Jeux et sport

L’ancien joueur de rugby Bernard Laporte devenu, en 1999, l’entraîneur charismatique du XV de France avec lequel il a remporté quatre fois le Tournoi des Six Nations, a également, au cours des années, fait ses preuves en tant qu’entrepreneur.

Le business Laporte

Exigeant vis-à-vis de ses joueurs, ce meneur d’hommes âgé de 43 ans l’est également avec ses investissements si l’on considère sa réussite dans les affaires : immobilier, restaurants, , casinos… Dans ce dernier cas, l’entraîneur qui avait acquis les casinos de Lacanau, Biscarosse et Mimizan les a ensuite revendus empochant au passage une plus-value de 12 millions d’euros. Plus récemment, associé à Denis Charvet, ancien joueur du XV de France et du Stade Français, il a racheté le casino de Saint-Julien-en-Genevois, près de la frontière Suisse, que le groupe Partouche souhaitait céder pour cause de monopole.
Parallèlement à ses investissements, le coach des Bleus diversifie ses revenus en tirant partie de sa notoriété et de son image : Laporte compte une quinzaine de contrats de publicité à son actif, chacun négocié entre 50 à 200.000 euros. Coach privé, il anime des séminaires pour les entreprises afin de partager ses méthodes de team builing et de motivation et son expérience du sport de haut niveau.

Une influence sur la libéralisation des jeux d’argent ?

Au lendemain de la Coupe du Monde, Bernard Laporte quittera son poste d’entraîneur de l’équipe de France pour rejoindre a priori le gouvernement. Cet engagement au sein de l’Etat marque la fin provisoire de ses activités en tant que businessman, les deux activités étant incompatibles. Laporte est donc en train de passer le relais sur plusieurs de ses activités : la sélection du XV de France, la cession de ses parts dans le casino de Saint-Julien-en-Genevois et l’arrêt de ses contrats publicitaires.
L’implication et l’influence de ce futur Secrétaire d’Etat aux sports dans le monde des jeux de casinos peuvent avoir un impact non négligeable sur la vision qu’aura le gouvernement sur les dossiers brûlants, actuellement en suspens : l’ouverture des jeux d’argent sur Internet aux sociétés hors monopole d’Etat – la Française des Jeux et le PMU – et la possibilité pour un casino en ligne de faire des paris et de faire de la publicité comme c’est déjà le cas dans les autres pays européens.