Archive for Tennis

Les chiffres-clé du sponsoring sportif

 

Renault et ING

Combien coûte le sponsoring maillot d’une grande équipe de Ligue 1 ? Quel est le ticket d’entrée pour devenir le partenaire majeur d’une écurie de Formule 1 ? Afin de répondre à ces questions, l’institut TNS Sport spécialisé dans les problématiques liées au sport business a réalisé une étude publiée en début d’année 2009. En voici les principaux résultats classés par budget décroissant sur une base annuelle :

  • Formule 1 : 50 millions d’euros pour le partenaire majeur d’une écurie
  • Rallye : 8 millions d’euros pour le partenaire majeur d’une écurie
  • Cyclisme : 8 millions d’euros pour le partenaire titre d’une équipe française
  • Football : 6 millions d’euros pour le partenaire maillot d’une équipe phare de Ligue 1
  • Rugby : 3,5 millions d’euros pour le partenaire majeur du XV de France
  • Voile : 3,2 millions d’euros pour le partenaire principal d’un maxi multicoque
  • Tennis : 3 millions d’euros pour le top partenaire du tournoi de Roland Garros
  • Athlétisme : 1 million d’euros pour le partenaire majeur de la Fédération française
  • Handball : 800 000 euros pour le partenaire officiel de la Fédération française
  • Natation : 300 000 d’euros pour le partenaire maillot d’une équipe phare de Ligue 1

Dans un prochain article, nous approfondirons cette grille tarifaire grâce à une comparaison à l’échelle internationale. Puis nous dépasserons le simple cadre budgétaire pour aborder la problématique d’efficacité du marketing sportif et étudier le retour sur investissement.

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Les relations publiques à Roland Garros : le baromètre de l’activité économique

 

Roland Garros

Si la crise économique et financière touche une majeure partie des secteurs d’activités, il est intéressant d’étudier son impact dans celui du sport business, à travers un événement d’actualité : Roland Garros, deuxième tournoi du Grand Chelem de la saison.

Aujourd’hui, le “French” est l’un des plus rentables malgré une forte concurrence et un stade à “aménager”. Pourtant, la crise n’a en rien bouleversé le modèle économique mis en place par la Fédération Française de Tennis. Ceci s’explique essentiellement par la fidélité des sponsors mais également le dynamisme apporté par la billetterie et les relations publiques. Côté sponsoring, l’événement tennistique se démarque en offrant une visibilité accrue et veillant à limiter la multiplication des sponsors, contrairement au football, qui, dans certains cas, est prêt à accumuler une “pyramide” de sponsors, quitte à y perdre en visibilité. En effet, les sponsors (BNP Paribas, Adidas, Afflelou, Lagardère, Lacoste par exemple) restent fidèles et sont liés par des contrats établis sur plusieurs années. Pour cette nouvelle édition, on a pu remarquer que peu de mouvements avec notamment le retrait d’Avis et le remplacement d’Adecco par Proman, ainsi que d’Algeco par Touax. Cette initiative s’accorde avec la stratégie mise en place par la FFT visant à réduire le nombre de partenaires mais à augmenter la contribution financière de chacun d’entre eux. Cette année, la FFT réalisera un chiffre d’affaires sensiblement équivalent à celui de l’année passée (120 millions d’euros environ).

Côté marketing, les droits TV restent élevés et le tournoi n’est pas dépendant des recettes média. Les droits de télévision rapportent eux près de 15 millions d’euros pour la France et le contrat aujourd’hui détenu par France Télévisions ne sera remis en jeu qu’en septembre, grâce à un appel d’offres qui pourrait, pour la première fois, être constitué de plusieurs “lots”. Canal Plus sera très certainement de la partie, en vue de renforcer sa présence sur les Grands Chelems ; la chaîne détenant notamment les droits TV des tournois de Wimbledon, US open et Paris-Bercy. Les objectifs de billetterie seront également atteints voire dépassés .

À l’ombre des courts, alors que les champions échangent des balles sur la terre battue de Roland-Garros, les affaires continuent. A ce sujet, il est opportun d’étudier cette tendance sur cet événement à travers le prisme des relations publiques.

Les Internationaux de France de tennis sont un rendez-vous incontournable pour les relations publiques d’un annonceur. C’est aussi une source de recettes non négligeable pour la Fédération Française de Tennis, organisatrice de l’événement. Avec un chiffre d’affaires de plus de 30 millions d’euros, la vente de prestations de relations publiques représente un tiers du budget du tournoi. Au total, quelque 70 000 VIP profitent des invitations de plus de 500 entreprises et les plus importants partenaires bénéficient d’une des 20 tentes installées dans le “village”, emplacement prestigieux et onéreux. Les petites entreprises peuvent également trouver un produit adapté et inviter quelques clients pour une seule journée. Ainsi, une prestation moyenne, incluant notamment le billet et le déjeuner, est facturée environ 640 euros. Au total, on compte jusqu’à 13 sites, répartis dans l’enceinte de la Porte d’Auteuil et consacrés pour ces opérations de RP, dont l’importance grandit chaque année.

