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Le BNP Paribas Masters fait sa révolution

BNP Paribas Masters

Le tournoi BNP Paribas Masters qui se déroule du 28 octobre au 4 novembre 2007 au Palais Omnisports de Paris-Bercy a mis en place un certain nombre d’innovations destinées à faire de ce rendez-vous des amateurs de tennis un véritable show accessible à tous.

Afin de corriger les carences de la précendente édition (voir l’article Le Masters de Paris-Bercy met en évidence les carences marketing de l’ATP, 7 novembre 2006), tous les acteurs ont été sollicités : instance digireante mondiale, Fédération Française de tennis, organisateurs du tournoi et parrain du tournoi.

Un contexte tendu impliquant un repositionnement du tournoi

La réflexion sur l’évolution de ce tournoi s’est inscrite dans un contexte de réforme. Pour Christian Bîmes, Président de la FFT : “Le BNP Paribas Masters est à l’aube d’une transformation générale qui découle de l’évolution même du circuit professionnel.” Anticipant ces réformes qui interviendront en 2009, le tournoi veut donc confirmer son statut de tournoi “Masters” qui lui assure la présence des meilleurs mondiaux.

Pourtant, le tournoi possède un handicap de taille. Mal placé dans le calendrier car en fin de saison, il est souvent délaissé par les joueurs du Top 5 qui préfèrent finaliser leur préparation pour la Masters Cup. Placé pendant les vacances de la Toussaint, il est également boudé par les spectateurs. Si les chiffres annoncés sont de l’ordre de 100.000 spectateurs sur la semaine lors des précédentes éditions, la distribution d’invitations a permis de gonfler artificiellement la fréquentation.

Enfin, dans ce contexte de “révolution” du tournoi, le partenaire-titre BNP Paribas, parrain mondial du tennis sous toutes ses formes (professionnel, associatif, caritatif) a également joué un rôle important de par ses exigences marketing.

De l’événement sportif au sport spectacle…

Pour cette 22è édition, les organisateurs ont mis un point d’honneur à satisfaire les desiderata des joueurs. La surface a été revue et correspond notamment à celle de la Masters Cup. L’aspect financier n’a pas été oublié : un “super bonus” de 3 millions de dollars sera réparti en les quatre premiers de la Race en fin de saison à condition d’avoir participer à huit Masters Séries sur les neuf au total, dont Madrid et Paris. Cette année, l’intérêt sportif est plus que présent avec Federer, Nadal et Djokovic au coude à coude dans la Race. La plupart des joueurs devraient donc être présents à Paris-Bercy.

Pour le public, l’organisation et les partenaires innovent en écrant le “Sunday Start”. Animé par BNP Paribas, cet événement est l’occasion d’animations inédites. Ainsi, les deux matches du jour seront suivis d’un set du DJ David Guetta sur le Central. A l’instar d’un concert des Rolling Stones à la mi-temps du Superbowl ou d’animations spectaculaires lors de matches NBA. Faisant de l’aspect sportif un élément parmi d’autres, le tournoi se positionne désormais comme un produit de divertissement. Ce qui lui permet notamment de toucher une nouvelle cible, plus jeune et pas forcément pratiquante. Avec le Sunday Start et David Guetta, BNP Paribas a l’assurance de proposer un spectacle pertinent à sa cible. Le groupe bancaire a donc monté une opérations spéciale offrant plusieurs milliers d’invitations aux 18-25 ans. Pour la Fédération, cette opération est également un bon moyen de réconcilier les jeunes avec le tennis en club.
Il est à noter que le concept de Sunday Start n’est pas nouveau. Progressivement mis en place dans les tournois du Grand Chelem, il permet d’ajouter un jour à la durée traditionnelle de 14 jours. Ce qui signifie des recettes supplémentaires — droits TV, billetterie et merchandising –, a fortiori un dimanche. En ce qui la billetterie, le BNP Paribas Masters a musclé son offre en proposant plusieurs packages et différents niveaux de prix, ainsi qu’un nouveau canal de vente avec Tennis Billet. Les entreprises, notamment les PME, ont été démarchées par des commerciaux pour leurs opérations de relations publiques. Côté diffusion, Canal + retransmettra l’événement en quasi-intégralité sur ses chaînes.

Comment estimer et mesurer la réussite du BNPPM ? Le Directeur du Tournoi, Jean-François Caujolle, explique : “Nous nous attacherons moins au chiffre de fréquentation qu’au retour que nous aurons des joueurs, des fans et des partenaires à l’issue de cette édition.”

