Les chiffres-clé du sponsoring sportif

 

Renault et ING

Combien coûte le sponsoring maillot d’une grande équipe de Ligue 1 ? Quel est le ticket d’entrée pour devenir le partenaire majeur d’une écurie de Formule 1 ? Afin de répondre à ces questions, l’institut TNS Sport spécialisé dans les problématiques liées au sport business a réalisé une étude publiée en début d’année 2009. En voici les principaux résultats classés par budget décroissant sur une base annuelle :

  • Formule 1 : 50 millions d’euros pour le partenaire majeur d’une écurie
  • Rallye : 8 millions d’euros pour le partenaire majeur d’une écurie
  • Cyclisme : 8 millions d’euros pour le partenaire titre d’une équipe française
  • Football : 6 millions d’euros pour le partenaire maillot d’une équipe phare de Ligue 1
  • Rugby : 3,5 millions d’euros pour le partenaire majeur du XV de France
  • Voile : 3,2 millions d’euros pour le partenaire principal d’un maxi multicoque
  • Tennis : 3 millions d’euros pour le top partenaire du tournoi de Roland Garros
  • Athlétisme : 1 million d’euros pour le partenaire majeur de la Fédération française
  • Handball : 800 000 euros pour le partenaire officiel de la Fédération française
  • Natation : 300 000 d’euros pour le partenaire maillot d’une équipe phare de Ligue 1

Dans un prochain article, nous approfondirons cette grille tarifaire grâce à une comparaison à l’échelle internationale. Puis nous dépasserons le simple cadre budgétaire pour aborder la problématique d’efficacité du marketing sportif et étudier le retour sur investissement.

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Les relations publiques à Roland Garros : le baromètre de l’activité économique

 

Roland Garros

Si la crise économique et financière touche une majeure partie des secteurs d’activités, il est intéressant d’étudier son impact dans celui du sport business, à travers un événement d’actualité : Roland Garros, deuxième tournoi du Grand Chelem de la saison.

Aujourd’hui, le “French” est l’un des plus rentables malgré une forte concurrence et un stade à “aménager”. Pourtant, la crise n’a en rien bouleversé le modèle économique mis en place par la Fédération Française de Tennis. Ceci s’explique essentiellement par la fidélité des sponsors mais également le dynamisme apporté par la billetterie et les relations publiques. Côté sponsoring, l’événement tennistique se démarque en offrant une visibilité accrue et veillant à limiter la multiplication des sponsors, contrairement au football, qui, dans certains cas, est prêt à accumuler une “pyramide” de sponsors, quitte à y perdre en visibilité. En effet, les sponsors (BNP Paribas, Adidas, Afflelou, Lagardère, Lacoste par exemple) restent fidèles et sont liés par des contrats établis sur plusieurs années. Pour cette nouvelle édition, on a pu remarquer que peu de mouvements avec notamment le retrait d’Avis et le remplacement d’Adecco par Proman, ainsi que d’Algeco par Touax. Cette initiative s’accorde avec la stratégie mise en place par la FFT visant à réduire le nombre de partenaires mais à augmenter la contribution financière de chacun d’entre eux. Cette année, la FFT réalisera un chiffre d’affaires sensiblement équivalent à celui de l’année passée (120 millions d’euros environ).

Côté marketing, les droits TV restent élevés et le tournoi n’est pas dépendant des recettes média. Les droits de télévision rapportent eux près de 15 millions d’euros pour la France et le contrat aujourd’hui détenu par France Télévisions ne sera remis en jeu qu’en septembre, grâce à un appel d’offres qui pourrait, pour la première fois, être constitué de plusieurs “lots”. Canal Plus sera très certainement de la partie, en vue de renforcer sa présence sur les Grands Chelems ; la chaîne détenant notamment les droits TV des tournois de Wimbledon, US open et Paris-Bercy. Les objectifs de billetterie seront également atteints voire dépassés .