Véritable élément du mix-marketing, les relations publiques sont d’une vraie utilité car souvent placées au centre de la stratégie de communication des politique sponsoring mises en place par les marques.

Toutefois, on observe une réelle morosité dans ce domaine, comparé aux années précédentes. Dans une situation difficile, le secteur connait un fort recul de l’activité et les agences enregistrent une baisse de chiffre d’affaires comprise entre 20 et 50%. En ces temps de crise, les chefs d’entreprises ne veulent pas d’opérations relations publiques trop ostentatoires, mais des dispositifs de relations publiques à l’économie. Par conséquent, certaines prestations de relations publiques haut de gamme éprouvent plus de difficultés à trouver preneurs que les années précédentes. C’est notamment le cas des loges plus chères, pour les demi-finales et la finale.

Si les entreprises s’engagent moins dans ce type d’initiative, on peut y voir plusieurs raisons :

D’une part, certaines entreprises sont très affectées par la crise et elles ne consacrent plus de budget à cette démarche. D’autre entreprises sont inquiètes pour l’avenir et restreignent leurs budgets. En revanche, d’autres entreprises sont encore en bonne santé, mais veulent acheter la paix sociale en n’affichant pas aux yeux de leurs collaborateurs des dépenses qui sont souvent mal comprises.

Pour autant, on note une restriction des budgets chez les sponsors et chaque marque tente de réaliser les économies adéquates, sur des frais jugés peu nécessaires et coûteux malgré cela. Les économies portent sur la personnalisation de l’accueil, la qualité des repas, du champagne, mais aussi sur les déplacements organisés par les collaborateurs qui viennent des régions ou de l’étranger. Chaque marque est donc libre et arbitre en fonction de ses priorités et de son budget. Alors que beaucoup d’entreprises coupent les budgets superflus ou même réduisent leurs effectifs, le temps est davantage à montrer davantage de solidarité, de valeurs d’éthique plutôt que de sortir les coupes de champagne et les petits fours pour séduire ses partenaires économiques. En période de crise, les entreprises doivent faire preuve d’une responsabilité “morale”. L’heure est aux économies et à la discrétion sur des dépenses dont les salariés ne comprennent pas toujours l’utilité commerciale. Quand bien même elles ne connaîtraient pas la crise, les entreprises jouent la prudence ou la discrétion. Beaucoup d’entreprises ont, par ailleurs, réduit le nombre d’invitations, en se concentrant uniquement sur des contacts de haut niveau, présidents ou directeurs généraux, de leurs clients ou leurs prospects.

Ce phénomène n’est pas propre à Roland Garros et à son modèle économique, même si Wimbledon, qui dispose de peu de sponsors, vend ses packages RP à des prix plus conséquents.

Les comportements varient-ils selon la taille des entreprises ?

On observe que les PME maintiennent plus souvent leurs dispositifs, car les patrons réussissent mieux à expliquer l’utilité économique des opérations de relations publiques qu’ils mènent. Certains groupes du CAC 40 ont eux plutôt tendance à faire profil bas et à être “socialement corrects”. S’il est difficile de demander à ses collaborateurs de moins voyager, de réduire les notes de frais et de ne plus inviter tous leurs clients à Roland Garros, il ne faut pas pour autant négliger le rôle et la portée des relations publiques. Cette forme de communication très utile commercialement constitue un outil relationnel fort, à l’heure où la relation professionnelle à besoin de proximité pour pallier les modes de communication virtuels tels que la messagerie email.

L’avenir des RP n’est donc peut être pas si “noir” et pourrait profiter de la fin de la crise pour repartir sur de bonnes bases….

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Le tennis perd-il de son panache ?

 

Alors que la suprématie de Roger Federer est de plus en plus contestée, on assiste à l’avènement d’une nouvelle génération (ou « new balls ») emmenée notamment par Rafael Nadal et Novak Djokovic.

Pour autant, devrait-on être nostalgique des périodes marquantes « Borg – McEnroe » ou « Sampras – Agassi » ? Si d’aucuns invoquent un manque de spectacle dû à des joueurs moins charismatiques et davantage « programmés » pour gagner, la génération actuelle des 15/25 ans n’est probablement pas influencée par cette tendance à la nostalgie. Et pour cause : la majorité d’entre eux n’a vu que quelques images des batailles épiques de leurs aînés.

