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Euro 2008 : Nike lance des services innovants pour les amateurs de football

 

Nike Bootcamp

A l’occasion de l’Euro 2008, la firme de Beaverton propose aux pratiquants et aux supporters de football de tester ses derniers outils interactifs. Après le mouvement « Joga Bonito » lancé lors de la Coupe du Monde 2006, Nike poursuit dans le web communautaire : Bootcamp et Playmaker sont les deux nouveaux services mis à disposition des internautes en 2008.

Playmaker : le réseau social

Playmaker est au football ce que Nike + est au running. Un outil social permettant de fédérer les pratiquants de football. En rejoignant le réseau Nike Playmaker, il est possible de créer son profil, d’ajouter ses amis via l’upload de ses contacts emails et de les challenger en leur donnant rendez-vous. L’organisation d’un match se fait via un calendrier basique et le choix d’un point sur Google Maps.
Si plusieurs features existaient déjà dans le mini-site Joga Bonito célébrant le « beau jeu », elles sont remises au goût du jour et épurées.

A l’heure actuelle, ce service est disponible en cinq langues (allemand, anglais, espagnol, italien et portugais) mais pas en version française. La simplicité et le design épuré de l’outil sont appréciables. Des services complémentaires peuvent être imaginés tels que le partage de spots via un annuaire, ainsi que la recherche de partenaires / teams.

Voir le site : http://www.nike.com/playmaker/

Bootcamp : le programme d’entraînement

Dans la droite ligne du positionnement de la marque et de son spot TV – « Passez au niveau supérieur » –, l’équipementier américain valorise la performance. Pour y parvenir, rien de tel qu’un bon programme d’entraînement. C’est tout l’objet de Bootcamp qui intégrera vidéos de démonstration sur téléphone mobile, coaching, statistiques…

Si le concept en soi n’est pas novateur, le traitement l’est. Il est d’ailleurs parfaitement cohérent avec le spot TV.

Voir le site : http://inside.nike.com/blogs/nikefootball-fr_FR/tags/bootcamp/

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On parle tous football (Coca-Cola) - Euro 2008

coca cola et l\'euro 2008Jeudi 20 mars 2008, Coca-Cola France présentait la stratégie de la marque pendant l’événement football de l’année, à savoir l’Euro 2008. Le claim « On parle tous football » lancé il y a deux ans à l’occasion du Mondial allemand est exploité de nouveau. L’idée de partage, de proximité est conservée. Pour symboliser cela, la communication a été basée sur le « hug » et déclinée en spots TV.

La stratégie digitale intègre la diffusion d’une série de vidéos virales, une plate-forme de vidéos contributives associée à un jeu concours et un partenariat avec le portail MSN.fr, site puissant à forte affinité et avec un cœur de cible sur les 18-25 ans.
Le dispositif web mis en place ressemble étrangement à celui mis en place pendant la Coupe du Monde de Football en 2006. Quant au concept de « hug », il semble épuisé pour avoir été largement exploité ces derniers mois. Petit regret, Coca-Cola aurait pu proposer un advergame comme l’entreprise a su le faire avec sa marque Sprite. Ou s’inspirer des groupes de grandes consommations proposant des passerelles entre les lieux de vente et le site web : création de trafic en magasin grâce à des réductions en ligne, création de trafic online avec des animations, des jeux concours. Ou bien encore, déceler les best pratices de l’opération Joga Bonito lancée par Nike et Google lors du Mondial 2006. Ce mini-site fortement communautaire a rassemblé, avec succès, les passionnés du beau jeu en intégrant la dimension vidéo et la création de profil.

Concernant le packaging, la marque va sortir une série de canettes collector aux couleurs des joueurs de l’Equipe de France, ainsi que des mini-maillots isothermes.

D’une manière plus générale, il est bon de rappeler que l’opération « On parle tous football » n’est pas qu’une simple campagne de sponsoring sportif. En effet, Coca-Cola s’investit avec ses partenaires fédéraux et locaux dans le football amateur. Par exemple, la marque incite les jeunes joueurs à ne pas commettre d’incivilités lors des matches. Et implique des professionnels tels que Sébastien Squillaci, joueur de l’Olympique Lyonnais, dans son programme.

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Pour rappel : spot TV Coca-Cola diffusé à l’occasion de la Coupe du Monde 2006

Les trophées Sporsora du marketing sportif

Fed Cup Pink L’association professionnelle du marketing sportif Sporsora a récompensé les plus beaux projets lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 12 mars dernier au Casino de Paris.

La 4ème édition des Trophées Sporsora dont le Jury était présidé par le champion automobile Henri Pescarolo a confirmé la forte implication de BNP Paribas dans le sponsoring sportif : le groupe bancaire repart à nouveau avec le Prix de la meilleure campagne entre une entreprise et son partenaire à l’occasion de “Fed Cup Pink” : à l’issu d’un vote, les joueuses ont plébiscité la couleur rose comme nouvel habillage des courts de l’épreuve. Preuve qu’un acteur historique comme BNPP dispose d’une réelle volonté d’initiative et d’innovation pour relooker et promouvoir le tennis féminin.