À l’ombre des courts, alors que les champions échangent des balles sur la terre battue de Roland-Garros, les affaires continuent. A ce sujet, il est opportun d’étudier cette tendance sur cet événement à travers le prisme des relations publiques.

Les Internationaux de France de tennis sont un rendez-vous incontournable pour les relations publiques d’un annonceur. C’est aussi une source de recettes non négligeable pour la Fédération Française de Tennis, organisatrice de l’événement. Avec un chiffre d’affaires de plus de 30 millions d’euros, la vente de prestations de relations publiques représente un tiers du budget du tournoi. Au total, quelque 70 000 VIP profitent des invitations de plus de 500 entreprises et les plus importants partenaires bénéficient d’une des 20 tentes installées dans le “village”, emplacement prestigieux et onéreux. Les petites entreprises peuvent également trouver un produit adapté et inviter quelques clients pour une seule journée. Ainsi, une prestation moyenne, incluant notamment le billet et le déjeuner, est facturée environ 640 euros. Au total, on compte jusqu’à 13 sites, répartis dans l’enceinte de la Porte d’Auteuil et consacrés pour ces opérations de RP, dont l’importance grandit chaque année.

Véritable élément du mix-marketing, les relations publiques sont d’une vraie utilité car souvent placées au centre de la stratégie de communication des politique sponsoring mises en place par les marques.

Toutefois, on observe une réelle morosité dans ce domaine, comparé aux années précédentes. Dans une situation difficile, le secteur connait un fort recul de l’activité et les agences enregistrent une baisse de chiffre d’affaires comprise entre 20 et 50%. En ces temps de crise, les chefs d’entreprises ne veulent pas d’opérations relations publiques trop ostentatoires, mais des dispositifs de relations publiques à l’économie. Par conséquent, certaines prestations de relations publiques haut de gamme éprouvent plus de difficultés à trouver preneurs que les années précédentes. C’est notamment le cas des loges plus chères, pour les demi-finales et la finale.

Si les entreprises s’engagent moins dans ce type d’initiative, on peut y voir plusieurs raisons :

D’une part, certaines entreprises sont très affectées par la crise et elles ne consacrent plus de budget à cette démarche. D’autre entreprises sont inquiètes pour l’avenir et restreignent leurs budgets. En revanche, d’autres entreprises sont encore en bonne santé, mais veulent acheter la paix sociale en n’affichant pas aux yeux de leurs collaborateurs des dépenses qui sont souvent mal comprises.

Pour autant, on note une restriction des budgets chez les sponsors et chaque marque tente de réaliser les économies adéquates, sur des frais jugés peu nécessaires et coûteux malgré cela. Les économies portent sur la personnalisation de l’accueil, la qualité des repas, du champagne, mais aussi sur les déplacements organisés par les collaborateurs qui viennent des régions ou de l’étranger. Chaque marque est donc libre et arbitre en fonction de ses priorités et de son budget. Alors que beaucoup d’entreprises coupent les budgets superflus ou même réduisent leurs effectifs, le temps est davantage à montrer davantage de solidarité, de valeurs d’éthique plutôt que de sortir les coupes de champagne et les petits fours pour séduire ses partenaires économiques. En période de crise, les entreprises doivent faire preuve d’une responsabilité “morale”. L’heure est aux économies et à la discrétion sur des dépenses dont les salariés ne comprennent pas toujours l’utilité commerciale. Quand bien même elles ne connaîtraient pas la crise, les entreprises jouent la prudence ou la discrétion. Beaucoup d’entreprises ont, par ailleurs, réduit le nombre d’invitations, en se concentrant uniquement sur des contacts de haut niveau, présidents ou directeurs généraux, de leurs clients ou leurs prospects.

Ce phénomène n’est pas propre à Roland Garros et à son modèle économique, même si Wimbledon, qui dispose de peu de sponsors, vend ses packages RP à des prix plus conséquents.