Dès lors, il est difficile de comparer ces deux époques tant il est important de replacer chacune dans son contexte. De même, il est difficile de comparer les cinq victoires de Roger Federer à Wimbledon avec son prédécesseur, Bjorn Borg. Les années 1980/1990 ont permis au tennis de se développer au point de devenir un réel effet de mode. Le nombre croissant de licenciés, à cette époque, au sein des fédérations nationales en témoigne. Depuis, d’autres activités sportives se sont développées et de nouveaux athlètes sont apparus.

Montée en puissance de la performance et manque de charisme

Aujourd’hui, le jeu a pris une autre dimension, tant au niveau physique, mental et technique que dans la qualité des produits proposés (raquettes, cordages…). Les athlètes sont donc, à ce jour plus performants, plus professionnels dans leur état d’esprit mais également mieux encadrés et protégés. La recherche de la performance absolue semble donc le but recherché, au détriment de la notion de plaisir, nettement plus privilégiée auparavant. En effet, les joueurs montrent moins leurs émotions, par crainte de montrer à leurs adversaires les signes d’une éventuelle faiblesse et essaient, au contraire, d’être imperméables à l’environnement extérieur, au public et à d’autres éléments qui pourraient contrarier le chemin menant à la victoire. Pour autant, le public n’a jamais été aussi désireux de voir un athlète partager ses émotions, sourire, pleurer, crier, se plaindre.Les spectateurs ne demandent au bout du compte une seule chose : vibrer et rêver !

L’exemple de Pete Sampras est assez parlant : avec le plus gros palmarès tennistique jusqu’à aujourd’hui, Pete Sampras à souvent été perçu comme un joueur au talent immense, mais trop peu démonstratif pour susciter un vif engouement autour de sa personne. Pour preuve, Pete Sampras n’a guère fait parler de lui en dehors du tennis et n’a pas souvent été la cible des médias people…À l’inverse, André Agassi a suscité un réel enthousiasme, tant par son comportement sur le court et ses grandes victoires que par sa vie en dehors du court (divorces, mariage avec Steffi Graf, fondation caritative…). On peut alors se demander si André Agassi n’a pas apporté davantage au tennis que Pete Sampras, malgré un palmarès moins florissant.

Autre exemple frappant : Roger Federer. Durant son adolescence et sa jeunesse, Roger Federer fut longtemps un joueur colérique, jetant sa raquette, pleurant après une défaite…Depuis, son ascension au sommet n’est que le fruit d’un talent immense conjugué à un travail conséquent mais également à un changement de comportement. Le joueur suisse est aujourd’hui réputé pour être maître de toutes ses émotions et irréprochable à tous niveaux. Un vrai gentleman…bien loin des colères répétées de John McEnroe ou des sautes d’humeur de Jimmy Connors.

Professionnalisation, évolution réglementaire et médiatisation

L’intérêt est donc de comprendre ces évolutions et de tenter d’en comprendre les raisons. De prime abord, faire partie de l’élite de son sport implique un contrôle de tous les paramètres. Dans un sport, tel que le tennis, où l’aspect psychologique est primordial - davantage au haut niveau - la maîtrise de soi et de l’être intérieur est indispensable. La théâtralisation de ses émotions à souvent été perçu comme un handicap à la réussite sportive. Alors qu’au plus haut niveau, les victoires se construisent parfois sur quelques points ou de très minces détails, mieux vaut donc maîtriser toutes les ficelles de la réussite. On assiste donc à la naissance de joueurs formatés, construits pour un but : la victoire.

La mise en place d’un règlement sportif, de plus en plus précis et restrictif sur les droits de chaque athlète, est un élément à prendre en compte dans l’évolution du tennis. En effet, le contrôle du temps entre les points, les sanctions ou suspensions pour propos vulgaires ou jets de balle ont incité chacun à canaliser ses émotions, à ne plus s’exprimer comme aurait pu le faire autrefois un certain John McEnroe, à la personnalité charismatique, à la fois haï ou idéalisé des foules. Il semble donc que les enjeux et règlements aient «assoupli» les personnalités de ces joueurs. Pour autant, tout sport a aujourd’hui besoin de personnalités charismatiques auxquelles un jeune adolescent pourra s’identifier et rêver! Gael Monfils est le porte-parole Français de cette jeune génération, véritable « showman » sur le court et à l’inverse, suscitant de nombreuses interrogations sur ces multiples changements d’entraîneurs.