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Le rôle et l’avenir des fédérations remis en question : le cas du tennis

 

Fédération Française de Tennis

Sur fond de polémiques et autres anecdotes, la Fédération Française de Tennis est à ce jour l’objet de nombreuses critiques et remarques remettant en cause son fonctionnement et sa méthode. Comment cette institution, si longuement perçue comme la meilleure école pour former les champions de demain, se retrouve sur le banc des accusés au point d’en perdre peu à peu sa crédibilité ? Doit-on y voir la fin d’une « école » et un lien avec le départ de certains champions ou cadres fédéraux vers d’autres structures ?

Bref, autant de questions qui poussent au débat et à l’analyse….

Le système fédéral français est, depuis de très nombreuses années, reconnu comme l’un des meilleurs systèmes de formation au monde. Et pour cause, depuis Yannick Noah en 1983, la France n’est effectivement pas en reste avec de très bons résultats, démontrant ainsi sa capacité à accompagner joueurs et joueuses dans leurs évolutions et notamment dans la délicate transition « juniors - pro ». De Sébastien Grosjean, champion de France minimes en 1995 puis Champion du monde Juniors à Richard Gasquet, aujourd’hui installé (et pour longtemps) parmi l’Elite du tennis mondial, en passant par Paul-Henri Matthieu ou Amélie Mauresmo, Championne du monde en 1996 et numéro 1 mondiale l’année passée, la FFT n’a pas gâchée ses « petits diamants ». De plus, en comparaison avec d’autres fédérations nationales où l’organisation est jugée complexe, les installations inadaptées… la France apparaît bien lotie. Dés lors, la voie fédérale a longtemps été perçue comme le (seul) chemin menant à la réussite, grâce à un encadrement de professionnels, de structures sans équivalence à l’époque…Mais celle-ci semble remise en question peu à peu…

L’avènement des structures privées…

En effet, d’une part on aperçoit l’avènement de structures privées, telles que Team Lagardère ou l’Academy éponyme de Patrick Mouratoglou, dotées de moyens impressionnants (staff, infrastructures de pointe) et invoquant une nouvelle « façon de pensée », de « travailler ». Outre le fonctionnement, chacune développe à sa manière une philosophie et un positionnement différent qui petit à petit semble faire de l’ombre au système fédéral, jugé si exemplaire dans le passé…A ce jour, cette mise en concurrence est vue différemment selon les regards…et certaines questions subsistent. Doit-on y voir une complémentarité ou à l’inverse une concurrence mettant en péril un monopole trop longtemps esseulé ?

Cette concurrence s’accompagne également du départ progressif mais massif, d’un grand nombre de joueurs ou cadres phares de la FFT vers des structures privées. Il y est tentant de trouver dans ce mouvement un lien avec le développement des structures privées mais les raisons restent multiples….et contestées.

Une autre approche….

D’autre part, la FFT se heurte de plus en plus à la méfiance des joueurs ou joueuses et de leur environnement. Autrement dit, le système fédéral apparaît comme une école de formation au fonctionnement « stéréotypé », incapable de sortir de ses principes, méthodes de formation ou critères de sélection. Tout d’abord, les joueurs bénéficiant d’aides fédérales ou de bourses ne sont plus « légions » par rapport aux années passées. De plus, ils semblent être retenus sur des critères établis et fixes tels que les résultats ou le classement Français…autrement dit, rien de tel pour apposer un peu plus de pression sur les jeunes joueurs.

« Mon fils n’est plus à ce jour retenu à la ligue régionale et ne bénéficie de plus aucune aide. Ayant été blessé durant quelques mois l’année passée, il n’a pu jouer en tournois. Son nouveau classement n’a donc pas évolué et dés lors, la ligue n’a pas souhaité poursuivre…. ».

Il semble donc que outre la prise en compte des résultats ou classement, la Fédération n’attache pas l’importance qu’elle mérite, à la personnalité du joueur telle que sa confiance en soi, sa maturité, son environnement familial. En effet, combien de joueurs, parmi les meilleurs de leurs catégories d’âge et encadrés par la fédération n’ont pas donné suite ou ont arrêté totalement le tennis (certains devant la pression devenue trop forte) ?