Les comportements varient-ils selon la taille des entreprises ?

On observe que les PME maintiennent plus souvent leurs dispositifs, car les patrons réussissent mieux à expliquer l’utilité économique des opérations de relations publiques qu’ils mènent. Certains groupes du CAC 40 ont eux plutôt tendance à faire profil bas et à être “socialement corrects”. S’il est difficile de demander à ses collaborateurs de moins voyager, de réduire les notes de frais et de ne plus inviter tous leurs clients à Roland Garros, il ne faut pas pour autant négliger le rôle et la portée des relations publiques. Cette forme de communication très utile commercialement constitue un outil relationnel fort, à l’heure où la relation professionnelle à besoin de proximité pour pallier les modes de communication virtuels tels que la messagerie email.

L’avenir des RP n’est donc peut être pas si “noir” et pourrait profiter de la fin de la crise pour repartir sur de bonnes bases….

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Sportweek : la nouvelle marque unique des supports papiers et numériques de Sport & Myfreesport

 

SportweekLancé à l’automne 2003 en version mensuelle, puis en version hebdomadaire au printemps 2004, le magazine gratuit Sport a fêté son numéro 200 en janvier 2009. Concurrent de l’Equipe Magazine – vendu avec le journal l’Equipe (Groupe Amaury) paraissant le samedi – le titre continue de proposer un contrat de lecture original avec non seulement un contenu “événement” couvrant l’ensemble des sports “classiques” et médiatisés tels que le football, le rugby, le tennis, le basket, etc. mais également un contenu “lifestyle” avec une couverture des sports extrêmes (surf, snow, skate, freestyle…) et sous-médiatisés (équitation, athlétisme, escalade…). Par ailleurs, la place forte accordée à la pédagogie et à l’iconographie favorise la rupture avec l’idée préconçue d’un journal gratuit forcément low cost et donc de mauvaise qualité graphique et éditoriale (lire l’article sur la presse sportive). Distribué en 2009 à hauteur de 500 000 exemplaires dans 11 villes de France (après quelques mois à 1 million dans une cinquantaine de villes en 2007), le magazine a été exporté en Angleterre dans le grand Londres (350 000 exemplaires) à partir de septembre 2006 où il s’est imposé en moins d’un an dans un marché de la presse masculine relativement mature.

Sur Internet, la concurrence est plus rude avec de nombreux pure players. A l’occasion de la Coupe du Monde de Football en 2006, le magazine dépasse le stade du site compagnon – qui proposait aux internautes le titre en version PDF, ainsi que les points de distribution) – avec un site événementiel baptisé freesport.fr. A partir de septembre 2006, le site dévoile une identité graphique web 2.0 et s’enrichit éditorialement avec une couverture de l’outdoor et du freestyle. Les axes vidéo et communautaire sont également développés. Baptisé myfreesport.fr, le site franchit la barre du million de visiteurs uniques en l’espace de 12 mois. D’après les chiffres de Médiamétrie / Nielsen NetRatings de décembre 2008, la version en ligne de l’hebdomadaire pointe au troisième rang (hors portails) de l’univers “Sport” avec 1,4 million de visiteurs uniques. Lequipe.fr caracole en tête du classement avec 4,2 millions de VU, suivi par Eurosport.fr et 2,5 millions de VU.
Il est à noter que, depuis son lancement, le site Internet ne bénéficie que partiellement de la puissance de la marque du magazine pour générer un rebond print/web. En effet, deux marques différentes co-existent pour un même titre : Sport et Myfreesport. A l’occasion du 200ème numéro, ces deux marques disparaissent. Les supports papiers et numériques disposent désormais d’une seule et même marque : Sportweek.

