un nouveau canal de vente avec Tennis Billet. Les entreprises, notamment les PME, ont été démarchées par des commerciaux pour leurs opérations de relations publiques. Côté diffusion, Canal + retransmettra l’événement en quasi-intégralité sur ses chaînes.

Comment estimer et mesurer la réussite du BNPPM ? Le Directeur du Tournoi, Jean-François Caujolle, explique : “Nous nous attacherons moins au chiffre de fréquentation qu’au retour que nous aurons des joueurs, des fans et des partenaires à l’issue de cette édition.”

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Le rôle et l’avenir des fédérations remis en question : le cas du tennis

Fédération Française de Tennis

Sur fond de polémiques et autres anecdotes, la Fédération Française de Tennis est à ce jour l’objet de nombreuses critiques et remarques remettant en cause son fonctionnement et sa méthode. Comment cette institution, si longuement perçue comme la meilleure école pour former les champions de demain, se retrouve sur le banc des accusés au point d’en perdre peu à peu sa crédibilité ? Doit-on y voir la fin d’une « école » et un lien avec le départ de certains champions ou cadres fédéraux vers d’autres structures ?

Bref, autant de questions qui poussent au débat et à l’analyse….

Le système fédéral français est, depuis de très nombreuses années, reconnu comme l’un des meilleurs systèmes de formation au monde. Et pour cause, depuis Yannick Noah en 1983, la France n’est effectivement pas en reste avec de très bons résultats, démontrant ainsi sa capacité à accompagner joueurs et joueuses dans leurs évolutions et notamment dans la délicate transition « juniors - pro ». De Sébastien Grosjean, champion de France minimes en 1995 puis Champion du monde Juniors à Richard Gasquet, aujourd’hui installé (et pour longtemps) parmi l’Elite du tennis mondial, en passant par Paul-Henri Matthieu ou Amélie Mauresmo, Championne du monde en 1996 et numéro 1 mondiale l’année passée, la FFT n’a pas gâchée ses « petits diamants ». De plus, en comparaison avec d’autres fédérations nationales où l’organisation est jugée complexe, les installations inadaptées… la France apparaît bien lotie. Dés lors, la voie fédérale a longtemps été perçue comme le (seul) chemin menant à la réussite, grâce à un encadrement de professionnels, de structures sans équivalence à l’époque…Mais celle-ci semble remise en question peu à peu…

L’avènement des structures privées…

En effet, d’une part on aperçoit l’avènement de structures privées, telles que Team Lagardère ou l’Academy éponyme de Patrick Mouratoglou, dotées de moyens impressionnants (staff, infrastructures de pointe) et invoquant une nouvelle « façon de pensée », de « travailler ». Outre le fonctionnement, chacune développe à sa manière une philosophie et un positionnement différent qui petit à petit semble faire de l’ombre au système fédéral, jugé si exemplaire dans le passé…A ce jour, cette mise en concurrence est vue différemment selon les regards…et certaines questions subsistent. Doit-on y voir une complémentarité ou à l’inverse une concurrence mettant en péril un monopole trop longtemps esseulé ?

Cette concurrence s’accompagne également du départ progressif mais massif, d’un grand nombre de joueurs ou cadres phares de la FFT vers des structures privées. Il y est tentant de trouver dans ce mouvement un lien avec le développement des structures privées mais les raisons restent multiples….et contestées.

Une autre approche….

D’autre part, la FFT se heurte de plus en plus à la méfiance des joueurs ou joueuses et de leur environnement. Autrement dit, le système fédéral apparaît comme une école de formation au fonctionnement « stéréotypé », incapable de sortir de ses principes, méthodes de formation ou critères de sélection. Tout d’abord, les joueurs bénéficiant d’aides fédérales ou de bourses ne sont plus « légions » par rapport aux années passées. De plus, ils semblent être retenus sur des critères établis et fixes tels que les résultats ou le classement Français…autrement dit, rien de tel pour apposer un peu plus de pression sur les jeunes joueurs.