Autre point à souligner : si le sport business a pris une dimension considérable, il n’en demeure pas moins important que le sport reste un spectale. Les athlètes ont donc un réel rôle à jouer en donnant davantage de leurs personnes, notamment aux médias de manière à créer une réelle proximité avec le public. Les athlètes ne doivent donc pas seulement êtres performants sur le court, mais se doivent également de faire la promotion de leur sport, en faisant parler d’eux et pas uniquement grâce aux résultats sportifs et aux résultats des matchs. L’instance dirigeante du circuit masculin professionnel, l’ATP est aujourd’hui consciente de cet enjeu et essaie de mettre en œuvre des initiatives visant à attirer l’opinion publique. L’exhibition passée entre Rafael Nadal et Roger Federer sur un court « mi-terre battue mi-gazon » en est une illustration éloquente.

Last but not least, le tennis business est toujours animé par le pouvoir des marques et d’équipementiers. Cependant, les marques sont aujourd’hui partagées entre le désir de sponsoriser des personnalités « sages » et d’autres plus « bad boys » susceptibles de commettre quelques dérapages sur le court ou en dehors. Un risque réel donc pour les marques qui verraient associer leur image à celle d’un joueur faisant davantage parler de lui pour ses « performances » extra-sportives que tennistiques. Une exposition non contrôlée pourrait donc être lourde de conséquence pour l’entreprise en termes d’image.

Sans tomber dans l’excès, un réel équilibre est donc nécessaire à trouver de manière à appréhender au mieux ce sport qui a besoin de ses stars ! Le tennis a en effet de beaux jours devant lui, comme en atteste cette nouvelle génération de champions, mais à la condition que ces derniers soient de vrais ambassadeurs de leur sport !

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Repères
Avec 1,1 million de licenciés, le tennis se situe au deuxième rang français derrière le football et se classe premier parmi les sports individuels. Il compte également 5 millions de pratiquants réguliers ou occasionnels.

Roland Garros - Le projet d’extension : un enjeu stratégique

 

Copyright Arnulf Rainer - Galerie Lelong/FFT 2008

Les Internationaux de France 2008 qui se déroulent du 25 mai au 8 juin 2008 célèbrent cette année les 80 ans du stade Roland Garros. A cette occasion, l’opération “Roland-Garros dans la ville” dont le but est de faire partager l’ambiance festive du tournoi au plus grand nombre est révélatrice de la nécessité à développer la popularité de l’événement. En effet, le statut de Grand Chelem accordé au tournoi peut être remis en cause à l’avenir. Afin de lutter contre une forte concurrence et de prévenir une telle remise en cause, le tournoi doit élever ses standards de qualité, innover et moderniser ses installations.

Un contexte de concurrence mondiale

Si Roland Garros fait toujours partie du club très fermé des Tournois du Grand Chelem, le tournoi est relativement à la traîne en termes d’équipements freinant, entre autres, le développement de la fréquentation et la garantie de diffusion télévisuelle.

En effet, les trois autres tournois du Grand Chelem — l’Open d’Australie, Wimbledon et l’US Open — disposent d’une superficie largement supérieure à celle de l’événement parisien, respectivement de 20 hectares, 20 hectares et 14 hectares lorsque Roland Garros doit se contenter de 8,5 hectares. La superficie est un élément important dans l’optique de proposer un confort optimum aux spectateurs et d’augmenter le nombre de visiteurs pendant la quinzaine.

Last but not least, ces trois tournois disposent déjà de toits rétractables ou, du moins, en ont le projet à court terme ; l’objectif étant d’éliminer la dépendance au facteur météorologique et de pouvoir retransmettre de manière certaine des matches à heures fixes. Paris, a contrario, se retrouve régulièrement sous la pluie et doit reporter les matches sine die.

A l’instar de la Formule 1 qui a vu l’apparition de nouveaux Grand Prix en Asie-Pacifique (Bahreïn, Malaisie, Singapour) ces cinq dernières années, les tournois Masters tels que Shanghaï montrent des vélléités de Grand Chelem, en complément ou en remplacement d’un tournoi européen. Même en Europe, le Masters de Madrid va concurrencer la Porte d’Auteuil. A partir de 2009, ce tournoi disposera notamment de trois courts avec toit rétractable.

Le projet d’extension : un enjeu stratégique

Si la Fédération Française de Tennis (FFT) qui gère l’organisation du Tournoi de Roland Garros a bien anticipé le phénomène en intégrant un projet d’extension dans le dossier de candidature aux Jeux Olympiques, l’échec de Paris 2012 a clairement marqué un coup d’arrêt. Pourtant, cette extension est aujourd’hui cruciale pour permettre au tournoi parisien de conserver son statut.