La société opère un virage stratégique sur le web avec la mise en place, à l’instar du Groupe Sporever, de “verticales” thématiques à fort potentiel (chiffre d’affaires et/ou audience) : naissent ainsi myfreefoot.fr et myfreestyle.fr à l’automne 2008, récemment renommées sportweekfoot.fr et sportweekxtreme.fr. Il est intéressant de noter l’idée de verticales sera également déclinée sur le support papier au cours de l’année 2009. En effet, Sportweek devrait lancer des trimestriels thématiques (aventure, freestyle, running et digital) diffusés à 50 000 exemplaires et un semestriel à 150 000 ; la distribution sera assurée par les magasins de sport et sur des événements.

Toujours indépendante, la société Sports Médias et Stratégie qui édite Sportweek et compte parmi ses actionnaires les fonds Galileo Partners et Iris Capital détonne le milieu concentré des médias. Annoncée comme proche de l’équilibre financier, l’entreprise a été approchée par quelques grands groupes tels que Lagardère et Bolloré dans le cadre de la fourniture de contenus, respectivement pour le cahier “sport” du Journal du Dimanche et le journal événementiel “Direct Sport” pendant l’Euro 2008 de football. Ces partenariats n’ont pas a priori pas été suivis d’actions plus stratégiques. Le contexte actuel de crise et d´explosion du marché du crédit sera-t-il un frein pour des géants à compléter leur offre média en termes de thématique ou de périodicité ? Ou bien une opportunité pour Sportweek à démontrer sa capacité à dégager des bénéfices et conserver son indépendance ?

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Presse quotidienne sportive, Partie 3 : “Le 10 Sport” contre Amaury - Quelles perspectives ?

Le match 10 Sport Vs. L'Equipe et Aujourd'hui SportDans cette troisième partie, nous allons tenter d’établir un diagnostic et d’effectuer un exercice de prospective.

Malgré quelques différences – actionnariat et puissance de frappe, objectifs de diffusion et de CA –, les deux nouveaux titres sont similaires à bien des égards — date de lancement, prix, format, parution et positionnement éditorial – afin de produire un quotidien low-cost.

Si le modèle d’Aujourd’hui Sport est clairement calqué sur le 10 Sport, l’objectif est d’occuper le terrain face à cette nouvelle concurrence et d’empêcher son développement grâce une stratégie d’usure.
On observe que le lancement des deux quotidiens n’a pas pénalisé la diffusion de L’Equipe  — ce qui validerait la complémentarité en termes de ciblage et de couverture éditoriale. Mieux, le marché de la presse sportive quotidienne aurait augmenté de 27 points (base 100 – L’Equipe seul sur le marché), soit 85 000 exemplaires supplémentaires en moyenne. L’hypothèse de coexistence d’un ou plusieurs titres en plus de L’Equipe serait validée.

Malgré cela, la situation n’est pas moins tendue pour Le 10 Sport. Les coûts — rédaction, communication, fabrication et distribution – sont limités au maximum (modèle low-cost). Quant à la structure de revenus dont les recettes publicitaires montent à hauteur de 35% et risquent de souffrir avec la crise et une éventuelle saturation du marché publicitaire, il semble que Le 10 Sport devra surtout compter sur les ventes en kiosque (65% des revenus projetés) et sur-performer pour atteindre la rentabilité.

Ce fragile équilibre risque de s’effondrer avec la pression constante assurée par le groupe Amaury et l’arrivée d’un quatrième entrant  baptisé Le Foot, soutenu par Robert Lafont et dont le lancement est prévu le 26 janvier 2009.

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Accédez aux premiers volets de l’article :
Partie 1 : analyse des forces en présence sur le segment de la presse sportive
Partie 2 : analyse SWOT du quotidien “Le 10 Sport”

APRIL Santé parraine le nageur olympique Alain Bernard

Alain Bernard pour April Santé

Sportif emblématique français, Alain Bernard jouit d’une très forte notoriété depuis son record du monde du 100 mètres nage libre aux Jeux Olympiques de Pékin 2008.

