Archive for Médias

Droit à l’information en matière sportive : le CSA engage une réflexion

 

CSAPlébiscitée par le public, la thématique sportive attire les médias afin de répondre à leurs objectifs d’information et d’audience. Actuellement, la loi du 13 juillet 1992 qui définit le droit à l’information en matière sportive est toujours en vigueur. Or, depuis 1992, le contexte et l’offre ont considérablement évolué avec notamment le développement des nouveaux médias. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a engagé une réflexion sur le sujet, l’enjeu étant d’adapter ce principe de droit à l’information à la situation présente.

Aujourd’hui, les compétitions sportives sont accessibles soit via une retransmission en direct et souvent exclusive de l’événement ou soit via la diffusion d’extraits après coup. C’est à ce moment-là qu’intervient le droit à l’information, l’événement devant alors être accessible au plus grand nombre. Concrètement, le code de bonne conduite de 1992 – accord tripartite entre les chaînes hertziennes, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et l’Union syndicale des journalistes sportifs français (USJSF) – inclut notamment “la reprise d’extraits à titre gratuit dans les journaux télévisés était possible sous réserve notamment que la source en soit clairement identifiée et que la durée des extraits n’excède pas 1 minute 30 secondes, sauf accord plus favorable du cessionnaire des droits”. Il est à noter que cette durée dépend de la discipline. Si l’on prend le cas du Championnat de France de football, les images cédées par l’ayant droit sont limitées à des extraits de deux matches (trois matches à titre exceptionnel), ceux-ci devant être identiques pour tous les diffuseurs.

L’article L.333-7 de la loi du 13 juillet 1992 reprend les principes du code de bonne conduite et explicite le droit de citation :

“La cession du droit d’exploitation d’une manifestation ou d’une compétition sportive à un service de communication audiovisuelle ne peut faire obstacle à l’information du public par les autres services de communication au public par voie électronique. Le vendeur ou l’acquéreur de ce droit ne peuvent s’opposer à la diffusion, par d’autres services de communication audiovisuelle, de brefs extraits prélevés à titre gratuit parmi les images du ou des services cessionnaires et librement choisis par le service non cessionnaire du droit d’exploitation qui les diffuse. Ces extraits sont diffusés gratuitement au cours des émissions d’information. Leur diffusion s’accompagne dans tous les cas d’une identification suffisante du service de communication audiovisuelle cessionnaire du droit d’exploitation de la manifestation ou de la compétition.”

Dans sa Lettre du mois de mars 2008, le CSA rappelle que “dès lors que la source est identifiée, que la citation est brève et qu’elle est incorporée à une émission d’information, tout service de télévision est libre de diffuser gratuitement les extraits de son choix”. Seul hic, les notions de “brefs extraits” et d’”émission d’information” dont les conditions d’application n’ont pas été définies sont sujettes à interprétation.

Avec le développement des chaînes d’information sportive en continu à l’été 1998 - Infosport et L’Equipe TV –, le rythme de rotation des extraits à l’antenne est évoqué et la jurisprudence évolue et fluctue en fonction de plusieurs facteurs (compétitions, disciplines…). Dans un contexte où les droits de retransmissions sont de plus en plus élevés et où la convergence des médias se fait plus forte, les propriétaires desdits droits ont besoin de sécuriser leurs investissements par l’intermédiaire d’un cadre juridique solide.

Si les chaînes de télévision généralistes de la TNT, les opérateurs mobiles et les pure players internet s’invitent de plus en plus dans les appels d’offre de compétitions sportives, ces acteurs sont tout autant concernés par le droit à l’information. Par ailleurs, sur Internet, le droit à l’information semble effectif de facto : les chaînes hertziennes proposent d’ores et déjà à leurs internautes de consulter en ligne les JT et émissions diffusées à la télévision, et ce de manière indéfinie.

Les enjeux de la réflexion du CSA présidée par Rachid Arhab sont donc doubles : garantir l’exclusivité des droits promise aux propriétaires tout en appliquant le droit de citation selon les canaux (hertzien, TNT, web, mobile…) afin de répondre à l’exigence d’information publique des événements sportifs.

Le blog du marketing sportif

Après le football, le tennis victime de matches truqués ?