Le nouveau projet de Roland Garros d’ici à 2012 comprend la mise en place d’un toit rétractable sur le court central et l’extension du stade au Centre Sportif Georges Hébert qui apporterait 2 hectares supplémentaires. En termes d’équipements, la construction de deux courts annexes de 1.000 et 2.500 places sont prévus. Jardins et terrasses paysagers d’une superficie de 6.000 mètres carrés sont également au programme. Le coût du projet est estimé à 120 millions d’euros répartis entre la Fédération (66%), la Ville de Paris (17%) et l’Etat (17%). L’extension si elle est avalisée par les responsables politiques permettrait de passer d’une moyenne de 30.000 spectateurs par jour à 40.000, soit +33%, et de viser les 600.000 visiteurs pendant l’événement.

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L’édition 2008 en chiffres

Quel budget ? Quel résultat ?

- Budget prévisionnel : 126 millions d’euros (+6,7% Vs. 2007)
- Dotation globale : 15,6 millions d’euros (+2% Vs. 2007)
- Résultat brut : 40% du budget prévisionnel soit 50 millions d’euros redistribués dans les clubs

Quelles sources de revenus ?

- Droits TV : 40 millions d’euros (dont 11,5 millions avec France Télévisions)
- Relations publiques : 28 millions d’euros
- Partenariats et sponsoring : 27 millions d’euros
- Billetterie : 21 millions d’euros
- Merchandising : 9 millions d’euros

Quelle audience ?

- Audience TV : 3 milliards de téléspectateurs dans 210 pays en 2007
- Audience Internet : 5,1 millions de visiteurs uniques dans le monde en 2007 (version trilingue : français, anglais et espagnol)

Les partenariats à Roland Garros

- Le parrain officiel (1) : BNP Paribas
- Les partenaires officiels (10) : adidas, Alain Afflelou, Lagardère, Federal Express, IBM, Lacoste, Perrier, Orange, Peugeot, Longines
- Les fournisseurs officiels (10) : Adecco, Algeco, Dunlop, Häagen Dazs, Nespresso, One, Sagem, Sogeres, Tecnifibre, Tropicana
- Les licenciés officiels (10) : adidas, Alain Afflelou, Carré Blanc, Dunlop, Lacoste, Lancel, Nespresso, Peugeot, Sagem Communication, Swatch

Repères

Avec 1,1 million de licenciés, le tennis se situe au deuxième rang français derrière le football et se classe premier parmi les sports individuels. Il compte également 5 millions de pratiquants.

Refonte du circuit masculin : les réformes de l’ATP critiquées par les joueurs

 

Photo Getty“On prend les mêmes et on recommence”. La 102ème édition du tennis Masters Series de Monte Carlo ressemble sensiblement à la précédente…et en plusieurs points. Oui, la finale oppose depuis 3 ans le Suisse Roger Federer à l’Espagnol Raphaël Nadal. Oui, le tournoi monégasque a, une nouvelle fois, été remporté par le joueur Espagnol, triple tenant du titre. Mais un autre point commun ressort de cette dernière édition…

Rappel des faits

Depuis septembre 2005, date de l’arrivée du Sud-Africain Etienne De Villiers à la tête de l’ATP, l’instance dirigeante du tennis professionnel masculin souhaite la mise en place d’une nouvelle architecture du circuit et a mis en place de nombreuses réformes, comme notamment la mise en place d’un système de poules “round-robin” ou encore la réduction du nombre d’épreuves de Masters Series, impliquant le déclassement du tournoi de Monte Carlo et de Hambourg de leur statut privilégié de “Masters Series”. Ceci afin de promouvoir la mise en place d’un Masters Series mixte Madrilène au mois de mai, préparatoire à Roland Garros et d’un tournoi de Shanghai - la Chine étant considérée comme un marché prioritaire.

“Nous envisageons de transformer le tennis professionnel masculin en un divertissement et une affaire qui s’appuient sur ce qui intéresse les fans, les joueurs, les organisateurs et les médias.” Etienne de Villiers, président de l’ATP

Manque de concertation

Ce projet fait donc l’objet de quelques réunions, organisées entre la direction de l’ATP et les joueurs mais la qualité d’écoute est jugée très décevante par l’ensemble des athlètes. En Avril 2007, les organisateurs du tournoi de Monte Carlo Country Club ont engagé une “action antitrust”, contre l’ATP et de nombreux joueurs, dont Roger Federer et Rafael Nadal, en première ligne. Les deux premiers joueurs mondiaux se sont mobilisés pour apporter leur soutien au maintien du tournoi monégasque dans la catégorie Masters Series et s’élever contre les décisions du président de l’ATP, Etienne de Villiers en soulignant alors les “ratés” de la gouvernance mondial. Les principales revendications contre le plan de restructuration émis par l’ATP tiennent en quelques points :

  1. Refus de laisser l’ATP imposer aux joueurs quels tournois ils doivent disputer (sous peine de pénalités en cas de retrait) ;
  2. Refus de la réduction du nombre des Masters Series sur terre battue ;
  3. Refus de la réduction de 8% du nombre de points accordés sur terre battue ;
  4. Refus du déclassement de certains tournois comme Monte-Carlo ou Hambourg.