Ensuite, la sélection des meilleur(e)s est établie selon une méthode et des principes qui s’ils ont fait leurs preuves par le passé, semblent caduques aujourd’hui Un nombre maximum de joueurs est soumis au même entraînement, très difficile a supporter tant sur le plan physique que mental et seul les plus résistants survivent. Ce sont souvent les plus forts les plus talentueux, les caractères les plus forts et les plus durs qui s’en sortent. Cette sélection naturelle semble aujourd’hui contestée, de part son absence de méthode. En effet, chaque enfant est différent, de par ses motivations, sa personnalité, ses objectifs, d’où la nécessité d’établir auprès de chacun un projet personnalisé, intégrant toutes les parties prenantes à l’environnement de l’enfant

Par exemple, Patrick Mouratoglou développe, au sein de son Academy une méthode très personnelle, s’appuyant sur des fondements et une philosophie précise. A contrario du système fédéral, celle-ci ne vise qu’à sélectionner qu’un nombre très restreint de joueurs talentueux (jugés sur des critères précis) et faire du « sur mesure » pour chacun, garantissant ainsi un taux d’échec infiniment faible. Marcos Baghdatis en est le premier ambassadeur….

Enfin et autre facteur non négligeable : l’environnement familial. La fédération tend à laisser les parents sur « le banc » lors de la formation du joueur, là ou l’environnement est primordial à son bon équilibre et au bon cheminement de son évolution. Un manque d’ouverture liée à un esprit trop fermé? Le projet d’intégrer l’élite professionnelle s’inscrit sur le long terme et nécessite l’implication de la famille, au même titre que celle des entraîneurs et autres spécialistes, mais à des niveaux différents. Dés lors, le joueur et avant tout enfant ou adolescent bénéficiera de l’environnement et des conditions optimales à la réussite. L’exemple de Richard Williams, père de Venus et Serena est probant tant il reste la seule personne ayant amené ses deux filles à la place de numéro 1 et numéro 2 mondiales. Un résultat exceptionnel mais qui à pris naissance très tôt….Autre exemple, trop longtemps contesté : Marion Bartoli et son père Walter….

« Le problème c’est que la Fédération française est une fédération qui ne veut pas que les parents soient entraîneurs de leurs enfants. C’est ça qui les gêne en partie. Et Patrick Mouratoglou est quelqu’un qui trouve au contraire très bien que les parents soient au bord du terrain à encourager leurs enfants. Elle est là la différence. C’est que Patrick ne te met pas des bâtons dans les roues. Il t’accueille, il respecte d’où tu viens, il respecte ce que tu as déjà fait pour en arriver là. La Fédé, elle va te dire « Pousse-toi de là. Tu ne fais pas partie de notre clan » Aravane Rezai

Quelle issue possible pour l’avenir…..?

Restons positif et ne dressons pas un tableau noir aussi facilement. Aujourd’hui, la FFT semble démontrer ses limites qui remettent en cause son fonctionnement sans pour autant la décrédibiliser. Si la fédération reste à ce jour une institution appréciée et reconnue de tous, il semble primordial, pour son avenir, qu’elle puisse faire preuve d’ouverture d’esprit dans sa politique de formation et de recrutement. Dès lors, l’idéal d’une complémentarité avec les structures sera envisageable….

Avant tout, il convient de ne pas oublier que chacun est différent, de par sa personnalité, ses motivations, ses objectifs et sa progression et que par conséquent aucun système n’est meilleur que celui proposant un projet établi « sur mesure », en collaboration avec chaque partie prenante au projet de l’enfant (coachs, préparateurs physiques, famille, études…). Si ces systèmes de formation poursuivent le même objectif final, à savoir, amener tel joueur ou joueuse au sommet de la hiérarchie mondiale, il va de soi que le plus important reste donc de fournir un environnement optimal autour du joueur. D’où l’importance pour chaque partie (coachs, joueur, parents, préparateurs physiques…) d’être impliquée différemment mais conjointement au service du joueur.

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Les trophées Sporsora du marketing sportif

Fed Cup Pink L’association professionnelle du marketing sportif Sporsora a récompensé les plus beaux projets lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 12 mars dernier au Casino de Paris.

La 4ème édition des Trophées Sporsora dont le Jury était présidé par le champion automobile Henri Pescarolo a confirmé la forte implication de BNP Paribas dans le sponsoring sportif : le groupe bancaire repart à nouveau avec le Prix de la meilleure campagne entre une entreprise et son partenaire à l’occasion de “Fed Cup Pink” : à l’issu d’un vote, les joueuses ont plébiscité la couleur rose comme nouvel habillage des courts de l’épreuve. Preuve qu’un acteur historique comme BNPP dispose d’une réelle volonté d’initiative et d’innovation pour relooker et promouvoir le tennis féminin.

