Archive for Rugby

Coupe du Monde de Rugby (partie 1) : les équipementiers

Pour cette sixième Coupe du Monde qui se déroule du 7 septembre au 20 octobre 2007, Nike et Adidas, les frères ennemis de l’équipement sportif se retrouvent une fois de plus face à face. Tandis que l’équipementier allemand parie sur les All Blacks, les véritables favoris de la compétition, ainsi que les Pumas argentins, la firme de Beaverton mise sur les challengers que sont la France et l’Angleterre. A noter également que la marque Canterbury équipe plusieurs nations de rang de l’hémisphères Nord comme de l’hémisphère Sud : les Springboks (Afrique du Sud), les Wallabies (Australie), ainsi que le XV du Trèfle (Irlande) et du Chardon (Ecosse).

Vous trouverez ci-dessous la publicité de Nike lançant les Bleus dans la compétition (claim “Aux armes Citoyens”), publicité qui a sans doute perdu de sa superbe après la désillusion face aux Argentins. De là, à rapprocher cette campagne (ratée) de celle d’Adidas en 2002 sur la “Deuxième Etoile” des Bleus, il n’y avait qu’un pas…

Au XV de France de conjurer le sort !

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Le Blog du marketing sportif

2007, l’année du rugby

 

XV de France2007, bien qu’étant une année impaire, a priori moins riche en grands événements mondiaux du type Coupe du Monde, Euro de Football ou Jeux Olympiques, devrait tenir toutes ses promesses sur le plan sportif.

L’année 2007 sera placée sous le signe du rugby avec notamment le VI Nations du 3 février au 27 mars et la Coupe du Monde du 7 septembre au 20 octobre 2007, en France. Cette forte médiatisation du rugby, entamée il y a quelques années, devrait favoriser le « produit » rugby en termes de professionnalisation et de business. Les annonceurs ont d’ailleurs répondant présent en sponsorisant massivement les compétitions du ballon ovale.

Si 2007 semble une année charnière pour le rugby, elle risque d’être critique pour le sport cycliste. Après l’annonce du dopage supposé de Floyd Landis, vainqueur du Tour de France, et de son dauphin, Oscar Pereiro, le cyclisme risque de ne pas s’en remettre. Les sponsors du 3è événement mondial sont de moins en moins enclins à cautionner un sport qui ne semble pas mettre tous les moyens pour faire le ménage. A noter cependant, que le Tour de France reste un événement particulièrement populaire avec plus de 10 millions de personnes au bord des routes. A noter également que, généralement, ces personnes viennent moins pour l’aspect sportif que pour la Caravane du Tour. Les marques ne s’y trompent pas et apprécient cette proximité avec leurs cibles pour communiquer.

Sur le plan des nouveaux médias, la convergence des médias devrait se poursuivre à un rythme intéressant avec de plus en plus de passerelles entre la TV, le web et le mobile. Ce dernier média est de plus en plus plébiscité pour ces nouvelles fonctionnalités — email, vidéo, TV, internet – que pour ses fonctions de base telles que la voix et le SMS.
Si vous souhaitez participer au petit jeu des prédictions 2007, je vous invite à consulter les blogs de Fred Cavazza et de Read/Write Web.

Pour conclure, je ferais un point sur l’audience. Bien que tournant au ralenti, ce blog a battu son record d’audience en décembre 2006 avec plus de 30.000 visites ! Merci à vous et meilleurs vœux !

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Metro Sport : les enjeux d’un nouveau quotidien sportif gratuit

Formations

Avec l’annonce en début de semaine de la réorganisation thématique de TF1 et surtout du lancement d’un quotidien sportif gratuit début 2007, Patrick Le Lay a jeté un pavé dans la mare. En France, L’Equipe est l’unique journal dédié à l’actualité sportive généraliste et diffusé à l’échelle nationale. Chez nos voisins européens, la situation de monopole n’existe pas. Si les observateurs et les acteurs du sport considèrent L’Equipe comme “la” référence en matière de résultats et d’analyses, il n’en reste pas moins qu’il y a une place à prendre sur le marché des quodiens sportifs.