Suite à cette pétition, le Masters Series de Monte-Carlo trouvait finalement fin juillet 2007 un terrain d’entente avec l’ATP, qui annonçait que le tournoi conserverait son statut de Masters Series. En revanche, si Monte Carlo garde le sourire, les organisateurs du tournoi de Hambourg devraient voir leur statut évoluer…

Bronca des joueurs

Une fois n’est pas coutume, lors de la dernière édition qui s’est achevée dimanche 26 Avril 2008, Rafael Nadal est sorti de sa réserve. L’Espagnol n’apprécie pas la décision prise par de raccourcir de 6 à 5 semaines la saison sur terre battue, sans même avoir consulté l’avis des joueurs.

“Beaucoup de joueurs pensent que les choses ne peuvent plus continuer comme cela. L’ATP veut aller trop vite, les décisions prises ne vont pas dans le bon sens, et l’information n’est pas satisfaisante. Nous apprenons les projets de réforme sans avoir le temps de réagir.”

Invoquant l’impossibilité de maintenir un haut niveau de jeu pendant 4 semaines, l’Espagnol a vivement critiqué vendredi les changements du calendrier ATP qui contraignent les joueurs engagés à disputer trois Masters Series (Monte Carlo, Rome, Hambourg) en l’espace de quatre semaines avec le tournoi de Barcelone, également au programme de l’Espagnol.

Nadal accuse l’ATP de “détruire” le circuit européen en imposant un calendrier trop serré pour les tournois en terre battue et se dit même prêt à faire l’impasse sur le tournoi allemand. Même si Raphael Nadal sait que ses propos n’auront pas une grande incidence sur l’aménagement du calendrier, il n’envisage pas d’abdiquer.

Dans une lettre ouverte à l’ATP, 16 des 20 meilleurs joueurs mondiaux ont exprimé leur souhait de ne pas renouveler le mandat du Président de l’ATP qui doit arriver à échéance à la fin de cette année… Très critiqué pour son inexpérience du monde du tennis, cet ex-dirigeant chez Disney, a développé sa stratégie de réorganisation en se basant sur le rapport d’une société de consultants, avec pour objectif finale de séduire les médias et générer un vrai business autour des joueurs, malheureusement considérés comme de simples produits…

Une nouvelle tête, venant du tennis, aux manettes de l’ATP serait-elle mieux adaptée ? Pour Toni Nadal, cela ne fait aucun doute… Prochain épisode au mois de décembre.

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Après le football, le tennis victime de matches truqués ?

Nikolay DavydenkoAlors que le tennis semble, pour l’heure, relativement épargné par le fléau du dopage (malgré quelques cas révélés), les matchs truqués sont aujourd’hui au cœur de toutes les discussions, tant entre les joueurs du circuit professionnel masculin (ATP), qu’entre les dirigeants des institutions sportives. En effet, cette suspicion s’est installée après l’étonnante et douteuse défaite du Russe Nikolay Davydenko contre l’Argentin Martin Vassallo Arguello, en juillet dernier à Sopot (Pologne) alors que le score était de 2-6, 6-3, 2-1 ; le Russe ayant invoqué une blessure au pied. La société de paris privée Betfair avait suspendu les paris après avoir constaté que les sommes misées étaient dix fois plus importantes que la normale pour un match de ce type (7 millions de dollars misés sur la victoire de Vassallo-Arguello, loin d’être favori).

Depuis, le tennis découvre une triste réalité et un « mal » qui l’afflige peut-être depuis plus longtemps. En effet, d’Andy Murray à Michael Llodra, en passant par Arnaud Clément, de nombreux joueurs sortent aujourd’hui de l’ombre et reconnaissent avoir été sollicités par des corrupteurs afin d’accepter de perdre un match contre d’importantes sommes d’argent. A l’occasion du dernier BNP Paribas Masters Séries de Paris Bercy, Arnaud Clément a amorcé le débat en affirmant avoir été approché pour perdre volontairement un match sur le circuit ATP :

« Ca m’est déjà arrivé, je ne dirai pas où, ni la somme que l’on m’a proposée car ce n’est pas le plus important, mais on m’a déjà demandé de perdre un match. »

Ces joueurs sont restés, jusqu’à présent discrets devant ces propositions « malhonnêtes » dans la mesure où elles restaient, semble t-il, exceptionnelles. Le joueur français confirme : « Cela fait dix ans que je joue au tennis, cela m’est arrivé une fois. »

Ces tentatives de corruption sont-elles vraiment ponctuelles ou fréquentes ?
Pourtant, à en juger les témoignages des joueurs, chaque jour plus nombreux, les langues se « délient » et une réelle polémique est en train de naître…

Une dérive pouvant conduire à l’amalgame…

Si le sujet est au centre de toutes les discussions, les polémiques n’en sont peut-être qu’à leur début. Cependant, il convient de ne pas faire l’amalgame avec tous les matchs dont le résultat s’avère étonnant. Il serait dommageable de suspecter un match « arrangé » à chaque résultat « surprise », au risque de dévaloriser la performance du vainqueur et de nuire à la philosophie même du sport. La beauté du sport est justement qu’aucun résultat « n’est écrit » d’avance, malgré les prévisions, et qu’une surprise reste toujours possible.

