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Les trophées Sporsora du marketing sportif

Fed Cup Pink L’association professionnelle du marketing sportif Sporsora a récompensé les plus beaux projets lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 12 mars dernier au Casino de Paris.

La 4ème édition des Trophées Sporsora dont le Jury était présidé par le champion automobile Henri Pescarolo a confirmé la forte implication de BNP Paribas dans le sponsoring sportif : le groupe bancaire repart à nouveau avec le Prix de la meilleure campagne entre une entreprise et son partenaire à l’occasion de “Fed Cup Pink” : à l’issu d’un vote, les joueuses ont plébiscité la couleur rose comme nouvel habillage des courts de l’épreuve. Preuve qu’un acteur historique comme BNPP dispose d’une réelle volonté d’initiative et d’innovation pour relooker et promouvoir le tennis féminin.

Fait intéressant, le jury a distingué une marque de glisse : Rip Cul remporte le prix de la meilleure stratégie marketing d’un organisateur d’événement sportif avec le “Rip Curl Pro Europe”, une manifestation associant compétitions sportives de surf et festival de musique à Hossegor en août 2006. Les événements de glisse étant largement sous-médiatisés, bravo pour ce coup de projecteur !

Mon coup de cÅ“ur de la soirée aura été l’entreprise de recyclage Paprec qui gagne le Prix de la meilleure utilisation du marketing sportif à des fins de ressources humaines. En effet, vue de l’extérieur, la stratégie de sponsoring semble incohérente. En fait, la seule cohérence entre toutes les actions de sponsoring du groupe (football, voile, polo…) est la mobilisation et l’implication des salariés autour des projets.

Sur la forme de la soirée, quelques animations à noter : une intervention en direct audio de Maud Fontenoy – la navigatrice en solitaire en train de terminer son Tour du Monde à l’envers –, un piratage de l’émission radio “Direct Laporte” sur RMC, une interview du Président des JO de Londres 2012 Sebastian Coe par le magazine Sport suivi de la réponse du Ministre des Sports Jean-François Lamour…

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Lagardère opère un virage stratégique dans le sport et les nouveaux médias

Lagardère Media ActiveAvec le rachat de Sportfive et de Newsweb, Lagardère réalise une intégration verticale dans la chaîne de valeur du sport. Mais, plus globalement, il permet à son groupe de se repositionner, de se réorganiser et d’intégrer les nouveaux médias dans la stratégie du groupe

Lagardère est déjà présent dans le monde du sport via des contrats de sponsoring dans le tennis (tournoi de Roland Garros) et dans le judo. Avec le Team Lagardère dont l’objectif est de favoriser l’émergence de futures étoiles grâce à un suivi sur les plans technique et scientifique, Lagardère est l’instigateur d’un sponsoring original.

En acquérant 100% de Sportfive, l’agence leader des droits sportifs du football européen, pour 865 millions d’euros, Lagardère accède à un marché stratégique, qui plus est porteur, tant dans les droits médias et marketing que dans les droits Internet & mobile. De plus, il renforce le savoir-faire publicitaire du groupe, ainsi que son réseau international.
Avec le rachat de Newsweb, un des leaders dans l’information sportive, automobile et boursière en France pour 74 millions d’euros, le groupe Lagardère met la main sur un expert de la vente de contenus éditoriaux et d’espaces publicitaires sur Internet.

Ces deux acquisitions récentes valident la stratégie de croissance externe de Lagardère – qui ne fait que débuter ? – l’objectif étant de mutualiser les actions et de faire bénéficier au groupe d’une réelle expertise dans le numérique et la publicité online. C’est dans cette optique qu’une réorganisation du groupe s’est imposée : Hachette Filipacchi Médias (HFM) et Lagardère Active deviennent Lagardère Active Media. La nouvelle entité aura pour objectif de regrouper sous une seule et même bannière toutes les activités presse, radio, TV et new media. Avec cette réorganisation, la création de directions marketing et numérique transversales et le recrutement d’anciens de l’opérateur mobile Orange (Didier Quillot et Julien Billot), l’évolution du business model par une intégration du numérique n’est pas un vain mot.