Nikolay DavydenkoAlors que le tennis semble, pour l’heure, relativement épargné par le fléau du dopage (malgré quelques cas révélés), les matchs truqués sont aujourd’hui au cÅ“ur de toutes les discussions, tant entre les joueurs du circuit professionnel masculin (ATP), qu’entre les dirigeants des institutions sportives. En effet, cette suspicion s’est installée après l’étonnante et douteuse défaite du Russe Nikolay Davydenko contre l’Argentin Martin Vassallo Arguello, en juillet dernier à Sopot (Pologne) alors que le score était de 2-6, 6-3, 2-1 ; le Russe ayant invoqué une blessure au pied. La société de paris privée Betfair avait suspendu les paris après avoir constaté que les sommes misées étaient dix fois plus importantes que la normale pour un match de ce type (7 millions de dollars misés sur la victoire de Vassallo-Arguello, loin d’être favori).

Depuis, le tennis découvre une triste réalité et un « mal » qui l’afflige peut-être depuis plus longtemps. En effet, d’Andy Murray à Michael Llodra, en passant par Arnaud Clément, de nombreux joueurs sortent aujourd’hui de l’ombre et reconnaissent avoir été sollicités par des corrupteurs afin d’accepter de perdre un match contre d’importantes sommes d’argent. A l’occasion du dernier BNP Paribas Masters Séries de Paris Bercy, Arnaud Clément a amorcé le débat en affirmant avoir été approché pour perdre volontairement un match sur le circuit ATP :

« Ca m’est déjà arrivé, je ne dirai pas où, ni la somme que l’on m’a proposée car ce n’est pas le plus important, mais on m’a déjà demandé de perdre un match. »

Ces joueurs sont restés, jusqu’à présent discrets devant ces propositions « malhonnêtes » dans la mesure où elles restaient, semble t-il, exceptionnelles. Le joueur français confirme : « Cela fait dix ans que je joue au tennis, cela m’est arrivé une fois. »

Ces tentatives de corruption sont-elles vraiment ponctuelles ou fréquentes ?
Pourtant, à en juger les témoignages des joueurs, chaque jour plus nombreux, les langues se « délient » et une réelle polémique est en train de naître…

Une dérive pouvant conduire à l’amalgame…

Si le sujet est au centre de toutes les discussions, les polémiques n’en sont peut-être qu’à leur début. Cependant, il convient de ne pas faire l’amalgame avec tous les matchs dont le résultat s’avère étonnant. Il serait dommageable de suspecter un match « arrangé » à chaque résultat « surprise », au risque de dévaloriser la performance du vainqueur et de nuire à la philosophie même du sport. La beauté du sport est justement qu’aucun résultat « n’est écrit » d’avance, malgré les prévisions, et qu’une surprise reste toujours possible.

Pourtant, dernièrement, lors du récent tournoi de Saint-Petersbourg, Davydenko a reçu une amende de 2.000 dollars de l’ATP pour avoir « manqué de combativité » lors de son match perdu 1-6, 7-5, 6-1 face à Marian Cilic. Surpris, il a alors fondu en larmes, invoquant une injustice. Critère objectif ou subjectif ? Reste que le joueur Russe est pour l’heure au centre d’une « tempête médiatique ».

Est-il vraiment possible de déceler d’éventuelles corruptions de joueurs ? Pas simple à évaluer tant il semble difficile de punir les fraudeurs sans réels aveux.

Sans réelles preuves, on ne pourra émettre que des hypothèses et il sera difficile de condamner qui que ce soit. En effet, un passage à vide physique ou mental d’un sportif de haut niveau est tout à fait possible durant sa carrière, tout comme un exploit d’un joueur face à un « mieux classé » que lui, d’où la beauté du sport…>

Quelles initiatives à mettre en place ?

Même si ce phénomène reste pour l’heure peu fréquent, cette situation est jugée très préoccupante, tant dans la démarche que dans les conséquences sur le tennis et son image. En effet, ces affaires mettent la lumière sur un phénomène nouveau et cette menace est à prendre très au sérieux par les organisations internationales, afin d’éviter que la situation devienne incontrôlable dans le monde entier.