Pourtant, dernièrement, lors du récent tournoi de Saint-Petersbourg, Davydenko a reçu une amende de 2.000 dollars de l’ATP pour avoir « manqué de combativité » lors de son match perdu 1-6, 7-5, 6-1 face à Marian Cilic. Surpris, il a alors fondu en larmes, invoquant une injustice. Critère objectif ou subjectif ? Reste que le joueur Russe est pour l’heure au centre d’une « tempête médiatique ».

Est-il vraiment possible de déceler d’éventuelles corruptions de joueurs ? Pas simple à évaluer tant il semble difficile de punir les fraudeurs sans réels aveux.

Sans réelles preuves, on ne pourra émettre que des hypothèses et il sera difficile de condamner qui que ce soit. En effet, un passage à vide physique ou mental d’un sportif de haut niveau est tout à fait possible durant sa carrière, tout comme un exploit d’un joueur face à un « mieux classé » que lui, d’où la beauté du sport…>

Quelles initiatives à mettre en place ?

Même si ce phénomène reste pour l’heure peu fréquent, cette situation est jugée très préoccupante, tant dans la démarche que dans les conséquences sur le tennis et son image. En effet, ces affaires mettent la lumière sur un phénomène nouveau et cette menace est à prendre très au sérieux par les organisations internationales, afin d’éviter que la situation devienne incontrôlable dans le monde entier.

Dès lors, des mesures préventives combinées à de réelles sanctions paraissent indispensables afin de préserver l’intégrité et les valeurs mêmes du sport. « Il n’y a rien de plus grave pour notre sport » considère Arnaud Clément qui prône l’exclusion à vie des tricheurs : « J’espère qu’aucun joueur n’a accepté ce genre de choses. S’il y a des preuves qu’un joueur a truqué un match, les sanctions doivent être très violentes, il faut aller jusqu’à exclure ce joueur du circuit à vie. »

Les réactions n’ont donc pas tardé et la Fédération française de tennis (FFT) a depuis pris les devants. Après avoir été victime du forfait répété des meilleurs joueurs mondiaux lors des dernières éditions, ternissant ainsi son image et sa popularité, le BNP Paribas Masters Séries ne voulait, en aucun cas, être le théâtre d’autres incidents et de celui des matches truqués. Outre des sanctions à prendre, la priorité actuelle reste d’être dans la prévention, l’information et être très attentif et présent sur le « terrain », afin de veiller au bon déroulement de la compétition. Une réactivité indispensable combinée à une efficacité immédiate semble en marche. Le système fédéral a donc déployé les moyens nécessaires, à plusieurs niveaux.

D’une part, la FFT à mis en place une veille informatique visant à enregistrer et analyser la majorité des matchs. A ceci, s’ajoute les informations collectées (volumes de paris, cotations…) grâce au partenariat conclu entre l’ATP et le réseau des loteries européennes.

D’autre part, la FFT a accompagnée cette initiative d’une collaboration sur le terrain, en faisant appel aux services officiels de police et aux renseignements généraux (RG), les seuls capables de mettre en œuvre les dispositifs d’investigation adaptés. Cette coopération a donc pris forme sur le tournoi parisien et pourrait même être reconduite, dès l’année prochaine lors des internationaux de France de Roland Garros, comme l’a stipulé Jean-François Vilotte, directeur général de la Fédération française de Tennis.

De son coté, l’instance internationale du circuit professionnel masculin, l’ATP, par l’intermédiaire de son président, Etienne de Villiers, est affirmative : « Pour nous c’est clair, les joueurs qui seront impliqués dans ces affaires seront exclus du circuit ». Dernier exemple en date : lors du tournoi parisien, certains joueurs jouant en ligne pendant les matchs, par l’intermédiaire de leur portable, ont été ramenés à la sortie, pour avoir violé les règles instaurées à l’occasion de l’évènement.

Pour l’heure, en attendant de démasquer les premiers coupables règne le soupçon, mais une vérité semble toutefois se vérifier : La majorité des sports sont aujourd’hui victime de dérives diverses telles que le dopage, les matchs truqués…. Pourtant, le sport a longtemps véhiculé des valeurs fortes et essentielles, auprès de tous et notamment des jeunes. Face à ce phénomène, il semble donc urgent de prendre les mesures nécessaires pour préserver son intégrité.