Fait intéressant, le jury a distingué une marque de glisse : Rip Cul remporte le prix de la meilleure stratégie marketing d’un organisateur d’événement sportif avec le “Rip Curl Pro Europe”, une manifestation associant compétitions sportives de surf et festival de musique à Hossegor en août 2006. Les événements de glisse étant largement sous-médiatisés, bravo pour ce coup de projecteur !

Mon coup de cÅ“ur de la soirée aura été l’entreprise de recyclage Paprec qui gagne le Prix de la meilleure utilisation du marketing sportif à des fins de ressources humaines. En effet, vue de l’extérieur, la stratégie de sponsoring semble incohérente. En fait, la seule cohérence entre toutes les actions de sponsoring du groupe (football, voile, polo…) est la mobilisation et l’implication des salariés autour des projets.

Sur la forme de la soirée, quelques animations à noter : une intervention en direct audio de Maud Fontenoy – la navigatrice en solitaire en train de terminer son Tour du Monde à l’envers –, un piratage de l’émission radio “Direct Laporte” sur RMC, une interview du Président des JO de Londres 2012 Sebastian Coe par le magazine Sport suivi de la réponse du Ministre des Sports Jean-François Lamour…

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Lagardère opère un virage stratégique dans le sport et les nouveaux médias

Lagardère Media ActiveAvec le rachat de Sportfive et de Newsweb, Lagardère réalise une intégration verticale dans la chaîne de valeur du sport. Mais, plus globalement, il permet à son groupe de se repositionner, de se réorganiser et d’intégrer les nouveaux médias dans la stratégie du groupe

Lagardère est déjà présent dans le monde du sport via des contrats de sponsoring dans le tennis (tournoi de Roland Garros) et dans le judo. Avec le Team Lagardère dont l’objectif est de favoriser l’émergence de futures étoiles grâce à un suivi sur les plans technique et scientifique, Lagardère est l’instigateur d’un sponsoring original.

En acquérant 100% de Sportfive, l’agence leader des droits sportifs du football européen, pour 865 millions d’euros, Lagardère accède à un marché stratégique, qui plus est porteur, tant dans les droits médias et marketing que dans les droits Internet & mobile. De plus, il renforce le savoir-faire publicitaire du groupe, ainsi que son réseau international.
Avec le rachat de Newsweb, un des leaders dans l’information sportive, automobile et boursière en France pour 74 millions d’euros, le groupe Lagardère met la main sur un expert de la vente de contenus éditoriaux et d’espaces publicitaires sur Internet.

Ces deux acquisitions récentes valident la stratégie de croissance externe de Lagardère – qui ne fait que débuter ? – l’objectif étant de mutualiser les actions et de faire bénéficier au groupe d’une réelle expertise dans le numérique et la publicité online. C’est dans cette optique qu’une réorganisation du groupe s’est imposée : Hachette Filipacchi Médias (HFM) et Lagardère Active deviennent Lagardère Active Media. La nouvelle entité aura pour objectif de regrouper sous une seule et même bannière toutes les activités presse, radio, TV et new media. Avec cette réorganisation, la création de directions marketing et numérique transversales et le recrutement d’anciens de l’opérateur mobile Orange (Didier Quillot et Julien Billot), l’évolution du business model par une intégration du numérique n’est pas un vain mot.

Que pensez-vous de la stratégie du groupe Lagardère dans les nouveaux médias ?

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Tags technorati: lagardere, nouveaux medias, sportfive, newsweb, sport

Le marketing sportif sous-exploité par les marques

Justin GatlinJe vous recommande la lecture de l’interview de Grégory Brussot dans le dernier numéro de Sport Finance et Marketing (N°172, 20/07/2006). Le directeur du planning stratégique et du développement d’Octagon France fait le point sur l’intérêt et le déploiement du marketing sportif en France. Il regrette notamment que les stratégies marketing dans le domaine du sport soient souvent limitées à de simples opérations de relations publiques alors que le marketing sportif possède un fort potentiel en termes de communication – le sport permettant “de créer un lien entre l’annonceur et ses consommateurs”.