Que pensez-vous de la stratégie du groupe Lagardère dans les nouveaux médias ?

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Tags technorati: lagardere, nouveaux medias, sportfive, newsweb, sport

Coupe du Monde 2006, épisode 8 : Adidas-Puma, une finale inédite

Le Mondial allemand, c’est 32 équipes, 64 matches, 736 joueurs… Mais c’est aussi 15 partenaires officiels, 35 milliards de téléspectateurs en audience cumulée et… une poignée d’équipementiers. Comme à chaque grande compétition internationale, la bataille entre les Nike, Adidas et Puma fait rage. C’est Puma qui sponsorise le plus de sélections nationales avec 12 partenariats. Viennent ensuite Nike (8 équipes) et Adidas (6). Quatre marques plus modestes — Umbro, Lotto, Marathon et Joma — complètent le sponsoring.

Demain aura lieu une finale inédite entre Adidas et Puma, les marques des deux frères Dassler. Lors de cette finale, les marques joueront à domicile. Pour Adidas, il s’agira de sa troisième finale consécutive ; les deux dernières (France 98 et Japon-Corée du Sud 2002) l’ayant opposé à la firme de Beaverton et s’étant soldées par une victoire partout.

Dernière remarque, certaines marques ont bénéficié d’une forte visibilité sans avoir pour autant sponsorisé une sélection. C’est notamment le cas du Coq Sportif qui doit apprécier le fait que Diego Maradona arbore fièrement son maillot argentin siglé du coq.

Enfin, pour la nostalgie, je vous propose de (re)voir la publicité “Deuxième étoile” conçue pour Adidas en 2002.


France - “Deuxième Etoile” (Adidas)

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Coupe du Monde 2006, épisode 7 : records d’audience en série

médias & Coupe du MondeLes deux chaînes hertziennes qui possèdent les droits du Mondial allemand – TF1 et M6 – enchaînent depuis quelques jours les records d’audience. TF1, qui retransmet les 24 meilleurs matches de la compétition, a recueilli les meilleures audiences : plus de 14 millions de téléspectateurs (73% de part d’audience) pour le premier match des Bleus, France-Suisse. Pour France-Togo, match décisif pour les huitièmes de finale, plus de 18 millions de téléspectateurs (70% de part d’audience) étaient devant leur poste. Avec Angleterre-Trinité et Tobago et Brésil-Croatie, M6 a respectivement rassemblé 4,1 (PDA : 31,1 %) et 6,3 millions de téléspectateurs (PDA : 26,2%).

La rentabilité de l’événement

La Coupe du Monde permet aux deux chaînes privées de réaliser leurs meilleurs scores de l’année. Au niveau de la rentabilité, l’opération « Coupe du Monde » sera de toute manière déficitaire pour TF1. En effet, les recettes publicitaires maximales (75 M €) ne combleront pas le montant des droits de diffusion. Cependant, le groupe se doit d’être présent sur ce type d’événement populaire et correspondant parfaitement à sa cible large et familiale. Au premier abord, M6 dispose d’un avantage par rapport à TF1. La chaîne n’est pas dépendante du parcours de l’Equipe de France. Mais à bien y regarder, tous les programmes sont plus ou moins tributaires des Bleus car ces derniers apportent un intérêt certain à l’ensemble de la compétition.

Et vous, quel est votre avis ?

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Coupe du Monde 2006, épisode 6 : six observations

Coupe du Monde1) On observe une réelle montée en puissance du phénomène communautaire sur Internet dont les blogs sont la partie émergée de l’iceberg. Les sites d’information généraliste sportive hébergent souvent une plate-forme de blogs. Les blogs personnels fleurissent mais ne sont pas les seuls. Les sportifs et les consultants s’y mettent également. Dans sa rubrique « En route pour la Coupe du monde », MSN offrait à ses internautes les blogs de stars du football telles que Ronaldinho. Pendant le Mondial, les consultants prennent le relais : Guy Roux sur freesport.fr, Bixente Lizarazu sur lequipe.fr. Sur eurosport.fr, Gérard Houillier, Arsène Wenger et consorts réagissent en vidéo.
En parlant de communautaire, je signale que le site Born4sports, en version beta depuis février, a été lancé officiellement le 8 juin dernier.