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Le BNP Paribas Masters fait sa révolution

BNP Paribas Masters

Le tournoi BNP Paribas Masters qui se déroule du 28 octobre au 4 novembre 2007 au Palais Omnisports de Paris-Bercy a mis en place un certain nombre d’innovations destinées à faire de ce rendez-vous des amateurs de tennis un véritable show accessible à tous.

Afin de corriger les carences de la précendente édition (voir l’article Le Masters de Paris-Bercy met en évidence les carences marketing de l’ATP, 7 novembre 2006), tous les acteurs ont été sollicités : instance digireante mondiale, Fédération Française de tennis, organisateurs du tournoi et parrain du tournoi.

Un contexte tendu impliquant un repositionnement du tournoi

La réflexion sur l’évolution de ce tournoi s’est inscrite dans un contexte de réforme. Pour Christian Bîmes, Président de la FFT : “Le BNP Paribas Masters est à l’aube d’une transformation générale qui découle de l’évolution même du circuit professionnel.” Anticipant ces réformes qui interviendront en 2009, le tournoi veut donc confirmer son statut de tournoi “Masters” qui lui assure la présence des meilleurs mondiaux.

Pourtant, le tournoi possède un handicap de taille. Mal placé dans le calendrier car en fin de saison, il est souvent délaissé par les joueurs du Top 5 qui préfèrent finaliser leur préparation pour la Masters Cup. Placé pendant les vacances de la Toussaint, il est également boudé par les spectateurs. Si les chiffres annoncés sont de l’ordre de 100.000 spectateurs sur la semaine lors des précédentes éditions, la distribution d’invitations a permis de gonfler artificiellement la fréquentation.

Enfin, dans ce contexte de “révolution” du tournoi, le partenaire-titre BNP Paribas, parrain mondial du tennis sous toutes ses formes (professionnel, associatif, caritatif) a également joué un rôle important de par ses exigences marketing.

De l’événement sportif au sport spectacle…

Pour cette 22è édition, les organisateurs ont mis un point d’honneur à satisfaire les desiderata des joueurs. La surface a été revue et correspond notamment à celle de la Masters Cup. L’aspect financier n’a pas été oublié : un “super bonus” de 3 millions de dollars sera réparti en les quatre premiers de la Race en fin de saison à condition d’avoir participer à huit Masters Séries sur les neuf au total, dont Madrid et Paris. Cette année, l’intérêt sportif est plus que présent avec Federer, Nadal et Djokovic au coude à coude dans la Race. La plupart des joueurs devraient donc être présents à Paris-Bercy.

Pour le public, l’organisation et les partenaires innovent en écrant le “Sunday Start”. Animé par BNP Paribas, cet événement est l’occasion d’animations inédites. Ainsi, les deux matches du jour seront suivis d’un set du DJ David Guetta sur le Central. A l’instar d’un concert des Rolling Stones à la mi-temps du Superbowl ou d’animations spectaculaires lors de matches NBA. Faisant de l’aspect sportif un élément parmi d’autres, le tournoi se positionne désormais comme un produit de divertissement. Ce qui lui permet notamment de toucher une nouvelle cible, plus jeune et pas forcément pratiquante. Avec le Sunday Start et David Guetta, BNP Paribas a l’assurance de proposer un spectacle pertinent à sa cible. Le groupe bancaire a donc monté une opérations spéciale offrant plusieurs milliers d’invitations aux 18-25 ans. Pour la Fédération, cette opération est également un bon moyen de réconcilier les jeunes avec le tennis en club.
Il est à noter que le concept de Sunday Start n’est pas nouveau. Progressivement mis en place dans les tournois du Grand Chelem, il permet d’ajouter un jour à la durée traditionnelle de 14 jours. Ce qui signifie des recettes supplémentaires — droits TV, billetterie et merchandising –, a fortiori un dimanche. En ce qui la billetterie, le BNP Paribas Masters a musclé son offre en proposant plusieurs packages et différents niveaux de prix, ainsi qu’un nouveau canal de vente avec Tennis Billet. Les entreprises, notamment les PME, ont été démarchées par des commerciaux pour leurs opérations de relations publiques. Côté diffusion, Canal + retransmettra l’événement en quasi-intégralité sur ses chaînes.

Comment estimer et mesurer la réussite du BNPPM ? Le Directeur du Tournoi, Jean-François Caujolle, explique : “Nous nous attacherons moins au chiffre de fréquentation qu’au retour que nous aurons des joueurs, des fans et des partenaires à l’issue de cette édition.”

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