Dès lors, des mesures préventives combinées à de réelles sanctions paraissent indispensables afin de préserver l’intégrité et les valeurs mêmes du sport. « Il n’y a rien de plus grave pour notre sport » considère Arnaud Clément qui prône l’exclusion à vie des tricheurs : « J’espère qu’aucun joueur n’a accepté ce genre de choses. S’il y a des preuves qu’un joueur a truqué un match, les sanctions doivent être très violentes, il faut aller jusqu’à exclure ce joueur du circuit à vie. »

Les réactions n’ont donc pas tardé et la Fédération française de tennis (FFT) a depuis pris les devants. Après avoir été victime du forfait répété des meilleurs joueurs mondiaux lors des dernières éditions, ternissant ainsi son image et sa popularité, le BNP Paribas Masters Séries ne voulait, en aucun cas, être le théâtre d’autres incidents et de celui des matches truqués. Outre des sanctions à prendre, la priorité actuelle reste d’être dans la prévention, l’information et être très attentif et présent sur le « terrain », afin de veiller au bon déroulement de la compétition. Une réactivité indispensable combinée à une efficacité immédiate semble en marche. Le système fédéral a donc déployé les moyens nécessaires, à plusieurs niveaux.

D’une part, la FFT à mis en place une veille informatique visant à enregistrer et analyser la majorité des matchs. A ceci, s’ajoute les informations collectées (volumes de paris, cotations…) grâce au partenariat conclu entre l’ATP et le réseau des loteries européennes.

D’autre part, la FFT a accompagnée cette initiative d’une collaboration sur le terrain, en faisant appel aux services officiels de police et aux renseignements généraux (RG), les seuls capables de mettre en Å“uvre les dispositifs d’investigation adaptés. Cette coopération a donc pris forme sur le tournoi parisien et pourrait même être reconduite, dès l’année prochaine lors des internationaux de France de Roland Garros, comme l’a stipulé Jean-François Vilotte, directeur général de la Fédération française de Tennis.

De son coté, l’instance internationale du circuit professionnel masculin, l’ATP, par l’intermédiaire de son président, Etienne de Villiers, est affirmative : « Pour nous c’est clair, les joueurs qui seront impliqués dans ces affaires seront exclus du circuit ». Dernier exemple en date : lors du tournoi parisien, certains joueurs jouant en ligne pendant les matchs, par l’intermédiaire de leur portable, ont été ramenés à la sortie, pour avoir violé les règles instaurées à l’occasion de l’évènement.

Pour l’heure, en attendant de démasquer les premiers coupables règne le soupçon, mais une vérité semble toutefois se vérifier : La majorité des sports sont aujourd’hui victime de dérives diverses telles que le dopage, les matchs truqués…. Pourtant, le sport a longtemps véhiculé des valeurs fortes et essentielles, auprès de tous et notamment des jeunes. Face à ce phénomène, il semble donc urgent de prendre les mesures nécessaires pour préserver son intégrité.

Le Blog du marketing sportif

Le BNP Paribas Masters fait sa révolution

BNP Paribas Masters

Le tournoi BNP Paribas Masters qui se déroule du 28 octobre au 4 novembre 2007 au Palais Omnisports de Paris-Bercy a mis en place un certain nombre d’innovations destinées à faire de ce rendez-vous des amateurs de tennis un véritable show accessible à tous.

Afin de corriger les carences de la précendente édition (voir l’article Le Masters de Paris-Bercy met en évidence les carences marketing de l’ATP, 7 novembre 2006), tous les acteurs ont été sollicités : instance digireante mondiale, Fédération Française de tennis, organisateurs du tournoi et parrain du tournoi.

Un contexte tendu impliquant un repositionnement du tournoi

La réflexion sur l’évolution de ce tournoi s’est inscrite dans un contexte de réforme. Pour Christian Bîmes, Président de la FFT : “Le BNP Paribas Masters est à l’aube d’une transformation générale qui découle de l’évolution même du circuit professionnel.” Anticipant ces réformes qui interviendront en 2009, le tournoi veut donc confirmer son statut de tournoi “Masters” qui lui assure la présence des meilleurs mondiaux.

Pourtant, le tournoi possède un handicap de taille. Mal placé dans le calendrier car en fin de saison, il est souvent délaissé par les joueurs du Top 5 qui préfèrent finaliser leur préparation pour la Masters Cup. Placé pendant les vacances de la Toussaint, il est également boudé par les spectateurs. Si les chiffres annoncés sont de l’ordre de 100.000 spectateurs sur la semaine lors des précédentes éditions, la distribution d’invitations a permis de gonfler artificiellement la fréquentation.