2) Je vous recommande l’interview de Michel Gotlib, directeur commercial et marketing services de Coca-Cola, partenaire officiel de la FIFA, dans le dernier numéro du magazine Sport. En février dernier, j’avais déjà évoqué sur ce blog un des axes de la stratégie marketing de la célèbre boisson gazeuse : plusieurs blogueurs avaient d’ailleurs reçu en avant-première et par email la publicité TV diffusée pendant le Mondial allemand.

3) Les droits vidéo du Mondial allemand sur Internet sont détenus en exclusivité par Yahoo et la FIFA. Pourtant, certains sites sont d’ores et déjà sur les rangs, prêts à profiter du flou juridique dans ce domaine (voir vidéo Direct 8). Reste à voir si la fronde d’avocats du portail américain sera suffisamment intimidante et démonstratrice pour décourager les velléités de ses challengers.

4) M6, qui cherche à se construire une crédibilité dans le football afin de toucher une cible plus familiale, voit ses plans compromis par la revente à Canal + et Canal Satellite par le groupe TF1 de certains droits TV du Mondial. Dans cette histoire, M6 est lésée car elle ne détient plus l’exclusivité de la majorité des matches. En effet, entre Canal+ et M6, les abonnés à la chaîne cryptée n’hésiteront pas.

5) Les milliards de téléspectateurs auront eu le dernier mot. En Allemagne, lors de certains matches disputés en début d’après-midi, certains toits allemands produisaient une ombre disgracieuse sur le terrain gênant la lisibilité. La FIFA a récemment décidé de pallier ce problème en fermant les toits rétractables, ceci dans le but d’offrir un meilleur spectacle télévisuel.

6)Coupe du Monde, l’overdose ? Entre les publicités pour les écrans plats, les chaînes du câble, les opérateurs mobiles et leurs offres vidéo, mais aussi l’omniprésence dans la presse et la télévision, il est impossible d’ignorer le Mondial allemand. Trop, c’est trop ? En d’autres termes, atteint-on ici une des limites du marketing ? ou alors, à événement exceptionnel, dispositif exceptionnel ?

Quel est votre point de vue ?

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Retour vers le consommateur ?

Retour vers le futur 2 : les Nike de Marty Mc FlyAvant de poursuivre ma série sur le e-commerce, je souhaiterais vous parler d’une initiative qui commence à créer un certain buzz.

Si les équipementiers sportifs accordent une place croissante à l’aspect communautaire — travailler le marketing relationnel est essentiel et le web joue clairement un rôle de facilitateur –, les consommateurs ne sont pas forcément impliqués dans la création des produits. S’appuyant sur le pouvoir du buzz sur Internet, Al Cabino, journaliste de mode canadien, demande à Nike de fabriquer et de vendre une paire de chaussures emblématique : les baskets montantes portées par Marty McFly dans “Retour vers le futur 2″.

Lancée il y a quelques mois, la pétition recueille aujourd’hui plus de 18.000 signatures ; une inititive relayée par les grands médias américains et canadiens. Il serait intéressant de suivre la réaction de la firme de Beaverton face à la pression de ses consommateurs les plus fidèles. Dans cette affaire, la marque n’a a priori rien à perdre. Elle a même l’occasion de se rapprocher de ses clients et de tisser un lien affectif encore plus fort avec ses ambassadeurs. On pourrait imaginer un modèle avec un positionnement haut de gamme : série limitée (ou numérotée), prix élevé et distribution sélective.

Que pensez-vous de cette initiative ? Quelle position la marque Nike doit-elle adopter ?

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PS : avez-vous déjà commandé votre poupée vaudou ? Si l’on veut éviter le triste souvenir d’une Equipe de France “maraboutée” lors de la Coupe du Monde 2002, vous savez ce qu’il vous reste à faire… (merci Cédric pour l’info).