Pour Grégory Brussot, “le sport est sous-exploité par les marques” et la France doit s’inspirer du modèle anglo-saxon. Il est vrai que, si l’on prend le cas du football en Angleterre ou des sports dominants aux Etats-Unis (football américain, basket-ball, base-ball), les clubs professionnels comme les marques sont très impliqués dans une meilleure compréhension des fans et de leurs motivations ; les objectifs étant à la fois marketing (développer la proximité avec la marque, fidéliser) et commerciaux (développer les ventes et le montant du panier moyen de chaque consommateur, RFM).

Du côté des organisations sportives (clubs ou ligues professionnelles), le football anglais, la NFL, la NBA accordent une part importante à la vie sur le terrain (abonnements, merchandising) comme en dehors (opérations spéciales, franchises, licences). Le club accompagne alors le supporter dans sa vie de tous les jours.
Du côté des marques, le sponsoring est bien plus efficace lorsqu’il ne se réduit pas à la panneautique ou à des RP. L’implication des grands groupes est souvent grande, mettant en place un dispositif classique (panneautique, RP, jeu-concours) avec des éléments nouveaux (mini-site, guerilla marketing, tournée événementielle).
A l’international, Coca-Cola (via sa marque propre ou Powerade), MasterCard, Gillette, Adidas, Nike, pour ne citer qu’eux, sont des cas intéressants. En France, le groupe bancaire BNP Paribas est original de par la transversalité de son sponsoring dans le tennis (tournois professionnels, clubs amateurs, associations, ), transversalité déjà évoquée sur ce blog).

Si je vous dit “marketing sportif”, quel exemple de succès ou d’échec d’une marque vous vient spontanément à l’esprit ?

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Le sponsoring maillot, Partie 3 : visibilité, exclusivité et mémorisation

Maillot Barça“Pouvez-vous me citer spontanément le sponsor maillot du FC Barcelone, récent Champion d’Espagne ?”
Vous avez oublié ? Vous ne savez pas ? C’est normal, le Barça n’en possède pas !

Vous avez bien lu… Ce club qui possède quelques uns des plus grands joueurs du monde — Ronaldinho, Eto’o… — et qui disputera la finale de la Ligue des Champions le 17 mai prochain n’affiche pas de sponsor sur son maillot. Ce choix — car il s’agit d’un choix — repose notamment sur la volonté du club et des “socios” de préserver l’image et les valeurs de la Catalogne. Ce cas, s’il est rare, n’est pas inédit. Pour les mêmes motifs évoqués précédemment, l’Athletic Bilbao, autre club de Liga, possède un maillot vierge de tout sponsor. Lors de son centenaire en 2002, le Real de Madrid avait choisi l’auto-promotion en affichant l’adresse de son site Internet.

Mais cette absence de sponsor maillot a un coût. Si l’on prend le cas des Blaugrana dont le maillot est évalué à 25 millions d’euros par saison (Cf. l’offre de Betandwin), on se prive d’une part importante de revenus estimée en général à 10% du budget. Ces clubs s’appuient sur les droits TV et la billetterie (entrées et abonnements) pour compenser, mais cela n’est envisageable que parce qu’il existe un fort intérêt pour le club et ses joueurs au niveau local (plus de 70.000 socios) comme à l’international (base de centaines de millions de fans). Finalement, seul un petit nombre de clubs peut se permettre de refuser une telle manne financière. Pour la majorité, un sponsor maillot est indispensable pour équilibrer le budget et ce, à plus forte raison pour les clubs de bas de de classement ou de deuxième division.

Si les clubs performants, populaires et/ou prestigieux trouvent facilement preneurs, d’aucuns doivent cumuler plusieurs sponsors sur le maillot ce qui nuit à la visibilité et donc à la mémorisation des marques. En Ligue 1, le cas du maillot de l’ASNL - Nancy est éloquent par sa confusion : 5 sponsors — 3 sur la face du maillot, 2 sur la manche –, le logo du principal sponsor (Odalys Vacances) prend toute la largeur du maillot sans être lisible pour autant parce qu’il est entouré d’autres marques. La multiplicité des sponsors est compréhensible mais l’agencement inefficace ne permet pas une mise en avant évidente de l’une de ces marques. Pire, elle n’optimise pas la mémorisation de la marque.