Enfin, dans ce contexte de “révolution” du tournoi, le partenaire-titre BNP Paribas, parrain mondial du tennis sous toutes ses formes (professionnel, associatif, caritatif) a également joué un rôle important de par ses exigences marketing.

De l’événement sportif au sport spectacle…

Pour cette 22è édition, les organisateurs ont mis un point d’honneur à satisfaire les desiderata des joueurs. La surface a été revue et correspond notamment à celle de la Masters Cup. L’aspect financier n’a pas été oublié : un “super bonus” de 3 millions de dollars sera réparti en les quatre premiers de la Race en fin de saison à condition d’avoir participer à huit Masters Séries sur les neuf au total, dont Madrid et Paris. Cette année, l’intérêt sportif est plus que présent avec Federer, Nadal et Djokovic au coude à coude dans la Race. La plupart des joueurs devraient donc être présents à Paris-Bercy.

Pour le public, l’organisation et les partenaires innovent en écrant le “Sunday Start”. Animé par BNP Paribas, cet événement est l’occasion d’animations inédites. Ainsi, les deux matches du jour seront suivis d’un set du DJ David Guetta sur le Central. A l’instar d’un concert des Rolling Stones à la mi-temps du Superbowl ou d’animations spectaculaires lors de matches NBA. Faisant de l’aspect sportif un élément parmi d’autres, le tournoi se positionne désormais comme un produit de divertissement. Ce qui lui permet notamment de toucher une nouvelle cible, plus jeune et pas forcément pratiquante. Avec le Sunday Start et David Guetta, BNP Paribas a l’assurance de proposer un spectacle pertinent à sa cible. Le groupe bancaire a donc monté une opérations spéciale offrant plusieurs milliers d’invitations aux 18-25 ans. Pour la Fédération, cette opération est également un bon moyen de réconcilier les jeunes avec le tennis en club.
Il est à noter que le concept de Sunday Start n’est pas nouveau. Progressivement mis en place dans les tournois du Grand Chelem, il permet d’ajouter un jour à la durée traditionnelle de 14 jours. Ce qui signifie des recettes supplémentaires — droits TV, billetterie et merchandising –, a fortiori un dimanche. En ce qui la billetterie, le BNP Paribas Masters a musclé son offre en proposant plusieurs packages et différents niveaux de prix, ainsi qu’un nouveau canal de vente avec Tennis Billet. Les entreprises, notamment les PME, ont été démarchées par des commerciaux pour leurs opérations de relations publiques. Côté diffusion, Canal + retransmettra l’événement en quasi-intégralité sur ses chaînes.

Comment estimer et mesurer la réussite du BNPPM ? Le Directeur du Tournoi, Jean-François Caujolle, explique : “Nous nous attacherons moins au chiffre de fréquentation qu’au retour que nous aurons des joueurs, des fans et des partenaires à l’issue de cette édition.”

Le blog du marketing sportif

Le rôle et l’avenir des fédérations remis en question : le cas du tennis

 

Fédération Française de Tennis

Sur fond de polémiques et autres anecdotes, la Fédération Française de Tennis est à ce jour l’objet de nombreuses critiques et remarques remettant en cause son fonctionnement et sa méthode. Comment cette institution, si longuement perçue comme la meilleure école pour former les champions de demain, se retrouve sur le banc des accusés au point d’en perdre peu à peu sa crédibilité ? Doit-on y voir la fin d’une « école » et un lien avec le départ de certains champions ou cadres fédéraux vers d’autres structures ?

Bref, autant de questions qui poussent au débat et à l’analyse….

Le système fédéral français est, depuis de très nombreuses années, reconnu comme l’un des meilleurs systèmes de formation au monde. Et pour cause, depuis Yannick Noah en 1983, la France n’est effectivement pas en reste avec de très bons résultats, démontrant ainsi sa capacité à accompagner joueurs et joueuses dans leurs évolutions et notamment dans la délicate transition « juniors - pro ». De Sébastien Grosjean, champion de France minimes en 1995 puis Champion du monde Juniors à Richard Gasquet, aujourd’hui installé (et pour longtemps) parmi l’Elite du tennis mondial, en passant par Paul-Henri Matthieu ou Amélie Mauresmo, Championne du monde en 1996 et numéro 1 mondiale l’année passée, la FFT n’a pas gâchée ses « petits diamants ». De plus, en comparaison avec d’autres fédérations nationales où l’organisation est jugée complexe, les installations inadaptées… la France apparaît bien lotie. Dés lors, la voie fédérale a longtemps été perçue comme le (seul) chemin menant à la réussite, grâce à un encadrement de professionnels, de structures sans équivalence à l’époque…Mais celle-ci semble remise en question peu à peu…