« Mon fils n’est plus à ce jour retenu à la ligue régionale et ne bénéficie de plus aucune aide. Ayant été blessé durant quelques mois l’année passée, il n’a pu jouer en tournois. Son nouveau classement n’a donc pas évolué et dés lors, la ligue n’a pas souhaité poursuivre…. ».

Il semble donc que outre la prise en compte des résultats ou classement, la Fédération n’attache pas l’importance qu’elle mérite, à la personnalité du joueur telle que sa confiance en soi, sa maturité, son environnement familial. En effet, combien de joueurs, parmi les meilleurs de leurs catégories d’âge et encadrés par la fédération n’ont pas donné suite ou ont arrêté totalement le tennis (certains devant la pression devenue trop forte) ?

Ensuite, la sélection des meilleur(e)s est établie selon une méthode et des principes qui s’ils ont fait leurs preuves par le passé, semblent caduques aujourd’hui Un nombre maximum de joueurs est soumis au même entraînement, très difficile a supporter tant sur le plan physique que mental et seul les plus résistants survivent. Ce sont souvent les plus forts les plus talentueux, les caractères les plus forts et les plus durs qui s’en sortent. Cette sélection naturelle semble aujourd’hui contestée, de part son absence de méthode. En effet, chaque enfant est différent, de par ses motivations, sa personnalité, ses objectifs, d’où la nécessité d’établir auprès de chacun un projet personnalisé, intégrant toutes les parties prenantes à l’environnement de l’enfant

Par exemple, Patrick Mouratoglou développe, au sein de son Academy une méthode très personnelle, s’appuyant sur des fondements et une philosophie précise. A contrario du système fédéral, celle-ci ne vise qu’à sélectionner qu’un nombre très restreint de joueurs talentueux (jugés sur des critères précis) et faire du « sur mesure » pour chacun, garantissant ainsi un taux d’échec infiniment faible. Marcos Baghdatis en est le premier ambassadeur….

Enfin et autre facteur non négligeable : l’environnement familial. La fédération tend à laisser les parents sur « le banc » lors de la formation du joueur, là ou l’environnement est primordial à son bon équilibre et au bon cheminement de son évolution. Un manque d’ouverture liée à un esprit trop fermé? Le projet d’intégrer l’élite professionnelle s’inscrit sur le long terme et nécessite l’implication de la famille, au même titre que celle des entraîneurs et autres spécialistes, mais à des niveaux différents. Dés lors, le joueur et avant tout enfant ou adolescent bénéficiera de l’environnement et des conditions optimales à la réussite. L’exemple de Richard Williams, père de Venus et Serena est probant tant il reste la seule personne ayant amené ses deux filles à la place de numéro 1 et numéro 2 mondiales. Un résultat exceptionnel mais qui à pris naissance très tôt….Autre exemple, trop longtemps contesté : Marion Bartoli et son père Walter….

« Le problème c’est que la Fédération française est une fédération qui ne veut pas que les parents soient entraîneurs de leurs enfants. C’est ça qui les gêne en partie. Et Patrick Mouratoglou est quelqu’un qui trouve au contraire très bien que les parents soient au bord du terrain à encourager leurs enfants. Elle est là la différence. C’est que Patrick ne te met pas des bâtons dans les roues. Il t’accueille, il respecte d’où tu viens, il respecte ce que tu as déjà fait pour en arriver là. La Fédé, elle va te dire « Pousse-toi de là. Tu ne fais pas partie de notre clan » Aravane Rezai

Quelle issue possible pour l’avenir…..?

Restons positif et ne dressons pas un tableau noir aussi facilement. Aujourd’hui, la FFT semble démontrer ses limites qui remettent en cause son fonctionnement sans pour autant la décrédibiliser. Si la fédération reste à ce jour une institution appréciée et reconnue de tous, il semble primordial, pour son avenir, qu’elle puisse faire preuve d’ouverture d’esprit dans sa politique de formation et de recrutement. Dès lors, l’idéal d’une complémentarité avec les structures sera envisageable….