Sensible aux valeurs que cet athlète incarne notamment en matière de prévention santé, APRIL Santé, sponsorise désormais le nageur et entend ainsi montrer son engagement pour une santé durable et équitable.

Afin d’illustrer son partenariat, la marque a choisi l’humour et l’originalité à travers la vidéo. En effet, le site www.tous-avec-alain.com, dédié au champion olympique, permet à chacun de remercier le sportif, de l’encourager ou de le défier en vidéo !

Soumises au vote du public, ces vidéos humoristiques permettront de désigner le ou la gagnante. Finalement, le prix sera remis en main propre par Alain Bernard.

Disclosure : Article parrainé par April Santé

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Presse quotidienne sportive, Partie 2 : “Le 10 Sport” contre Amaury - Analyse SWOT

Check-up SportCette seconde partie est l’objet d’une analyse SWOT du quotidien sportif “Le 10 Sport”. L’objectif est d’établir un diagnostic à la fois interne à l’entreprise (forces/faiblesses) et externe, c’est à dire lié à l’environnement et au marché (opportunités/menaces).

Forces :
-    Focus éditorial sur le football et le rugby : sports majeurs en France en termes de licenciés, de pratiquants et d’audience TV.
-    Capacité à produire un journal grâce à des synergies et à une sous-traitance du contenu éditorial
-    Attractivité du coût du journal. -58% à -100% Vs. L’Equipe. Elément non différenciant Vs. Aujourd’hui Sport (alignement sur la tarification).
-    Cible grand public

Faiblesses :
-    Mauvaise qualité du papier et de l’impression qui peut être rédhibitoire pour une partie du lectorat. A fortiori, dans un contexte où les maquettes sont refondues (Le Monde, Le Figaro, La Tribune) pour améliorer la mise en scène et la clarté de  l’information.
-    Management sans expérience de la presse payante (Vs. Amaury dont c’est le cœur de métier)

Opportunités :
-    Monopole de L’Equipe en France, situation rare dans les grands pays d’Europe. Par exemple, deux quotidiens de référence co-habitent en Italie (Gazzetta dello Sport et Corriere dello Sport) et en Espagne (Marca et AS)
-    Insatisfaction d’une partie des lecteurs ou ex-lecteurs de  L’Equipe concernant le traitement de l’actualité (corrélation possible avec une érosion du lectorat).
-    Adresser une nouvelle cible et répondre à de nouveaux besoins grâce à une offre complémentaire à celle de L’Equipe. Parallèle possible avec la presse gratuite qui a su répondre à de nouveaux usages et créer un nouveau marché en attirant de nouveaux lecteurs
-    Risque de cannibalisation des deux quotidiens sportifs d’Amaury

Menaces :
-    Risque de saturation du marché publicitaire, le gâteau n’étant pas extensible à l’infini
-    Conjoncture économique morose
-    Forte installation de la marque L’Equipe dans l’inconscient collectif
-    Puissance et expérience du groupe Amaury pour soutenir ses titres et contre-attaquer (voir précédents échecs du Sport en 1987 et d’Info Matin en 1996)
-    Couplage des titres Amaury (2 quotidiens sport + 1 quotidien actualité) pour augmenter la couverture et jouer la complémentarité des cibles
-    La France n’est pas (encore) un public de supporters comme peuvent l’être l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie.

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Les différentes briques de l’article sont disponibles ci-dessous :
Partie 1 : analyse des forces en présence sur le segment de la presse sportive
Partie 3 : conclusion et perspectives

Presse quotidienne sportive, Partie 1 : “Le 10 Sport” contre Amaury - Analyse des forces en présence

10 Sport Vs. AmauryUn mois après leur lancement, les deux quotidiens sportifs Le 10 Sport et Aujourd’hui Sport affichent des résultats de diffusion et de chiffre d’affaires en deçà de leurs objectifs. Avec le journal L’Equipe, la presse quotidienne sportive compte actuellement trois acteurs. Le marché français est-il suffisamment large sur ce secteur pour assurer la pérennité de ces titres ? Y a-t-il un risque de saturation du marché publicitaire ? De nouveaux lecteurs vont-ils adhérer aux contrats de lecture de ces nouveaux entrants ? Qu’en est-il d’un succès du titre « Le 10 Sport » ?