Fait intéressant, le jury a distingué une marque de glisse : Rip Cul remporte le prix de la meilleure stratégie marketing d’un organisateur d’événement sportif avec le “Rip Curl Pro Europe”, une manifestation associant compétitions sportives de surf et festival de musique à Hossegor en août 2006. Les événements de glisse étant largement sous-médiatisés, bravo pour ce coup de projecteur !

Mon coup de cÅ“ur de la soirée aura été l’entreprise de recyclage Paprec qui gagne le Prix de la meilleure utilisation du marketing sportif à des fins de ressources humaines. En effet, vue de l’extérieur, la stratégie de sponsoring semble incohérente. En fait, la seule cohérence entre toutes les actions de sponsoring du groupe (football, voile, polo…) est la mobilisation et l’implication des salariés autour des projets.

Sur la forme de la soirée, quelques animations à noter : une intervention en direct audio de Maud Fontenoy – la navigatrice en solitaire en train de terminer son Tour du Monde à l’envers –, un piratage de l’émission radio “Direct Laporte” sur RMC, une interview du Président des JO de Londres 2012 Sebastian Coe par le magazine Sport suivi de la réponse du Ministre des Sports Jean-François Lamour…

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Lagardère opère un virage stratégique dans le sport et les nouveaux médias

Lagardère Media ActiveAvec le rachat de Sportfive et de Newsweb, Lagardère réalise une intégration verticale dans la chaîne de valeur du sport. Mais, plus globalement, il permet à son groupe de se repositionner, de se réorganiser et d’intégrer les nouveaux médias dans la stratégie du groupe

Lagardère est déjà présent dans le monde du sport via des contrats de sponsoring dans le tennis (tournoi de Roland Garros) et dans le judo. Avec le Team Lagardère dont l’objectif est de favoriser l’émergence de futures étoiles grâce à un suivi sur les plans technique et scientifique, Lagardère est l’instigateur d’un sponsoring original.

En acquérant 100% de Sportfive, l’agence leader des droits sportifs du football européen, pour 865 millions d’euros, Lagardère accède à un marché stratégique, qui plus est porteur, tant dans les droits médias et marketing que dans les droits Internet & mobile. De plus, il renforce le savoir-faire publicitaire du groupe, ainsi que son réseau international.
Avec le rachat de Newsweb, un des leaders dans l’information sportive, automobile et boursière en France pour 74 millions d’euros, le groupe Lagardère met la main sur un expert de la vente de contenus éditoriaux et d’espaces publicitaires sur Internet.

Ces deux acquisitions récentes valident la stratégie de croissance externe de Lagardère – qui ne fait que débuter ? – l’objectif étant de mutualiser les actions et de faire bénéficier au groupe d’une réelle expertise dans le numérique et la publicité online. C’est dans cette optique qu’une réorganisation du groupe s’est imposée : Hachette Filipacchi Médias (HFM) et Lagardère Active deviennent Lagardère Active Media. La nouvelle entité aura pour objectif de regrouper sous une seule et même bannière toutes les activités presse, radio, TV et new media. Avec cette réorganisation, la création de directions marketing et numérique transversales et le recrutement d’anciens de l’opérateur mobile Orange (Didier Quillot et Julien Billot), l’évolution du business model par une intégration du numérique n’est pas un vain mot.

Que pensez-vous de la stratégie du groupe Lagardère dans les nouveaux médias ?

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Tags technorati: lagardere, nouveaux medias, sportfive, newsweb, sport

Coupe du Monde 2006, épisode 8 : Adidas-Puma, une finale inédite

Le Mondial allemand, c’est 32 équipes, 64 matches, 736 joueurs… Mais c’est aussi 15 partenaires officiels, 35 milliards de téléspectateurs en audience cumulée et… une poignée d’équipementiers. Comme à chaque grande compétition internationale, la bataille entre les Nike, Adidas et Puma fait rage. C’est Puma qui sponsorise le plus de sélections nationales avec 12 partenariats. Viennent ensuite Nike (8 équipes) et Adidas (6). Quatre marques plus modestes — Umbro, Lotto, Marathon et Joma — complètent le sponsoring.

Demain aura lieu une finale inédite entre Adidas et Puma, les marques des deux frères Dassler. Lors de cette finale, les marques joueront à domicile. Pour Adidas, il s’agira de sa troisième finale consécutive ; les deux dernières (France 98 et Japon-Corée du Sud 2002) l’ayant opposé à la firme de Beaverton et s’étant soldées par une victoire partout.

Dernière remarque, certaines marques ont bénéficié d’une forte visibilité sans avoir pour autant sponsorisé une sélection. C’est notamment le cas du Coq Sportif qui doit apprécier le fait que Diego Maradona arbore fièrement son maillot argentin siglé du coq.