La couverture médiatique d’un club est corrélé à ses résultats et son prestige. En général, le retour sur investissement du sponsoring est positif. En 2002, alors que les Gunners dominaient le Premier League, l’opérateur mobile O2, qui débutait son partenariat, obtenait 45% de réponses favorables à la question “Quelle entreprise sponsorise Arsenal ?” (étude Soccerscope / TNS Sport). Le sponsoring à moyen ou long terme est encore plus efficace. En témoigne la forte notoriété spontanée — 17,3% en 2002 — dont jouit le constructeur automobile Opel grâce à ses investissements dans le football (PSG, Milan AC, Bayern Munich). La banque ABN-AMRO qui sponsorise l’Ajax d’Amsterdam depuis 1991 estime sa notoriété à 30% en spontané…

Ainsi s’achève cette série en trois parties sur le thème du sponsoring maillot. Si vous avez des remarques ou que vous souhaitez compléter le propos, allez-y !

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Le sponsoring maillot, Partie 2 : les clubs européens

JuveNotre série sur le “sponsoring maillot” continue… avec quelques généralités pour commencer : plus les clubs sont prestigieux, performants et exposés, plus la durée et le montant du contrat sont conséquents. Il est intéressant de noter que les contrats de sponsoring avec les grands clubs sont relativement longs (au minimum 3 à 5 ans). Avec un ticket d’entrée fixé à une dizaine de millions d’euros par an pour des clubs de grands championnats (Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Italie) disputant régulièrement la Ligue des Champions, l’époque de la “danseuse du président” est révolue chez les sponsors. Place à la rationalisation et à la rentabilité de l’investissement. Quels objectifs se fixent-t-ils en sponsorisant une équipe ? En général, il s’agit d’améliorer la notoriété et l’image de marque, ainsi que de développer les ventes. Mais le choix de l’équipe doit être en cohérence avec la localisation géographique de l’entreprise. L’influence de cette dernière est-elle nationale, européenne ou internationale ? Une entreprise n’a que peu d’intérêt à communiquer à l’international si sa cible est présente exclusivement sur son marché domestique. A contrario, on observera sans surprise que tous les clubs européens sont sponsorisés par des multinationales.

En tête du hit-parade de la valeur marchande du maillot, citons : la Juventus de Turin avec 24 M € (Tamoil), Manchester United avec 20 M € (AIG), le Real Madrid (BenQ Siemens) et le Bayern Munich (T-Com) avec 18 M €, le Milan AC avec 15 M € (BetAndWin), Chelsea (Samsung Mobile) avec 14 M €. Avec 9 M €, Lyon est la première équipe française devant le PSG (7 M €). Satisfaits de leur partenariat et des retombées, certains sponsors ont reconduit leurs contrats pendant plus de 10 ans — c’est le cas du constructeur Opel qui a sponsorisé le PSG, le Milan AC et le Bayern Munich et qui, en proie à des difficultés financières, a stoppé le sponsoring. D’autres, présentes depuis le début des années 90, continuent. Deux exemples : la banque néerlandaise ABN-AMRO, sponsor maillot de l’Ajax d’Amsterdam, et le brasseur danois Carlsberg, parrain de Liverpool.

Après avoir étudié la stratégie des sponsors et évalué le ticket d’entrée du sponsoring maillot, il serait intéressant de voir le secteur d’activité de ces entreprises. Après analyse, on peut en tirer quelques tendances au niveau sectoriel et géographique. Les télécoms et la téléphonie mobile sont de loin les secteurs les plus représentés sur les maillots européens. On peut l’expliquer par la forte concurrence de ce marché, notamment en Angleterre — Samsung Mobile à Chelsea, O2 à Arsenal, Vodafone anciennement à Manchester — et, dans une moindre mesure en France — 9 Télécom à l’OM, Orange à Lens, Motorola à Bordeaux et en Grèce — Siemens Mobile à l’Olympiakos le Pirée et Cosmote au Panathanaïkos. Au niveau national, on peut dégager quelques trends. En Allemagne (et en Belgique), la libéralisation dans le domaine énergétique, et la forte concurrence qui en découle, incite les acteurs à se faire (re)connaître : RWE, E-On et EnBW sponsorisent respectivement le Bayer Leverkusen, le Borussia Dortmund et le VfB Stuttgart. Avec Carlsberg à Liverpool et Carling à Glasglow, les brasseries s’intéressent aux perspectives commerciales liées au vaste marché qu’est le Royaume-Uni. Enfin, on notera l’émergence d’un nouveau secteur d’activité — les paris sportifs en ligne — avec l’australien BetandWin qui, à partir de 2006, sponsorisera le Milan AC et le Werder de Brême.

A bientôt pour le dernier volet du dossier consacré au sponsoring maillot : la mémorisation de la marque et l’impact financier pour le club.

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