Dans cette première partie, nous allons passer en revue les trois quotidiens au travers d’un ensemble de critères objectifs afin d’avoir une idée relativement précise des forces en présence.

Date de lancement :
-    L’Equipe : la marque existe depuis 1946 (anciennement L’Auto-Vélo en 1900 puis L’Auto en 1093)
-    Aujourd’hui Sport : 3 octobre 2008
-    Le 10 Sport : 3 octobre 2008

Prix :
-    L’Equipe : 0,85€ (1€ le lundi)
-    Aujourd’hui Sport : 0,50€
-    Le 10 Sport : 0,50€

Format et pagination :
-    L’Equipe : grand format
-    Aujourd’hui Sport : tabloïd, 24 pages quadri dont 4 pages de publicité
-    Le 10 Sport : tabloïd, 24 pages quadri dont 4 pages de publicité

Positionnement éditorial et claim :
-    L’Equipe : expertise et exhaustivité sur tous les sports. « L’Equipe légende le sport »
-    Aujourd’hui Sport : football, rugby, omnisports et hippisme. « Entrez sur le terrain »
-    Le 10 Sport : football & rugby (80%), omnisports et courses hippiques. « Parole au lecteur » et « Polémique positive »

Rédaction :
-    L’Equipe : 350 journalistes (desk, reporters et correspondants)
-    Aujourd’hui Sport : équipe dédiée de 35 journalistes + soutien de L’Equipe
-    Le 10 Sport : 20 journalistes + 80% du contenu produit par RMC Sport

Consultants emblématiques :
-    L’Equipe : Angel Marcos, Laurent Bénézech, Arnaud di Pasquale…
-    Aujourd’hui Sport : Emmanuel Petit, Christian Gourcuff, Christophe Antonetti
-    Le 10 Sport : Daniel Bravo, Fabien Galthié

Diffusion et lectorat :
-    L’Equipe : 325 000 exemplaires payés en 2007 – 96% en kiosque (348 000 le dimanche). 2,5 millions de lecteurs quotidiens (source EPIQ), soit un taux de circulation supérieur à 7.
-    Aujourd’hui Sport : objectif de 70 à 80 000 ex. Résultats : 35 000 ex
-    Le 10 Sport : objectif de lancement : 250 à 300 000 ex. Objectif de croisière : 110 à 150 000 ex. Résultats : 40 à 65 000 ex. Point mort à 80 000 ex.

Chiffre d’affaires :
-    L’Equipe : 230 millions d’euros en 2007 (source TNS MI)
-    Aujourd’hui Sport : objectif non communiqué
-    Le 10 Sport : objectif annuel de 20 millions d’euros répartis entre publicité (7 millions, soit 35%) et diffusion payée (13 millions, soit 65%)

Groupe et actionnaires :
-    L’Equipe : groupe Amaury propriétaire des quotidiens Aujourd’hui en France, des magazines France Football, Vélo Magazine et Rugby Hebdo, de la chaîne de télévision L’Equipe TV et de l’organisateur d’événements sportifs ASO. Actionnariat réparti entre 75% pour la famille Amaury et 25% pour Lagardère Active Media.
-    Aujourd’hui Sport : groupe Amaury
-    Le 10 Sport : Michel Moulin (fondateur de l’hedbo gratuit Paru Vendu) à 65% et Alain Weill à 35% (19% pour NextRadioTV et 16% pour La Tribune).

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L’article continue avec deux prochains volets :
Partie 2 : analyse SWOT du quotidien “Le 10 Sport”
Partie 3 : conclusion et perspectives