Actionnaire à 34% du quotidien généraliste gratuit Metro, le groupe TF1 dispose d’un certain nombre d’atouts pour lancer Metro Sport. Tout d’abord, il peut s’appuyer sur la puissance de distribution de Metro (880.000 exemplaires, 10 grandes villes de France). Au niveau éditorial, des synergies sont envisagées avec Eurosport. Filiale à 100% de TF1, Eurosport est la première chaîne du câble et du satellite en termes d’audience et son site Internet eurosport.fr est classé deuxième derrière lequipe.fr.

A mon sens, la présence d’Eurosport dans ce projet de quotidien est un facteur-clé de succès de par son expertise sportive et audiovisuelle mais surtout par sa compréhension des nouveaux médias et du multimédia. D’ailleurs, on pourrait parier qu’à très court terme, le quotidien Metro Sport devrait être présent sur Internet ; la forme (marque blanche d’Eurosport ?) restant à déterminer. Enfin, la présence européenne du média Eurosport complète son intérêt stratégique en vue d’un déploiement international éventuel du quotidien.

Le journal L’Equipe sera en concurrence frontale avec Metro Sport, gratuit. Aujourd’hui, le groupe L’Equipe présent sur plusieurs supports — le print payant, le web gratuit, la TV payante — souffre de plusieurs handicaps : une cannibalisation du print sur le web, un manque de synergies print/web/TV et un site Internet manquant cruellement de multimédia.

Dans une moindre mesure, Metro Sport exercera une nouvelle concurrence sur les bi-hebdomadaires et hebdomadaires du sport, généralistes et spécialistes, payants ou gratuits. Citons, entre autres, le Magazine Sport, L’Equipe Magazine, France Football, But et Midi Olympique. A terme, la concurrence devrait s’étendre sur le terrain des nouveaux médias comme le confirme explicitement Patrick Le Lay : “Je partirai lorsque j’aurai réussi à faire du groupe TF1 un groupe de médias et de nouveaux médias.”
Face à Metro Sport et pour éviter la chute, L’Equipe n’a pas droit au statut quo. Comment endiguer une baisse potentielle de la diffusion ? Quelles actions mettre en place ? nouvelle maquette, supplément hebdo gratuit, etc ?

Qu’en pensez-vous ? Que vous inspire l’idée d’un nouveau quotidien sportif ?

Le Blog du marketing sportif

Sport 2.0 = widiwici

défis sportifs

J’avais déjà parlé sur ce blog de widiwici, un site web de défis sportifs, pour avoir interviewé l’un des fondateurs du projet (voir l’article : Je te défie sur widiwici).

J’en reparle aujourd’hui pour vous signaler que la bannière est disponible chez les Influenceurs.

Cliquez sur l’image ci-contre pour visiter le site widiwici.
Pour lire le blog, ça se passe ici.

Bons défis et bon buzz !

Le Blog du marketing sportif

Je te défie sur widiwici !

Chers lecteurs, je vous propose aujourd’hui un focus sur un projet innovant dans la mouvance du web 2.0, widiwici. En offrant à ses membres la possibilité de se lancer des défis sportifs, ce site Internet se veut “un lieu de partage de toutes les passions sportives et de loisirs.”
Interview avec Benoît Mouren, l’un des fondateurs de widiwici.