L’avènement des structures privées…

En effet, d’une part on aperçoit l’avènement de structures privées, telles que Team Lagardère ou l’Academy éponyme de Patrick Mouratoglou, dotées de moyens impressionnants (staff, infrastructures de pointe) et invoquant une nouvelle « façon de pensée », de « travailler ». Outre le fonctionnement, chacune développe à sa manière une philosophie et un positionnement différent qui petit à petit semble faire de l’ombre au système fédéral, jugé si exemplaire dans le passé…A ce jour, cette mise en concurrence est vue différemment selon les regards…et certaines questions subsistent. Doit-on y voir une complémentarité ou à l’inverse une concurrence mettant en péril un monopole trop longtemps esseulé ?

Cette concurrence s’accompagne également du départ progressif mais massif, d’un grand nombre de joueurs ou cadres phares de la FFT vers des structures privées. Il y est tentant de trouver dans ce mouvement un lien avec le développement des structures privées mais les raisons restent multiples….et contestées.

Une autre approche….

D’autre part, la FFT se heurte de plus en plus à la méfiance des joueurs ou joueuses et de leur environnement. Autrement dit, le système fédéral apparaît comme une école de formation au fonctionnement « stéréotypé », incapable de sortir de ses principes, méthodes de formation ou critères de sélection. Tout d’abord, les joueurs bénéficiant d’aides fédérales ou de bourses ne sont plus « légions » par rapport aux années passées. De plus, ils semblent être retenus sur des critères établis et fixes tels que les résultats ou le classement Français…autrement dit, rien de tel pour apposer un peu plus de pression sur les jeunes joueurs.

« Mon fils n’est plus à ce jour retenu à la ligue régionale et ne bénéficie de plus aucune aide. Ayant été blessé durant quelques mois l’année passée, il n’a pu jouer en tournois. Son nouveau classement n’a donc pas évolué et dés lors, la ligue n’a pas souhaité poursuivre…. ».

Il semble donc que outre la prise en compte des résultats ou classement, la Fédération n’attache pas l’importance qu’elle mérite, à la personnalité du joueur telle que sa confiance en soi, sa maturité, son environnement familial. En effet, combien de joueurs, parmi les meilleurs de leurs catégories d’âge et encadrés par la fédération n’ont pas donné suite ou ont arrêté totalement le tennis (certains devant la pression devenue trop forte) ?

Ensuite, la sélection des meilleur(e)s est établie selon une méthode et des principes qui s’ils ont fait leurs preuves par le passé, semblent caduques aujourd’hui Un nombre maximum de joueurs est soumis au même entraînement, très difficile a supporter tant sur le plan physique que mental et seul les plus résistants survivent. Ce sont souvent les plus forts les plus talentueux, les caractères les plus forts et les plus durs qui s’en sortent. Cette sélection naturelle semble aujourd’hui contestée, de part son absence de méthode. En effet, chaque enfant est différent, de par ses motivations, sa personnalité, ses objectifs, d’où la nécessité d’établir auprès de chacun un projet personnalisé, intégrant toutes les parties prenantes à l’environnement de l’enfant

Par exemple, Patrick Mouratoglou développe, au sein de son Academy une méthode très personnelle, s’appuyant sur des fondements et une philosophie précise. A contrario du système fédéral, celle-ci ne vise qu’à sélectionner qu’un nombre très restreint de joueurs talentueux (jugés sur des critères précis) et faire du « sur mesure » pour chacun, garantissant ainsi un taux d’échec infiniment faible. Marcos Baghdatis en est le premier ambassadeur….