Enfin, pour la nostalgie, je vous propose de (re)voir la publicité “Deuxième étoile” conçue pour Adidas en 2002.


France - “Deuxième Etoile” (Adidas)

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Coupe du Monde 2006, épisode 7 : records d’audience en série

médias & Coupe du MondeLes deux chaînes hertziennes qui possèdent les droits du Mondial allemand – TF1 et M6 – enchaînent depuis quelques jours les records d’audience. TF1, qui retransmet les 24 meilleurs matches de la compétition, a recueilli les meilleures audiences : plus de 14 millions de téléspectateurs (73% de part d’audience) pour le premier match des Bleus, France-Suisse. Pour France-Togo, match décisif pour les huitièmes de finale, plus de 18 millions de téléspectateurs (70% de part d’audience) étaient devant leur poste. Avec Angleterre-Trinité et Tobago et Brésil-Croatie, M6 a respectivement rassemblé 4,1 (PDA : 31,1 %) et 6,3 millions de téléspectateurs (PDA : 26,2%).

La rentabilité de l’événement

La Coupe du Monde permet aux deux chaînes privées de réaliser leurs meilleurs scores de l’année. Au niveau de la rentabilité, l’opération « Coupe du Monde » sera de toute manière déficitaire pour TF1. En effet, les recettes publicitaires maximales (75 M €) ne combleront pas le montant des droits de diffusion. Cependant, le groupe se doit d’être présent sur ce type d’événement populaire et correspondant parfaitement à sa cible large et familiale. Au premier abord, M6 dispose d’un avantage par rapport à TF1. La chaîne n’est pas dépendante du parcours de l’Equipe de France. Mais à bien y regarder, tous les programmes sont plus ou moins tributaires des Bleus car ces derniers apportent un intérêt certain à l’ensemble de la compétition.

Et vous, quel est votre avis ?

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Coupe du Monde 2006, épisode 6 : six observations

Coupe du Monde1) On observe une réelle montée en puissance du phénomène communautaire sur Internet dont les blogs sont la partie émergée de l’iceberg. Les sites d’information généraliste sportive hébergent souvent une plate-forme de blogs. Les blogs personnels fleurissent mais ne sont pas les seuls. Les sportifs et les consultants s’y mettent également. Dans sa rubrique « En route pour la Coupe du monde », MSN offrait à ses internautes les blogs de stars du football telles que Ronaldinho. Pendant le Mondial, les consultants prennent le relais : Guy Roux sur freesport.fr, Bixente Lizarazu sur lequipe.fr. Sur eurosport.fr, Gérard Houillier, Arsène Wenger et consorts réagissent en vidéo.
En parlant de communautaire, je signale que le site Born4sports, en version beta depuis février, a été lancé officiellement le 8 juin dernier.

2) Je vous recommande l’interview de Michel Gotlib, directeur commercial et marketing services de Coca-Cola, partenaire officiel de la FIFA, dans le dernier numéro du magazine Sport. En février dernier, j’avais déjà évoqué sur ce blog un des axes de la stratégie marketing de la célèbre boisson gazeuse : plusieurs blogueurs avaient d’ailleurs reçu en avant-première et par email la publicité TV diffusée pendant le Mondial allemand.

3) Les droits vidéo du Mondial allemand sur Internet sont détenus en exclusivité par Yahoo et la FIFA. Pourtant, certains sites sont d’ores et déjà sur les rangs, prêts à profiter du flou juridique dans ce domaine (voir vidéo Direct 8). Reste à voir si la fronde d’avocats du portail américain sera suffisamment intimidante et démonstratrice pour décourager les velléités de ses challengers.

4) M6, qui cherche à se construire une crédibilité dans le football afin de toucher une cible plus familiale, voit ses plans compromis par la revente à Canal + et Canal Satellite par le groupe TF1 de certains droits TV du Mondial. Dans cette histoire, M6 est lésée car elle ne détient plus l’exclusivité de la majorité des matches. En effet, entre Canal+ et M6, les abonnés à la chaîne cryptée n’hésiteront pas.

5) Les milliards de téléspectateurs auront eu le dernier mot. En Allemagne, lors de certains matches disputés en début d’après-midi, certains toits allemands produisaient une ombre disgracieuse sur le terrain gênant la lisibilité. La FIFA a récemment décidé de pallier ce problème en fermant les toits rétractables, ceci dans le but d’offrir un meilleur spectacle télévisuel.

6)Coupe du Monde, l’overdose ? Entre les publicités pour les écrans plats, les chaînes du câble, les opérateurs mobiles et leurs offres vidéo, mais aussi l’omniprésence dans la presse et la télévision, il est impossible d’ignorer le Mondial allemand. Trop, c’est trop ? En d’autres termes, atteint-on ici une des limites du marketing ? ou alors, à événement exceptionnel, dispositif exceptionnel ?

Quel est votre point de vue ?

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