1. Comment l’idée vous est-elle venue ?
“Nous sommes deux à l’origine de ce projet. Arnaud Latourrette, développeur de plateformes web m’a parlé de plusieurs projets de création d’activité qu’il avait depuis un moment sans avoir sauté le pas. Parmi ses idées, une a particulièrement retenu mon attention, celle d’un site web de défis sportifs. Je me passionne pour la nouvelle vague du web, communément appelée web2.0 qui donne le pouvoir aux gens. Le web1.0 c’était l’e-commerce, le web 2.0 c’est les gens. On est en train d’assister à l’émergence d’une culture de la participation. Le meilleur exemple c’est les blogs qui sont en train d’exploser, du podcasting dont l’usage se développe de manière exponentielle aux Etats-Unis en ce moment. Les logiciels sociaux dont le principe est de mettre en ligne son réseau relationnel ont suscité un intérêt très fort en 2003/2004. Le soufflé retombe un peu en ce moment. Un site comme friendster, un des pionniers, connaît de grandes difficultés. Linked-in a réorienté son business model vers le recrutement. La raison ? Elle est simple : mettre en ligne son réseau n’a aucun intérêt en soit si on n’explique ce qui unit les 2 personnes. Comme l’explique très bien Jyri Engeström, sociologue finlandais, la valeur d’un réseau, c’est le lien et la qualité du lien. Il faut que les 2 personnes partagent quelque chose. Ce quelque chose, c’est “l’objet social”. Cela explique le succès très fort de flickr par exemple, racheté en mars 2005 par Yahoo qui compte plus de 3 millions de membres actuellement. Dans ce cas, l’objet social est la photo sur laquelle les gens entament des conversations et tissent des liens. Dans le cas de widiwici, l’objet social est le sport, activité fortement sociale… Le sport tout seul c’est bien, mais c’est surtout une activité qui se partage.”

2. Quel est votre business model ?
“Notre business model s’appuie sur 3 piliers. Le 1er est que widiwici constitue un outil marketing très puissant. C’est une communauté aux valeurs très fortes, valeurs de partage, de saine émulation, le sport comme source d’équilibre, de découverte de soi et des autres. Les challengers (les membres de widiwici) se connectent notamment lors de la préparation de leur activité sportive pour trouver un partenaire ou juste après pour entrer le résultat du défi. Ce sont des moments privilégiés pour qu’une marque qui a quelque chose de pertinent à leur dire puisse le faire… Nous avons un outil de profiling très puissant. Les challengers ont tout intérêt à bien remplir les sports qu’ils pratiquent, où ils les pratiquent pour tirer le meilleur parti du service. Ainsi, on peut très bien choisir d’adresser un message à une population très précise par exemple les hommes de 30 à 45 ans qui pratiquent le tennis, le golf et la plongée qui résident en région lyonnaise et partent régulièrement en week-end en Savoie en hiver. Le profiling se base sur du réel, du comportemental, pas du déclaratif invérifiable comme cela existe dans les enquêtes marketing où on vous demande si vous aimez le bricolage, le cinéma ou la bourse….
widiwici est entièrement gratuit pour permettre une diffusion rapide. Nous souhaitons néanmoins mettre en place des services “plus” payants sous forme d’un abonnement de 2€ par mois pour les plus gros utilisateurs notamment dans le domaine de la publication des vidéos de défis.
Nous avons aussi une offre de produits et de services comme la vente de vêtements et de goodies, ainsi qu’une offre (pas encore en place) d’assurance. L’idée est de proposer des assurances pour la pratique multisport. D’autres pistes sont également en cours d’évaluation. Nous avons une politique de respect de la vie privée très forte. Les challengers paramètrent les messages que nous leur envoyons (alertes par exemple lorsqu’ils sont défiés) et peuvent choisir de ne recevoir aucun message. Nous ne vendrons ou ne louerons ou cèderons jamais d’aucune manière notre base de données d’adresses à qui se soit sauf si le challenger le demande. Les messages s’affichent de manière contextuelle sur les pages du site que les internautes consultent. Il faut remarquer que le temps moyen de consultation du site est 11 minutes, ce qui est beaucoup pour un site web.”

3. Pouvez-vous détailler votre campagne de communication ?
“Notre modèle de diffusion est viral. Nous contactons des communautés existantes : grandes écoles, universités, fédérations sportives et clubs pour leur offrir nos services. Nous contactons également des “contaminateurs”, sportifs connus ou leaders dans des groupes (teams de skieurs, snowboarders en ce moment). Nous montons des partenariats avec des communautés qui partagent nos valeurs comme allosurf, site de covoiturage spécialisé dans les sports de glisse. Nous organisons également des événements en stations de sports d’hiver (Villard Reculas la semaine dernière, le Grand Bornand début mars) ou ailleurs.”