Enfin et autre facteur non négligeable : l’environnement familial. La fédération tend à laisser les parents sur « le banc » lors de la formation du joueur, là ou l’environnement est primordial à son bon équilibre et au bon cheminement de son évolution. Un manque d’ouverture liée à un esprit trop fermé? Le projet d’intégrer l’élite professionnelle s’inscrit sur le long terme et nécessite l’implication de la famille, au même titre que celle des entraîneurs et autres spécialistes, mais à des niveaux différents. Dés lors, le joueur et avant tout enfant ou adolescent bénéficiera de l’environnement et des conditions optimales à la réussite. L’exemple de Richard Williams, père de Venus et Serena est probant tant il reste la seule personne ayant amené ses deux filles à la place de numéro 1 et numéro 2 mondiales. Un résultat exceptionnel mais qui à pris naissance très tôt….Autre exemple, trop longtemps contesté : Marion Bartoli et son père Walter….

« Le problème c’est que la Fédération française est une fédération qui ne veut pas que les parents soient entraîneurs de leurs enfants. C’est ça qui les gêne en partie. Et Patrick Mouratoglou est quelqu’un qui trouve au contraire très bien que les parents soient au bord du terrain à encourager leurs enfants. Elle est là la différence. C’est que Patrick ne te met pas des bâtons dans les roues. Il t’accueille, il respecte d’où tu viens, il respecte ce que tu as déjà fait pour en arriver là. La Fédé, elle va te dire « Pousse-toi de là. Tu ne fais pas partie de notre clan » Aravane Rezai

Quelle issue possible pour l’avenir…..?

Restons positif et ne dressons pas un tableau noir aussi facilement. Aujourd’hui, la FFT semble démontrer ses limites qui remettent en cause son fonctionnement sans pour autant la décrédibiliser. Si la fédération reste à ce jour une institution appréciée et reconnue de tous, il semble primordial, pour son avenir, qu’elle puisse faire preuve d’ouverture d’esprit dans sa politique de formation et de recrutement. Dès lors, l’idéal d’une complémentarité avec les structures sera envisageable….

Avant tout, il convient de ne pas oublier que chacun est différent, de par sa personnalité, ses motivations, ses objectifs et sa progression et que par conséquent aucun système n’est meilleur que celui proposant un projet établi « sur mesure », en collaboration avec chaque partie prenante au projet de l’enfant (coachs, préparateurs physiques, famille, études…). Si ces systèmes de formation poursuivent le même objectif final, à savoir, amener tel joueur ou joueuse au sommet de la hiérarchie mondiale, il va de soi que le plus important reste donc de fournir un environnement optimal autour du joueur. D’où l’importance pour chaque partie (coachs, joueur, parents, préparateurs physiques…) d’être impliquée différemment mais conjointement au service du joueur.

Le blog du marketing sportif

myfreesport.com lance la première communauté des passionnés de sport

Le site d’information sportive myfreesport — version online du Magazine SPORT — vient de dévoiler mardi 15 mai sa rubrique communautaire. Lancé début octobre 2006, le site média qui compte près de 600.000 visites chaque mois souhaite capitaliser sur sa marque et son audience pour devenir la première communauté des passionnés de sport et cibler les jeunes, notamment les 15-24 ans.

Baptisée Koh-Munity (=community), la communauté de Sport rassemble les sportifs, les supporters, les clubs de sport, etc. Chaque membre partage gratuitement ta passion avec les autres membres de la communauté et dispose de services gratuits exclusifs : création de fiche profil avec avatar, ouverture de blog avec plus de 25 skins thématiques (supporter OM, skieur freestyle…), création d’album photo, codes promotionnels dans la boutique sport. Chaque membre a la possibilité de commenter les contenus et de lancer des rumeurs.

En plus de la richesse de la personnalisation des blogs et de l’animation sur la home communauté, on notera deux éléments différenciants dans l’univers des sites dits communautaires :
- le concept Blog Reporter : contrairement aux “pure players”, le site Internet peut s’appuyer sur son support papier, le magazine SPORT, diffusé à 800.000 exemplaires dans 60 villes de France. A cette occasion, les meilleurs blogs du moment seront publiés dans l’hebdomadaire (avatar, pseudo, URL et post) et bénéficier d’un lectorat évalué à 2 millions de personnes. Il s’agit là d’une valorisation intangible plutôt intéressante.
- le système de bonus (le “contest”) : les contributions des internautes sont récompensées, chaque action communautaire rapportant des points selon un barème pré-établi. Mis à jour mensuellement et doté de plusieurs lots, ce classement récompensera les membres les plus actifs.

Lien : www.myfreesport.fr/communaute

Que pensez-vous de la rubrique communauté de myfreesport (contenu, design, cible…) ?