Avant tout, il convient de ne pas oublier que chacun est différent, de par sa personnalité, ses motivations, ses objectifs et sa progression et que par conséquent aucun système n’est meilleur que celui proposant un projet établi « sur mesure », en collaboration avec chaque partie prenante au projet de l’enfant (coachs, préparateurs physiques, famille, études…). Si ces systèmes de formation poursuivent le même objectif final, à savoir, amener tel joueur ou joueuse au sommet de la hiérarchie mondiale, il va de soi que le plus important reste donc de fournir un environnement optimal autour du joueur. D’où l’importance pour chaque partie (coachs, joueur, parents, préparateurs physiques…) d’être impliquée différemment mais conjointement au service du joueur.

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Coupe du Monde de Rugby (partie 1) : les équipementiers

Pour cette sixième Coupe du Monde qui se déroule du 7 septembre au 20 octobre 2007, Nike et Adidas, les frères ennemis de l’équipement sportif se retrouvent une fois de plus face à face. Tandis que l’équipementier allemand parie sur les All Blacks, les véritables favoris de la compétition, ainsi que les Pumas argentins, la firme de Beaverton mise sur les challengers que sont la France et l’Angleterre. A noter également que la marque Canterbury équipe plusieurs nations de rang de l’hémisphères Nord comme de l’hémisphère Sud : les Springboks (Afrique du Sud), les Wallabies (Australie), ainsi que le XV du Trèfle (Irlande) et du Chardon (Ecosse).

Vous trouverez ci-dessous la publicité de Nike lançant les Bleus dans la compétition (claim “Aux armes Citoyens”), publicité qui a sans doute perdu de sa superbe après la désillusion face aux Argentins. De là, à rapprocher cette campagne (ratée) de celle d’Adidas en 2002 sur la “Deuxième Etoile” des Bleus, il n’y avait qu’un pas…

Au XV de France de conjurer le sort !

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myfreesport.com lance la première communauté des passionnés de sport

Le site d’information sportive myfreesport — version online du Magazine SPORT — vient de dévoiler mardi 15 mai sa rubrique communautaire. Lancé début octobre 2006, le site média qui compte près de 600.000 visites chaque mois souhaite capitaliser sur sa marque et son audience pour devenir la première communauté des passionnés de sport et cibler les jeunes, notamment les 15-24 ans.

Baptisée Koh-Munity (=community), la communauté de Sport rassemble les sportifs, les supporters, les clubs de sport, etc. Chaque membre partage gratuitement ta passion avec les autres membres de la communauté et dispose de services gratuits exclusifs : création de fiche profil avec avatar, ouverture de blog avec plus de 25 skins thématiques (supporter OM, skieur freestyle…), création d’album photo, codes promotionnels dans la boutique sport. Chaque membre a la possibilité de commenter les contenus et de lancer des rumeurs.

En plus de la richesse de la personnalisation des blogs et de l’animation sur la home communauté, on notera deux éléments différenciants dans l’univers des sites dits communautaires :
- le concept Blog Reporter : contrairement aux “pure players”, le site Internet peut s’appuyer sur son support papier, le magazine SPORT, diffusé à 800.000 exemplaires dans 60 villes de France. A cette occasion, les meilleurs blogs du moment seront publiés dans l’hebdomadaire (avatar, pseudo, URL et post) et bénéficier d’un lectorat évalué à 2 millions de personnes. Il s’agit là d’une valorisation intangible plutôt intéressante.
- le système de bonus (le “contest”) : les contributions des internautes sont récompensées, chaque action communautaire rapportant des points selon un barème pré-établi. Mis à jour mensuellement et doté de plusieurs lots, ce classement récompensera les membres les plus actifs.

Lien : www.myfreesport.fr/communaute

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[Disclosure : je travaille chez myfreesport.com]