Update 21/05 : Al Cabino me signale que l’info est diffusée par l’AFP et reprise notamment par AOL (lire l’article).

Update 06/07 : Extrait d’un email d’Al Cabino :
“Salut Julien, J’ai lu quelques commentaires sur ton blogue. Je n’ai pas des actions (de la bourse) de Nike.” Voilà, le message est passé.

Le sponsoring maillot, Partie 3 : visibilité, exclusivité et mémorisation

Maillot Barça“Pouvez-vous me citer spontanément le sponsor maillot du FC Barcelone, récent Champion d’Espagne ?”
Vous avez oublié ? Vous ne savez pas ? C’est normal, le Barça n’en possède pas !

Vous avez bien lu… Ce club qui possède quelques uns des plus grands joueurs du monde — Ronaldinho, Eto’o… — et qui disputera la finale de la Ligue des Champions le 17 mai prochain n’affiche pas de sponsor sur son maillot. Ce choix — car il s’agit d’un choix — repose notamment sur la volonté du club et des “socios” de préserver l’image et les valeurs de la Catalogne. Ce cas, s’il est rare, n’est pas inédit. Pour les mêmes motifs évoqués précédemment, l’Athletic Bilbao, autre club de Liga, possède un maillot vierge de tout sponsor. Lors de son centenaire en 2002, le Real de Madrid avait choisi l’auto-promotion en affichant l’adresse de son site Internet.

Mais cette absence de sponsor maillot a un coût. Si l’on prend le cas des Blaugrana dont le maillot est évalué à 25 millions d’euros par saison (Cf. l’offre de Betandwin), on se prive d’une part importante de revenus estimée en général à 10% du budget. Ces clubs s’appuient sur les droits TV et la billetterie (entrées et abonnements) pour compenser, mais cela n’est envisageable que parce qu’il existe un fort intérêt pour le club et ses joueurs au niveau local (plus de 70.000 socios) comme à l’international (base de centaines de millions de fans). Finalement, seul un petit nombre de clubs peut se permettre de refuser une telle manne financière. Pour la majorité, un sponsor maillot est indispensable pour équilibrer le budget et ce, à plus forte raison pour les clubs de bas de de classement ou de deuxième division.

Si les clubs performants, populaires et/ou prestigieux trouvent facilement preneurs, d’aucuns doivent cumuler plusieurs sponsors sur le maillot ce qui nuit à la visibilité et donc à la mémorisation des marques. En Ligue 1, le cas du maillot de l’ASNL - Nancy est éloquent par sa confusion : 5 sponsors — 3 sur la face du maillot, 2 sur la manche –, le logo du principal sponsor (Odalys Vacances) prend toute la largeur du maillot sans être lisible pour autant parce qu’il est entouré d’autres marques. La multiplicité des sponsors est compréhensible mais l’agencement inefficace ne permet pas une mise en avant évidente de l’une de ces marques. Pire, elle n’optimise pas la mémorisation de la marque.

La couverture médiatique d’un club est corrélé à ses résultats et son prestige. En général, le retour sur investissement du sponsoring est positif. En 2002, alors que les Gunners dominaient le Premier League, l’opérateur mobile O2, qui débutait son partenariat, obtenait 45% de réponses favorables à la question “Quelle entreprise sponsorise Arsenal ?” (étude Soccerscope / TNS Sport). Le sponsoring à moyen ou long terme est encore plus efficace. En témoigne la forte notoriété spontanée — 17,3% en 2002 — dont jouit le constructeur automobile Opel grâce à ses investissements dans le football (PSG, Milan AC, Bayern Munich). La banque ABN-AMRO qui sponsorise l’Ajax d’Amsterdam depuis 1991 estime sa notoriété à 30% en spontané…

Ainsi s’achève cette série en trois parties sur le thème du sponsoring maillot. Si vous avez des remarques ou que vous souhaitez compléter le propos, allez-y !

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