Le blog du marketing sportif

[Disclosure : je travaille chez myfreesport.com]

Les trophées Sporsora du marketing sportif

Fed Cup Pink L’association professionnelle du marketing sportif Sporsora a récompensé les plus beaux projets lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 12 mars dernier au Casino de Paris.

La 4ème édition des Trophées Sporsora dont le Jury était présidé par le champion automobile Henri Pescarolo a confirmé la forte implication de BNP Paribas dans le sponsoring sportif : le groupe bancaire repart à nouveau avec le Prix de la meilleure campagne entre une entreprise et son partenaire à l’occasion de “Fed Cup Pink” : à l’issu d’un vote, les joueuses ont plébiscité la couleur rose comme nouvel habillage des courts de l’épreuve. Preuve qu’un acteur historique comme BNPP dispose d’une réelle volonté d’initiative et d’innovation pour relooker et promouvoir le tennis féminin.

Fait intéressant, le jury a distingué une marque de glisse : Rip Cul remporte le prix de la meilleure stratégie marketing d’un organisateur d’événement sportif avec le “Rip Curl Pro Europe”, une manifestation associant compétitions sportives de surf et festival de musique à Hossegor en août 2006. Les événements de glisse étant largement sous-médiatisés, bravo pour ce coup de projecteur !

Mon coup de cÅ“ur de la soirée aura été l’entreprise de recyclage Paprec qui gagne le Prix de la meilleure utilisation du marketing sportif à des fins de ressources humaines. En effet, vue de l’extérieur, la stratégie de sponsoring semble incohérente. En fait, la seule cohérence entre toutes les actions de sponsoring du groupe (football, voile, polo…) est la mobilisation et l’implication des salariés autour des projets.

Sur la forme de la soirée, quelques animations à noter : une intervention en direct audio de Maud Fontenoy – la navigatrice en solitaire en train de terminer son Tour du Monde à l’envers –, un piratage de l’émission radio “Direct Laporte” sur RMC, une interview du Président des JO de Londres 2012 Sebastian Coe par le magazine Sport suivi de la réponse du Ministre des Sports Jean-François Lamour…

Le blog du marketing sportif

2007, l’année du rugby

 

XV de France2007, bien qu’étant une année impaire, a priori moins riche en grands événements mondiaux du type Coupe du Monde, Euro de Football ou Jeux Olympiques, devrait tenir toutes ses promesses sur le plan sportif.

L’année 2007 sera placée sous le signe du rugby avec notamment le VI Nations du 3 février au 27 mars et la Coupe du Monde du 7 septembre au 20 octobre 2007, en France. Cette forte médiatisation du rugby, entamée il y a quelques années, devrait favoriser le « produit » rugby en termes de professionnalisation et de business. Les annonceurs ont d’ailleurs répondant présent en sponsorisant massivement les compétitions du ballon ovale.

Si 2007 semble une année charnière pour le rugby, elle risque d’être critique pour le sport cycliste. Après l’annonce du dopage supposé de Floyd Landis, vainqueur du Tour de France, et de son dauphin, Oscar Pereiro, le cyclisme risque de ne pas s’en remettre. Les sponsors du 3è événement mondial sont de moins en moins enclins à cautionner un sport qui ne semble pas mettre tous les moyens pour faire le ménage. A noter cependant, que le Tour de France reste un événement particulièrement populaire avec plus de 10 millions de personnes au bord des routes. A noter également que, généralement, ces personnes viennent moins pour l’aspect sportif que pour la Caravane du Tour. Les marques ne s’y trompent pas et apprécient cette proximité avec leurs cibles pour communiquer.

Sur le plan des nouveaux médias, la convergence des médias devrait se poursuivre à un rythme intéressant avec de plus en plus de passerelles entre la TV, le web et le mobile. Ce dernier média est de plus en plus plébiscité pour ces nouvelles fonctionnalités — email, vidéo, TV, internet – que pour ses fonctions de base telles que la voix et le SMS.
Si vous souhaitez participer au petit jeu des prédictions 2007, je vous invite à consulter les blogs de Fred Cavazza et de Read/Write Web.

Pour conclure, je ferais un point sur l’audience. Bien que tournant au ralenti, ce blog a battu son record d’audience en décembre 2006 avec plus de 30.000 visites ! Merci à vous et meilleurs vÅ“ux !

Le blog du marketing sportif