4. Quels sont les résultats jusqu’à présent et vos prévisions ?
“Les résultats sont très prometteurs, le concept rencontre un vif enthousiasme et certains membres sont devenus complètement accros. Mais comme tout nouveau concept et communauté naissante, la phase d’apprentissage peut être longue et certaines personnes ont besoin d’être “prise par la main” avant de devenir autonomes et agent de propagation de widiwici. Nous avons environ 360 membres et 1000 pages vues par jour en 2 mois d’activité “officielle”. Nous cherchons actuellement des annonceurs-partenaires qui comprennent tout le potentiel de ce concept et y voit un intérêt stratégique pour leur marque dans une optique relationnelle et qui sont prêt à s’associer à widiwici avant même que nous ayions atteint la masse critique qui attirera tous les annonceurs.”

Propos recueillis par Julien Hermetet.

Le Blog du marketing sportif

En savoir plus : widiwici - le site, widiwici - le blog

Etudes et stratégies marketing

Parce les études sont un outil stratégique, je vous propose ici une petite sélection sur le thème du marketing sportif et des médias. Ces études sectorielles exhaustives sont le plus souvent payantes, alors quel intérêt si l’on veut s’informer gratuitement sur un sujet ? En fait, l’intérêt de ces études est essentiellement fondé sur la capacité à faire ressortir les enjeux d’un secteur donné. En d’autres termes, il s’agit moins d’apporter des réponses que de poser les bonnes questions. Certes, les recommandations sont importantes mais elles doivent toujours être ramenées à la problématique propre à chaque entreprise.

Sponsoring sportif
- Comment mettre le sponsoring sportif au service des stratégies de communication des entreprises et de valorisation de leurs marques ? (Eurostaf, novembre 2005)
- Analyse du marché du sponsoring en 2005 : monde, Canada, France (M-SMG Research, 2005)

Bilan d’événements
- Image de l’événement et notoriété des sponsors : Roland Garros, Tour de France, Caravane du Tour de France (TNS Sofres, Sponsoring & Sport)
- Image du sport et notoriété de ses sponsors et de ses clubs : Football, Rugby (TNS Sofres, Sponsoring & Sport)
- Quel modèle économique pour le football professionnel français ? (Eurostaf, juillet 2002)
- Formule 1 et marketing hors-média (M-SMG Research, 2005)

Droits audiovisuels
- Les droits sportifs et la télévision (Eurostaf, juillet 2001)
- Corrélation entre droits TV et droits sponsoring (M-SMG Research, 2005)

Le Blog du marketing sportif

En savoir plus : Eurostaf, TNS Sofres, Insee - Portail entreprises, SponsorClick, M-SMG Research / Et aussi : Ifop, Athlane
Crédit photo : Mark J. Terrill / AP

Le PMU parie sur le rugby

PMU / RugbyL’entreprise de paris hippiques a signé un contrat de partenariat avec la Ligue nationale de rugby (LNR). Pendant trois ans, le PMU sera partenaire officiel du Top 14 et Pro D2 au même titre que la Société Générale et la GMF, partenaires historiques du rugby.

Avec cet accord, le PMU va pouvoir faire d’une pierre deux coups : il ajoute un nouveau sport et un nouvel événement à son portefeuille déjà fourni. Omniprésent sur le Tour de France — partenaire officiel du Maillot Vert, caravane publicitaire, relations publiques –, le Pari Mutuel Urbain est également fournisseur officiel à Roland Garros. D’autre part, il profite d’un sport qui gagne en popularité et en médiatisation, à moins de deux ans de la Coupe du Monde en France (Lire l’article : “Allez au contact !”).

Lors de ses événements, le PMU capte l’attention d’un large public en organisant des concours de pronostics en rapport avec le sport sponsorisé (tennis, cyclisme). S’il ne s’agit pas à proprement parler d’une diversification, ce type d’opération pourrait cependant être amené à s’intensifier ou se développer dans certains sports… comme le rugby. On pourrait alors imaginer un Cote & Match version PMU. Pas sûr que cela soit du goût de son (seul) concurrent, la Française des Jeux.

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A lire : Le Stade Français fait son show
En savoir plus : Les partenaires de la LNR, Le sponsoring du PMU